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Molières 2026 : « Le procès d’une vie », vainqueur par surprise

Actu, Paris, Théâtre
Le procès d'une vie, grand gagnant des Molières 2026
Le procès d'une vie, grand gagnant des Molières 2026

Photo Simon Gosselin

La pièce de Barbara Lamballais et Karina Testa fait quasiment carton plein et remporte trois statuettes, dont celle du spectacle de théâtre privé, pour presque autant de nominations. Elle grille la priorité aux favoris, Art, qui fait chou blanc, et Les Petites filles modernes (titre provisoire), qui doit se contenter d’une seule récompense sur cinq nominations.

Une nouvelle fois, la cérémonie des Molières aura ressemblé à un îlot isolé, un havre où les tumultes économiques qui secouent violemment le monde du théâtre n’auraient aucun effet, et ne trouveraient aucune caisse de résonance, ou presque. Après une 37e Nuit où, contrairement à la tradition, la CGT-Spectacle n’aura pas eu voix au chapitre, où Jean-Marc Dumontet se sera livré à un auto-satisfecit appelant, de façon un peu indécente au vu du contexte difficile pour beaucoup, les artistes à « faire rayonner la joie », il aura fallu attendre la toute fin de la soirée et l’intervention de la metteuse en scène et présidente du conseil d’administration de l’Adami, Anne Bouvier, pour qu’il soit enfin question d’un « malentendu », de ce « revenu moyen » mensuel de « 590 euros » pour un artiste et du fait que la culture est l’inverse de cette idée de « luxe » qui lui colle parfois à la peau. Pour la dénonciation de la casse de ce service public parmi les plus précieux, il faudra repasser, mais le discours a été accueilli par une standing ovation de la salle des Folies Bergère, qui prouve sans doute à quel point il était attendu. Si elles n’ont pas été directement politiques, les prises de parole ont toutefois évoqué les sujets sociétaux des pièces nommées : les violences faites aux femmes, l’homophobie, le sort des femmes en Iran. Des sujets qui peut-être un jour ne pourront plus être présents sur les scènes, si la liberté de création n’est pas préservée et sanctuarisée dans les années à venir. « Faire rayonner la joie », assène Jean-Marc Dumontet, mais le théâtre se doit aussi d’être le reflet de son époque, comme le disait récemment Carole Thibaut, l’autrice, metteuse en scène et ancienne directrice du théâtre des Îlets – CDN Montluçon, et être politique : « Il faut de la liberté sur le plateau et de la respiration, ouvrir en grand son imaginaire. C’est le rôle de l’artiste de réoxygéner la société. Il est le garant de la question démocratique, de la liberté profonde de penser. »

Pour le reste, cette nouvelle cérémonie des Molières, emmenée par un Alex Vizorek égal à lui-même, et au niveau de ses deux précédentes apparitions en tant que maître de cérémonie en 2019 et en 2022, aura été lisse et convenue, incapable, à l’image de la liste de ses nominations, de se faire le reflet de la diversité du monde du théâtre. Malgré tout, tandis qu’un Molière d’honneur a été tendrement remis à Muriel Robin par Vincent Dedienne, l’un de ses premiers fans, les favoris ont été défaits. Alors qu’il bénéficiait de cinq nominations, Les Petites filles modernes (titre provisoire) de Joël Pommerat doit se contenter du Molière du metteur en scène dans un spectacle de théâtre public remis à son concepteur, quand Art de Yasmina Reza mis en scène par François Morel fait chou blanc. Également nommé quatre fois, Amadeus obtient une seule statuette qui vient récompenser la performance de Jérôme Kircher dans le rôle de Salieri, et c’est Le procès d’une vie qui leur grille à tous la priorité en s’imposant à trois reprises pour quatre nominations. La pièce de Barbara Lamballais et Karina Testa remporte le Molière du spectacle de théâtre privé, le Molière de la comédienne dans un second rôle pour Jeanne Arènes et le Molière de l’auteur·rice francophone vivant·e. Passage en revue d’un palmarès où la Comédie-Française et La Cage aux folles remportent également leur lot de récompenses, et où Lancelot Cherer et son Fin, Fin et Fin font office d’invités surprises.

Molière du théâtre privé : Le procès d’une vie
C’est peut-être le spectacle que l’on attendait le moins qui s’est vu attribuer le (très fameux) Molière du théâtre privé des mains de Jean-Marc Dumontet et Anne Bouvier : Le procès d’une vie de Barbara Lamballais et Karina Testa. La pièce qui entrelace le procès de Bobigny et la vie de Gisèle Halimi – qui a eu le droit à une standing ovation – était opposée à Amadeus, Art et Made in France.

Molière du théâtre public : I will survive
À la remise du Molière du théâtre public, les bras nous en sont tombés. Opposé aux magnifiques La guerre n’a pas un visage de femme et Les Petits filles modernes (titre provisoire), et au plus discutable, mais néanmoins osé, Makbeth du Munstrum Theatre, c’est I will survive des Chiens de Navarre – ou plutôt ce qu’il en reste – qui s’est vu récompenser.

Molière du comédien dans un spectacle de théâtre privé : Jérôme Kircher
Mettant au passage un (léger) coup de pied dans la fourmilière d’une cérémonie lisse et convenue, Paloma a remis le Molière du comédien dans un spectacle de théâtre privé à Jérôme Kircher pour son rôle dans Amadeus. Il concourrait aux côtés du tandem d’Art, François Morel et Olivier Saladin, et de Jean-Paul Rouve (Le Bourgeois Gentilhomme).

Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre privé : Josiane Balasko
C’est la doyenne de la catégorie comédienne dans un spectacle de théâtre privé, Josiane Balasko, qui remporte le Molière pour son rôle dans Ça, c’est l’amour. Elle était opposée à Magali Genoud (Le dernier cèdre du Liban), Charlotte Matzneff (La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob) et Clotilde Daniault (Le procès d’une vie).

Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public : Laurent Lafitte
Rappelant que « l’homosexualité est réprimée dans 64 pays » et que « 3 000 agressions homophobes » ont été commises en France en 2025 – « en augmentation de 40% depuis 2016 » –, Laurent Lafitte obtient le Molière du comédien dans un spectacle de théâtre public pour son tour de piste dans La Cage aux folles. Il faisait face à des concurrents de choix : Christophe Montenez (Hamlet), Louis Arene (Makbeth) et Eric Elmosnino (Le Misanthrope).

Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre public : Elsa Lepoivre
Émue aux larmes, Elsa Lepoivre s’est vu remettre par son camarade de la Comédie-Française, Guillaume Gallienne, le Molière de la comédienne dans un spectacle de théâtre public pour son rôle dans Hécube, pas Hécube de Tiago Rodrigues. Elle était opposée à Marina Hands (Une mouette), Ludivine Sagnier (Bovary Madame) et Romane Bohringer (Scènes de la vie conjugale).

Molière du metteur en scène dans un spectacle de théâtre privé : Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget
Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget sont venus en duo pour recevoir le Molière du metteur en scène dans un spectacle de théâtre privé pour Made in France. Ils doublent Olivier Solivérès (Amadeus), François Morel (Art) et Charlotte Matzneff (Le chant des lions).

Molière du metteur en scène dans un spectacle de théâtre public : Joël Pommerat
Dans la catégorie très disputée du Molière du metteur en scène dans un spectacle de théâtre public, c’est le seul absent de la soirée, Joël Pommerat, qui a obtenu la précieuse statuette. Il était nommé aux côtés de Julie Deliquet (La guerre n’a pas un visage de femme), Lorraine de Sagazan (Léviathan) et Louis Arene (Makbeth).

Molière de la révélation masculine : Lancelot Cherer
Pointant, à raison, avec juste ce qu’il faut de rire jaune, le manque de diversité de ce palmarès, Merwane Benlazar a remis le Molière de la révélation masculine à Lancelot Cherer pour Fin, Fin et Fin. Il faisait face à Maxime Pambet (L’Abolition des privilèges), Nemo Schiffman (KATTE) et Antoine Le Provost (Cher Evan Hansen).

Molière de la révélation féminine : Marina Pangos
Coraline Kerléo et Marie Malaquias partagent le plateau des Petites filles modernes (titre provisoire) de Joël Pommerat, mais aussi la catégorie du Molière de la révélation féminine où elles étaient toutes les deux, et à juste titre, nommées. Finalement, les votants n’auront pas voulu les départager et auront attribué la statuette à Marina Pangos pour Le chant des lions.

Molière du comédien dans un second rôle : Laurent Stocker
Laurent Stocker fait coup double et, après avoir reçu le Molière du comédien dans un second rôle l’année dernière pour sa belle présence dans Le Soulier de satin, le comédien-français remporte à nouveau ce prix pour son interprétation haute en couleur de Chrysale dans Les Femmes savantes, mis en scène par Emma Dante. Il faisait face à François Marthouret (Le Misanthrope), Azeddine Benamara (Le dernier cèdre du Liban) et Julien Cigana (La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob).

Molière de la comédienne dans un second rôle : Jeanne Arènes
Marlène Saldana (Bovary Madame) et Séphora Pondi (Hécube, pas Hécube) l’auraient, sans doute, tout autant mérité, mais c’est Jeanne Arènes qui a reçu le Molière de la comédienne dans un second rôle pour sa partition dans Le procès d’une vie. Elle était également opposée à Élodie Colin (Le chant des lions).

Molière de la comédie : Fin, Fin et Fin
Une fois sorti de son rôle de Charles Alloncle, le député UDR et rapporteur de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public – visé par une plainte pour « prise illégale d’intérêts » – qu’il interprétait dans un sketch au vitriol, Laurent Stocker a récompensé l’équipe de Fin, Fin et Fin du Molière de la comédie. Déjà lauréat du Molière de la révélation masculine, Lancelot Cherer a laissé ses camarades prendre la parole pour recevoir ce prix, qui échappe à Cochons d’Inde, La Jalousie et Potiche.

Molière de la création artistique : La petite boutique des horreurs
Valérie Lesort et Christian Hecq remportent leur troisième Molière de la création artistique pour leur délicieuse et facétieuse Petite boutique des horreurs. Ils étaient opposés à Amadeus, La Cage aux folles et La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob.

Molière du spectacle musical : La Cage aux folles
En toute logique, La Cage aux folles remporte le Molière du spectacle musical. La pièce ressuscitée par Olivier Py faisait face à Chicago le musical et La petite boutique des horreurs.

Molière de l’humour : Alex Lutz
Sans surprise, c’est Alex Lutz qui, tout en rendant hommage à son père, a obtenu le Molière de l’humour pour Sexe, Grog et Rocking Chair des mains de Lewis McLeod, auteur-acteur d’un sketch peu inspiré sur Donald Trump. Il a grillé la priorité à Ahmed Sylla (Origami), Alison Wheeler (La promesse d’un soir) et Valérie Lemercier (Valérie Lemercier au Théâtre Marigny).

Molière du jeune public : Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit
Opposé au Mulan de Guillaume Bouchède, au Oliver Twist de Ned Grujic et à Je suis trop vert de David Lescot, c’est le Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit revu et corrigé par Johanna Boyé et Elisabeth Ventura qui remporte le Molière du jeune public, remis par un étonnant tandem entre une (fausse) Bécassine et une (vraie) Chantal Goya.

Molière du seul·e en scène : Les frottements du coeur
C’est l’outsider – à nos yeux – Katia Ghanty qui reçoit le Molière du seul·e en scène pour Les frottements du coeur, remis par David Castello-Lopes, auteur d’un sketch poussif sur les loosers. Elle était opposée à la talentueuse Bwanga Pilipili (Portrait de Rita) et aux non moins talentueux Mikaël Chirinian (La disparition de Josef Mengele) et Éric Feldman (On ne jouait pas à la pétanque dans le ghetto de Varsovie)

Molière de l’auteur·rice francophone vivant·e : Barbara Lamballais et Karina Testa
Ce n’est pas une, mais deux autrices qui reçoivent le Molière de l’auteur·rice francophone vivant·e : Barbara Lamballais et Karina Testa, pour Le chant des lions. Elles passent devant les fines plumes du théâtre public, Joël Pommerat (Les Petites filles modernes), Tiago Rodrigues (Hécube, pas Hécube) et Virginie Despentes (Romancero Queer), et devant leurs homologues du théâtre privé : Mélody Mourey (La zone indigo), mais également Samuel Valensi et Paul-Éloi Forget (Made In France).

6 mai 2026/par L'équipe de sceneweb
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1 réponse
  1. Jean-Marc Sachin
    Jean-Marc Sachin dit :
    2 avril 2026 à 14 h 39 min

    C’est bien, grande vague de renouveau encore cette année ! Vous êtes sûrs que c’est pas la liste de l’année dernière ?

    Répondre

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