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Les visages de la rentrée 2026

Bordeaux, Danse, Lyon, Opéra, Paris, Théâtre, Théâtre musical, Vesoul
Les visages sceneweb de la rentrée de septembre 2026

Les visages sceneweb de la rentrée de septembre 2026

De Lyon à Vesoul, de Paris à Angers, de Bordeaux à Montreuil, de Limoges à Reims, de Rennes à Vandoeuvre-les-Nancy, ces artistes feront l’actualité de cette rentrée de septembre 2026.

Pauline Bayle met en scène Mahabharata, une histoire de la violence, création au Théâtre Public Montreuil, du 22 septembre au 24 octobre 2026

© Julien Pébrel

Pauline Bayle, directrice du CDN Théâtre Public Montreuil crée son nouveau spectacle, Mahabharata, une histoire de la violence, une adaptation de la grande épopée indienne, portée par une distribution exclusivement féminine.

Épopée indienne dont la création remonte aux origines de notre humanité, Le Mahabharata nous entraîne dans un tourbillon ébouriffant. D’une richesse inouïe, ce texte fondateur entremêle les registres et les genres, et nourrit une foi absolue dans la puissance de l’imaginaire.

Entourée d’une distribution exclusivement féminine, Pauline Bayle plonge dans cette histoire plus grande que nous pour en offrir une adaptation contemporaine et nous raconter comment la haine entre deux clans entraînera le monde dans une guerre aussi inévitable qu’absolue.

Les Aventures d’un soi hypothétique de Yara Bou Nassar à la MC93, du 17 au 19 septembre 2026

Yara Bou Nassar

DR

Yara Bou Nassar est une performeuse, metteuse en scène et autrice Libanaise. Elle a étudié le théâtre à l’Université Libanaise des Arts. Elle s’intéresse notamment à la question de l’identité par rapport à la mémoire collective. Elle travaille particulièrement sur la déconstruction des stéréotypes sociaux et des comportements du quotidien à la fois dans l’espace public et dans la sphère privée.

Les Aventures d’un soi hypothétique raconte l’itinéraire d’un couple entre cheminement amoureux, initiation artistique et exils successifs, des années 1970 à 2000, est ponctué d’épisodes de guerre. Un récit fragmenté qui inclut l’entourage familial ou amical des deux protagonistes, célèbres poétesse et comédien libanais, parents de l’autrice.

Julia Bullock rend hommage à Joséphine Baker dans « Perle noire » à l’Opéra Garnier du 9 au 19 septembre 2026

© Christian Steiner

À l’occasion du 120e anniversaire de sa naissance, l’Opéra national de Paris ouvre sa saison en lui rendant hommage à travers un spectacle mis en scène par Peter Sellars. Perle noire révèle le monde intérieur qui se cachait derrière le sourire lumineux de Joséphine Baker, entrée au Panthéon en 2021.

Julia Bullock a été artiste en résidence au Metropolitan Museum of Art de New York, à la Guildhall School of Music and Drama de Londres, au Cal Performances de Berkeley et à l’Orchestre symphonique de San Francisco. Elle s’est récemment produite dans Antony and Cleopatra et El Niño de John Adams au Metropolitan Opera de New York et a créé des rôles dans Fire Shut Up in My Bones de Terence Blanchard, Upload de Michel van der Aa et Girls of the Golden West de John Adams. Elle reçoit le Grammy Award 2024 du meilleur disque vocal solo pour son album « Walking in the Dark ».

Dali Benssalah dans L’Âge tendre de George Brant, au Théâtre du Rond-Point, Paris, du 30 septembre au 17 octobre 2026

Dali Benssalah photo Arno Lam

photo Arno Lam

Lorsqu’il postule à un emploi de gardien de nuit, Martín Ramos, jeune Texan d’origine mexicaine, père de famille respectable, est loin de se douter de la mission qui va lui être confiée. Car le centre commercial a été transformé en centre de rétention pour enfants de migrants. Martín se retrouve écartelé entre ses propres responsabilités paternelles et l’effroi de sa découverte. Lorsqu’une étrange épidémie se propage chez les jeunes, la spirale infernale s’accélère.

Acteur franco-algérien, ancien champion de boxe thaïlandaise, Dali Benssalah se tourne vers la comédie après un stage au Cours Florent en 2009. Il se fait connaître en 2017 grâce au clip « Territory » du groupe The Blaze, puis pour le rôle de Primo dans le James Bond, Mourir peut attendre (2021). Au théâtre, il joue dans Pur Présent d’Olivier Py au Festival d’Avignon en 2018.

Bénédicte Cerutti et Laurent Poitrenaux dans Scènes de la vie conjugale d’après Ingmar Bergman, création au CDN Théâtre national de Bretagne, du 29 septembre au 9 octobre 2026

photo Louise Quignon

Bénédicte Cerutti et Laurent Poitrenaux, réunis pour la première fois au théâtre par Arthur Nauzyciel, racontent l’histoire de ce couple qui se défait et met en évidence les rapports de pouvoir et de forces à l’œuvre dans nos constructions intimes et notre environnement.

Après La Dame aux camélias, Mes frères et Les Paravents, Arthur Nauzyciel poursuit son exploration des mécanismes de domination en déplaçant le regard de la sphère publique vers le territoire clos du couple. Auteur, metteur en scène et réalisateur suédois, Bergman (1918 – 2007) est l’un des artistes les plus reconnus de sa génération. Son œuvre a reçu de nombreuses récompenses.

La carte noire de nora chipaumire pour l’ouverture du Festival d’Automne 2026

nora chipaumire photo mielke ulfig

photo mielke ulfig

La chorégraphe et danseuse, basée pendant un temps à New York, entretient des liens singuliers avec chacune de ces métropoles : au Zimbabwe, où elle est née et a fondé nhereraHUB, lieu de travail et de réflexion ouvert aux compagnonnages ; au Sénégal, où elle a longtemps travaillé, notamment avec les femmes du village de Toubab Dialaw ; et à Paris, où plusieurs de ses œuvres ont été présentées, dont l’image lui inspire un goût pour la conversation au sens le plus plein du terme.

Quels ponts peut-on jeter entre Harare, Dakar et Paris ? Quels dialogues et échanges imaginer entre ces trois villes, leur histoire et leur présent ? C’est à la lumière de ces questions que nora chipaumire a imaginé la « Carte Blanche » — rebaptisée « carte noire » — que lui a proposée le Festival d’Automne.

 

Fanfare, tout a une fin sauf la saucisse qui en a deux, un projet de Anne-Lise Heimburger, création à la Comédie de Reims, du 30 septembre au 8 octobre 2026

Anne-Lise Heimburger photo Claire Curt

photo Claire Curt

Pour son faux seul en scène, Anne-Lise Heimburger s’entoure de cinq instrumentistes à vent de haut vol. Ensemble, ils mêlent le grand répertoire musical et littéraire au folklore populaire, comme la nuit se mêle au jour et le combat à l’amour. Au passage, ils découvrent qu’en accélérant une marche funèbre quatre fois, elle devient une polka, et font vibrer l’oxymore de la vie et de la mort.

La création de théâtre musical Fanfare, Tout a une fin sauf la saucisse qui en a deux cherche à regarder l’adversité qui, si l’on ne s’y plie, suscite une vitalité singulière. Complices depuis de nombreuses années, Anne-Lise Heimburger invite Samuel Achache et Florent Hubert à se joindre à elle pour faire jaillir du pire le rare et le rire.

Après une formation en chant lyrique au CNR de Strasbourg et l’option théâtre du lycée en partenariat avec le TNS, Anne-Lise Heimburger part étudier la philosophie à Paris avant d’intégrer le CNSAD. Elle s’inscrit dans le mouvement du théâtre musical,tantôt comme auteure-interprète dans des spectacles de Samuel Achache, Jeanne Candel et Sarah Le Picard (Fugue, Orfeo, Variété…), ou comme adaptatrice et récitante pour le chef Simon-Pierre Bestion et l’ensemble La Tempête.

Printemps de Nicolas Kerszenbaum, création 29 et 30 septembre 2026 à la CCAM – Scène Nationale de Vandoeuvre-les-Nancy

photo Marie-Clmence David

Metteur en scène, auteur, diplômé d’Études Théâtrales (Paris X) et d’Économie, Nicolas Kerszenbaum se forme par des stages en France et à l’étranger (avec les Mabou Mines à New York, au Maxim Gorki Theater de Berlin, aux Wupperthaler Bühne à Wuppertal) et des assistanats (Peter Sellars, Irène Bonnaud, La Revue Eclair).

Il fonde en 2005 la compagnie franchement, tu avec qui il écrit, adapte, met en scène une vingtaine de créations.

Inspirée par l’architecture narrative du cinéma de Ryūsuke Hamaguchi (notamment Drive My Car), la pièce est construite en trois mouvements autonomes qui déplacent progressivement le centre du récit. Entre réalisme et merveilleux, Printemps compose une fresque familiale poussée par le temps, les paysages picards et ce qui vit, trébuche et résiste.

La Trilogie de la guerre de Elina Kulikova & Dima Efremov au Théâtre Paris Villette, du 24 septembre au 2 octobre 2026, dans le cadre du festival d’Automne

Dans cette trilogie théâtrale et musicale, Elina Kulikova et Dima Efremov entreprennent de dénoncer la guerre et l’invasion menées par la Russie en Ukraine, faisant de ce geste le point de départ d’une exploration artistique et personnelle. De sa fabrique à ses effets les plus intimes, iels explorent ce que signifie appartenir à un pays en guerre. Nourri de références au répertoire russe—classique, folklorique ou festif—le spectacle esquisse une ode à la résistance et fait de la scène un espace de refuge autant que de confrontation.

DR

Elina Kulikova travaille dans les arts de la scène, à la fois comme metteuse en scène, écrivaine et performeuse. Au cours des six dernières années, elle a travaillé en Russie, où elle a été nominée pour des prix nationaux de théâtre, aux États-Unis, en Europe et en Amérique latine.

Elle a quitté le pays dès le début de l’invasion en raison de sa position anti-guerre. Peu après, elle a été prise pour cible par une campagne de cyberharcèlement orchestrée par l’extrême droite, après avoir été désignée comme « traîtresse » dans une émission de propagande diffusée en prime time. Elle vit et travaille en France depuis 2022. Le thème central de son théâtre et son écriture est la guerre en Ukraine, la violence de genre et la mémoire.

 

DR

Dima Efremov est artiste sonore, performer et artiste transdisciplinaire. Il est également activiste politique. Jusqu’en 2022, il a travaillé en Russie avec des théâtres tels que le Centre Meyerhold, le Centre Voznesensky, le Garage Museum et le festival artistique international Access Point. Il s’est plongé dans le théâtre queer en tant qu’homme ouvertement gay, ainsi que sur le thème de la répression et de la torture commises par l’État russe.

Il est également activement impliqué dans la défense des droits de l’homme, aidant les artistes en danger à quitter la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine. Il est également cofondateur d’un projet d’aide aux personnes politiquement réprimées en Russie.

 

Pierre Lebon met en scène Didon et Énée de Purcell à l’Opéra de Bordeaux, du 17 au 19 septembre 25

Pierre Lebon © Choukhri Dje

© Choukhri Dje

Pierre Lebon, barython, débute sur scène à l’âge de huit ans et interprète des rôles solistes à l’Opéra de Paris et sur des scènes internationales. Il est diplômé de l’École Nationale supérieure des Beaux-Arts de Lyon et de l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg, se perfectionnant aux techniques de la menuiserie, tapisserie, serrurerie, peinture et machinerie.

Il assiste de nombreux metteurs en scène et décorateurs (Rodolfo Natale, Jean-Guy Lecat, Pierre-André Weitz, Olivier Py) aux États-Unis, en Europe et sur de nombreuses scènes nationales françaises. Parallèlement, il danse dans différentes compagnies.

Avec l’ensemble Les Surprises, il propose pour cet opéra, une mise en scène inspirée de la grande tradition théâtrale londonienne des « masques ».

Élise Lhomeau dans Les Chambres closes, au Théâtre du Rond-Point, du 18 au 27 septembre 2026

DR

Élise Lhomeau s’est formée au cours Florent puis au Conservatoire national supérieur d’art dramatique où elle a notamment été l’élève de Dominique Valadié et de Laurent Natrella. Elle a été pensionnaire de la Comédie Française de 2018 à 2023.

Seule en scène, dans un tourbillon de souvenirs et de voix, Élise Lhomeau porte un témoignage bouleversant dans un geste de théâtre libérateur dans Les Chambres closes d’après le roman de Germaine Aziz.

Enfant, Germaine Aziz venait la chercher à son cours de danse, l’emmenait en vacances. Entre la petite fille et la femme adulte, peu de mots, la pudeur d’une histoire déchirante qui se tait pour laisser place à la lumière des instants partagés. C’est dans un récit autobiographique que Germaine a levé le voile sur son passé.

Estelle Meyer dans « Je meurs de ne pas mourir (Les deux vies de Thérèse) » au Théâtre de la Bastille du 16 au 30 septembre 2026

Estelle Meyer photo Marie Clémence-David

photo Marie Clémence-David

« Quand j’avais six ans, on m’a demandé ce que je voulais faire plus tard et j’ai répondu très sérieusement « star ou sainte ». Je pense que j’avais un petit passif parce que je m’appelais Estelle et que quand j’étais enfant, à Noël, on me déguisait avec une nappe. Je devenais alors une étoile qui avait une grande mission : amener les chameaux jusqu’au petit Jésus. J’en ai sans doute gardé une charge un peu lourde sur le dos ! » explique avec humour Estelle Meyer à propos de ce spectacle.

Elle incarne Thérèse d’Avila, sainte patronne espagnole, première femme proclamée docteure de l’Église, dans une pièce de l’auteur espagnol Paco Bezerra, dans une mise en scène d’Aurélia Lüscher, sur une musique de la DJ et compositrice Deena Abdelwahed.

Redemption Song de Léonora Miano, au Théâtre de la Colline, du 18 septembre au 11 octobre 2026

Léonora Miano © Lina Mensah

© Lina Mensah

Née à Douala au Cameroun en 1973, Léonora Miano arrive en France en 1991 pour y suivre des études de Lettres anglo-américaines. Elle y passe de longues années avant de s’établir au Togo où elle réside actuellement. Son œuvre littéraire explore les expériences subsahariennes et afrodescendantes afin de les inscrire dans la conscience du monde, de permettre à chacun d’y trouver le reflet de lui-même, et aux peuples de mieux se comprendre.

Redemption Song est une allégorie théâtrale sur la relation de l’Afrique francophone avec son ancien colonisateur. Mettant en scène un couple – femme/homme – qui représente l’Afrique et la France, la pièce travaille sur les affects qui sous-tendent cette relation souvent dysfonctionnelle. Situant sa narration dans le 22ème siècle afin de renverser les hiérarchies actuelles et de proposer une esthétique novatrice, Redemption Song s’ appuie sur les rapports entre les sexes pour aborder de manière sensible la question de la domination.

Mame Mor Tall & le Collectif Porte-avions font danser Vesoul dans État des lieux, une déambulation dans l’hôpital Paul-Morel les 12 et 13 septembre 2026

Mame Mor Tall photo Christophe Roy

photo Christophe Roy

Pour l’ouverture de sa saison hors ses murs, le Théâtre de Vesoul investit l’hôpital Paul-Morel, somptueuse bâtisse déserte. L’ancien dispensaire s’offre en îlot d’inspirations et en terrain d’explorations au collectif Porte-avions, il ouvre ses couloirs majestueux, son escalier monumental et ses extérieurs aux danseurs et aux publics.

Le chorégraphe Mame Mor Tall y organise quatre temps chorégraphiques pour neuf interprètes accompagnés d’un quatuor à cordes, et pour les spectateurs, une déambulation d’une heure dans les espaces majestueux. Les danseurs du collectif s’emparent du lieu, de ses secrets, de son histoire et de ses énergies. Il est question ici de la spiritualité du site, de sa mémoire et de sa réactivation.

Le collectif Porte-Avions voit le jour au début de l’année 2020. Il rassemble une vingtaine de danseurs, mais aussi un vidéaste, une chanteuse, un graphiste. En 2020 sort la première vidéo de présentation du collectif : un enchaînement de passages de la majorité des danseurs du crew dans la ville de Besançon.

Le Silence des tabous de Ulrich N’toyo, les 24 et 25 septembre au MAD, Limoges, dans le cadre du festival des Zébrures

DR

Congolais installé à Rouen depuis 2007, Ulrich N’toyo fonde la Youle Compagnie en 2011, un espace de création où se croisent cultures africaines et européennes, théâtre d’acteur et marionnettes,récits intimes et mémoire collective. Son œuvre explore les frontières de la scène contemporaine, mêlant poésie, engagement social et ancrage territorial.

Né d’un travail de collectage entre Afrique, Caraïbes et France Le Silence des tabous tisse l’intime et l’Histoire pour révéler les traces encore vives dans nos vies du passé esclavagiste. Sur scène, les corps, les voix et la musique composent un théâtre vibrant, à la lisière du rituel.

Carme Portaceli met en scène Les bonnes de Jean Genet au Théâtre de l’Athénée du 17 septembre au 25 octobre 2026 dans le cadre de la saison de la Comédie-Française

Carme Portaceli photo Sergio Parra

photo Sergio Parra

Metteuse en scène reconnue de la scène européenne, directrice du Théâtre national de Catalogne, Carme Portaceli consacre son théâtre à de grandes figures féminines, d’Emma Bovary à Anna Karénine et Marie-Madeleine. Avec Les Bonnes, elle s’attache à la fracture sociale en jeu dans ce trio de jeunes femmes, entre la haine des bonnes et la condescendance de la maîtresse. À l’heure où les réseaux sociaux dominent l’image que l’on a et donne de soi, elle creuse les échos contemporains de cette cérémonie de la vengeance. Des jeux de miroirs démultiplient la tension entre désir et cruauté, la confusion entre rêve et réalité.

Jean Genet précisait qu’il n’avait pas écrit un plaidoyer pour les domestiques. Il dresse néanmoins une critique de la bourgeoisie du XXe siècle et apporte un soin particulier à l’éloquence de celles qui n’ont habituellement pas droit à la parole

Alessandro Sciarroni fait danser le ballet de l’Opéra de Lyon sur de la country dans HØPE du 5 au 10 septembre 2026

Alessandro SciarronI Invité des plus grands festivals, de la Biennale de Venise au Festival d’Automne, récompensé d’un Lion d’or pour sa carrière, Alessandro Sciarroni a trouvé dans la danse une terre d’accueil. Il signe des pièces toutes en émotion, travaillant sur la giration, le choeur de voix et les danses traditionnelles et populaires.

Déjà convié à deux reprises par le Ballet, notamment dans le cadre de la Biennale de la danse, il met ici à l’épreuve le mythe du Lonesome Cowboy étasunien.

Il s’empare du two-step, danse codifiée, associée au cowboying. Par un travail de répétition et de variation, il en altère progressivement les contours, introduisant des glissements rythmiques et perceptifs. S’en dégage une émotion singulière, emprunte de douceur et de nostalgie.

Gurshad Shaheman dans Cabaret Téhéran, création au CDN Le Quai à Angers, 30 septembre au 2 octobre 2026

Gurshad Shaheman photo Eve Saint-Ramon

photo Eve Saint-Ramon

Gurshad Shaheman incarne, dans la tradition du cabaret transformiste, une douzaine de figures emblématiques de la pop culture iranienne. En les convoquant le temps d’une chanson, ce sont des fragments de l’Histoire de l’Iran qu’il raconte.

Avant la révolution de 1979 les cabarets étaient nombreux à Téhéran et faisaient sa réputation sulfureuse. Avant que la voix des femmes ne soit décrétée illicite, dès juin 1980, les chanteuses y avaient un espace de liberté. Dans un solo performatif et festif, entrelaçant théâtre et chanson, l’artiste franco-iranien traverse des fragments de l’Histoire de l’Iran, et convoque les voix flamboyantes de la pop culture iranienne des années 50 à nos jours.

31 août 2026/par L'équipe de sceneweb
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