Vincent Dissez est formé à l’atelier de Didier-Georges Gabily et au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris. En sortant du Conservatoire, il poursuit l’aventure du Groupe Tchang avec Didier-Georges Gabily. Ces dernières années, il a été mis en scène par Cédric Gourmelon, Stanislas Nordey, Catherine Marnas, Christine Letailleur, Julie Duclos, Anne Théron, Pascal Rambert et Sylvain Maurice, qu’il retrouve cette semaine au Théâtre de l’Échangeur, à Bagnolet, pour la création du Projet Barthes.
Avez-vous le trac lors des soirs de première ?
Oui, beaucoup. Et de plus en plus.
Comment passez-vous votre journée avant un soir de première ?
J’essaie de ne pas la vivre comme une journée avant un soir de première. J’essaie d’arriver tôt au théâtre, de m’occuper, de ne pas penser que les répétitions sont finies, de continuer à travailler en pensant que le soir, on répétera encore, mais devant des gens.
Avez-vous des habitudes avant d’entrer en scène ? Des superstitions ?
Pas de superstitions, mais je m’échauffe. Le corps et la voix.
Première fois où vous vous êtes dit « Je veux faire ce métier » ?
En allant voir L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk au Théâtre du Soleil.
Premier bide ?
On était une compagnie semi-professionnelle – c’est comme ça qu’on s’appelait, mais je ne sais pas très bien ce que ça veut dire en fait – implantée dans le Perche. On avait adapté un roman de E.T.A Hoffmann et répété pendant un an. C’était terrible. Il n’y avait rien dans ce spectacle, à part peut-être des costumes qu’on avait passé un temps fou à coudre – je crois qu’on avait passé plus de temps à faire les costumes qu’à répéter. Dans mon souvenir, ça durait trois heures. J’avais un rôle très central et j’étais très mal à l’aise, très mauvais.
Première ovation ?
Les représentations en intégrale de Gibiers du temps mis en scène par Gabily.
Premier fou rire ?
Avec Elsa Lepoivre. On jouait Les Fausses Confidences à 10h du matin dans le sous-sol d’un collège. On entendait les canalisations, sans doute des chasses d’eau, et ce devait être mardi gras car tous les enfants étaient déguisés en chats, en souris, en sorcières… L’un d’entre eux, assis au premier rang, était malade et à vomi sur la scène ; d’autres étaient en retard et frappaient à la porte pour rentrer par le seul accès qui était derrière la scène. C’était l’apocalypse. On a réussi à tenir, jusqu’à ce que, vers la fin de la pièce, l’un d’entre nous bafouille, et c’était fini. Plus personne ne pouvait parler et personne ne pouvait sauver personne. Je ne sais même plus comment on a terminé.
Premières larmes en tant que spectateur ?
Café Müller de Pina Bausch. Ou Nelken, je ne sais plus. Mais c’était une pièce de Pina Bausch.
Première mise à nu ?
Phèdre(s) et Hippolyte(s) mis en scène par Gabily
Première fois sur scène avec une idole ?
Avec Pascal Bongard dans Le Juif de Malte de Marlowe mis en scène par Bernard Sobel.
Première interview ?
Pour la télé régionale dans le Perche – France 3 Centre, à l’époque – pour la pièce de Hoffmann.
Premier coup de cœur ?
Jeu de Faust par le Théâtre du Radeau.




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