Soir de Première avec Anna Cervinka
Anna Cervinka se forme au Conservatoire royal de Bruxelles et joue en Belgique sous les directions de plusieurs metteurs en scène, dont Galin Stoev, qui la dirige à La Colline dans Danse Delhi d’Ivan Viripaev, puis dans Liliom de Ferenc Molnár. Elle le retrouve pour incarner le rôle de Mariane dans Tartuffe à la Comédie-Française, où elle est engagée en tant que pensionnaire en 2014 avant d’être nommée 540e sociétaire de la troupe en 2023. Elle sera cette semaine Olivia dans La Nuit des rois ou Tout ce que vous voulez mis en scène par Galin Stoev au ThéâtredelaCité, à Toulouse.
Avez-vous le trac lors des soirs de première ?
Oh oui ! J’ai l’impression que je vais me jeter dans le vide.
Comment passez-vous votre journée avant un soir de première ?
Je fais semblant que tout est normal, mais mon corps et mon esprit sont aspirés par un autre monde.
Avez-vous des habitudes avant d’entrer en scène ? Des superstitions ?
Oui. Cela change à chaque spectacle, mais si je fais quelque chose à la première, cela devient un toc et je le reproduis chaque soir.
Première fois où vous vous êtes dit « Je veux faire ce métier » ?
Je ne me le suis jamais dit. C’est la vie qui m’y a menée et je m’y suis épanouie.
Premier bide ?
En chantant… J’ai été renvoyée d’une chorale à 10 ans alors que je pensais sincèrement être une future rock star. On a dû passer au micro un par un pour savoir qui chantait si faux, et c’était moi.
Première ovation ?
Quand j’ai eu le Molière de la révélation féminine pour une nomination dans deux spectacles : Vania, d’après Anton Tchekhov, dans la mise en scène de Julie Deliquet et Les Enfants du silence de Mark Medoff, dans la mise en scène d’Anne-Marie Étienne.
Premier fou rire ?
Un spectacle avec des amis : Le Groupe. On ne faisait aucune répétition sans fous rires et, en représentation, on a craqué à plusieurs reprises. C’était très dur… D’ailleurs, dans ce spectacle, j’avais réintroduit la chanson de mes 10 ans.
Premières larmes en tant que spectatrice ?
Mort prématurée d’un chanteur populaire dans la force de l’âge de Wajdi Mouawad. J’ai sangloté, ça m’a pris comme ça… La dame à côté de moi m’a dit : « Vous êtes bien sensible ». J’essayais de le cacher et je n’y parvenais pas.
Première mise à nu ?
Dans Les Damnés, mis en scène par Ivo van Hove. J’étais tout simplement nue.
Première fois sur scène avec une idole ?
Quand j’ai fait mon premier spectacle en Belgique, j’ai joué avec Benoît Van Dorslaer, et j’adorais cet acteur… Je n’en revenais pas de partager la scène avec lui.
Première interview ?
Cela aurait pu être la réponse à « Premier bide ».
Premier coup de cœur ?
J’ai gravé le nom de ma grenouille dans ton foie par la Clinic Orgasm Society. Un spectacle dément !


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