Passionné par la figure d’Électre, Gwenaël Morin a choisi la pièce homonyme d’Eugene O’Neill pour clore son cycle avignonnais “Démonter les remparts pour finir le pont”. Dans Le deuil sied à Électre, le dramaturge américain reprend le mythe des Atrides – du meurtre d’Agamemnon à la vengeance d’Oreste – en le transposant aux États-Unis, au sortir de la Guerre de Sécession, dans un monde qui contient en germe l’Amérique actuelle. Gwenaël Morin avoue avoir toujours été fasciné par les scènes de crise – ce moment où le drame bascule. Trouvant chez O’Neill de quoi étancher sa soif, il se jette à corps perdu dans cet univers, dont l’architecture fragile et virtuose repose sur la psychologie des personnages. Jouant de la proximité anglaise entre les mots mourning (deuil) et morning (matin), le metteur en scène s’interroge sur le deuil et sur la promesse secrète qu’il recèle d’une aube à venir.
Le deuil sied à Électre
d’après Eugene O’Neill
Gwenaël Morin
Avec Fabien-Aïssa Busetta, Virginie Colemyn, Kady Duffy, Julian Eggerickx, Barbara Jung, Grégoire MonsaingeonTexte Eugene O’Neill
Traduction Louis-Charles Sirjacq (L’Arche éditeur)
Adaptation, mise en scène et scénographie Gwenaël Morin
Lumières Philippe Gladieux
Assistanat à la mise en scène Canelle Breymayer
Régie générale Loïc Even
Administration, production, tournées Emmanuelle Ossena, Charlotte Pesle Beal – EPOC productionsProduction
Production Compagnie Gwenaël Morin / Théâtre Permanent
Coproduction Festival d’Avignon, Bonlieu Scène Nationale Annecy, TNBA CDN de Bordeaux Nouvelle Aquitaine, Théâtre Olympia CDN de Tours, Les Célestins-Théâtre de Lyon, Théâtre de la Commune-CDN d’Aubervilliers, Théâtre du Bois de l’Aulne (Aix-en-Provence)
Avec le soutien de la Ménagerie de Verre (Paris)
Résidences Bonlieu Scène Nationale Annecy, La Ménagerie de Verre (Paris), Festival d’Avignon, Maison Jean Vilar
La compagnie Gwenaël Morin / Théâtre Permanent est conventionnée par la DRAC Auvergne-Rhône-Alpes.durée 3h30 avec entractes
Festival d’Avignon 2026
du 7 au 23 juillet
Maison Jean Vilar



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