La Fondation d’entreprise Hermès présente la quatrième édition du festival Transforme : une programmation de spectacles pluridisciplinaires qui visent à faire émerger de nouvelles écritures et à transformer l’expérience du spectateur.
Le festival se déroule au Théâtre de la Cité internationale à Paris du 2 au 7 octobre 2026 , à La Comédie de Clermont-Ferrand du 6 au 22 janvier 2027, aux SUBS à Lyon au 18 mars au 10 avril 2027 et auThéâtre National de Bretagne à Rennes du 19 mai au 4 juin 2027.
Sous le nom de Transforme, ce festival conjugue trois objectifs complémentaires. Il invite les artistes à transformer leurs pratiques pour faire émerger de nouvelles écritures scéniques via l’hybridation des formes. Il aspire également à transformer le regard du spectateur sur le monde en faisant dialoguer public et artistes autour des grands enjeux contemporains. Enfin, il contribue à transformer notre approche du spectacle par la mise en œuvre de nouveaux rapports entre la scène et le spectateur.
La programmation du festival est coconstruite par la Fondation d’entreprise Hermès et ses quatre partenaires qui s’engagent à assurer la visibilité des œuvres retenues. Cette action en faveur de la circulation des spectacles est complétée, en amont, par une aide à la production apportée par la Fondation à certains projets.
Transforme instaure un lien particulier entre les artistes et le public de chaque ville dans le cadre de ses actions « Pour aller plus loin » qui étoffent l’expérience du festival.
Ces propositions répondent à trois ambitions : élargir le contexte d’intervention des artistes sur le territoire, inviter les jeunes générations à se retrouver lors de rendez-vous engagés ou festifs, et offrir des dispositifs d’accessibilité afin de promouvoir une création réellement inclusive.
Avec Transforme, la Fondation d’entreprise Hermès perpétue son engagement en faveur de la création contemporaine et des artistes français et internationaux
Une édition 2026-2027 traversée par la question du soin
Fil rouge qui se déploie tout au long de la programmation comme une réponse aux tensions qui traversent nos sociétés, la question du soin est au cœur de la quatrième édition de Transforme. Les treize projets proposés renforcent la pratique du spectacle en tant qu’expérience sociale collective à laquelle participent artistes et spectateurs.
Comme un pas de côté, des rituels nous invitent à prendre soin de nous et des autres, à l’image des deux spectacles d’Aurélia Lüscher. Si, dans Les Corps incorruptibles, elle interroge la manière dont nous prenons soin de nos défunts, elle va plus loin dans la question du deuil avec Au Grand Passage (les mort·es se logent partout), en explorant avec empathie les liens singuliers qui nous relient à nos proches disparus.
Se confronter aux fantômes est une manière de prendre soin de nous, tout comme faire dialoguer les mondes visibles et invisibles : dans SÔ AVA qui puise avec joie dans le vaudou, Smaïl Kanouté nous invite à être en accord avec la nature, avec ce qui nous dépasse et, finalement, avec nous-mêmes. Geste ultime, prendre soin de sa propre mort lorsqu’elle est annoncée — autrement dit, pouvoir vivre la fin à laquelle on aspire avec le concours essentiel de notre entourage — constitue le cœur de L’hors-présence ou Chimères du pays de Morsan de Tiphaine Raffier.
Du côté de la vie, il importe également de prendre soin de nos manières d’être au monde, de vivre ensemble et de faire société. Avec Silence, Mathilde Monnier et Lucie Antunes imaginent une expérience musicale et sensorielle immersive qui crée une intimité inédite au carrefour de la musique, de la danse et de la poésie. Avec les Confabulations de Diederik Peeters, c’est la santé mentale qui fait l’objet d’une conférence empreinte de fantaisie pour interroger notre rapport à la normalité et à l’imaginaire.
Et si, faisant fi de ces questions de norme, il suffisait pour vivre ensemble de partager un même espace mental ? C’est le pari de Clédat & Petitpierre dans L’art de vivre inspiré de l’œuvre picturale de René Magritte. Avec STRIP, c’est par la métamorphose que le Collectif Les Idoles met en lumière les relations d’interdépendance entre les interprètes et explore les dynamiques qui les traversent. Être au monde, enfin, c’est s’accorder avec les éléments qui nous entourent, jusqu’à faire corps avec le minéral comme dans Le Bruit des pierres, une chorégraphie suspensive et poétique imaginée par Domitille Martin, Nina Harper et Ricardo Cabral.
Enfin, prendre soin de ce qui nous lie, réfléchir à la façon dont on accueille ce lien, traverse plusieurs projets. Ce peut être à rebours, comme dans la relecture contemporaine de La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca dans laquelle Thibaud Croisy met en scène une parole qui se radicalise et, par extension, la violence qui en découle.
Ou encore dans la fable dystopique Bunker, où Marion Siéfert et Matthieu Bareyre explorent la déréliction du langage, fondement de la communication entre les êtres.
En témoigne le rôle majeur des mots dans La même chose mais pas tout à fait pareille d’Anne-Sophie Turion : non sans délicatesse, c’est précisément le texte qui engage le public à faire avancer collectivement le spectacle. Dans un autre registre, les traditions culinaires constituent un liant remarquable entre les individus : c’est tout le sel de la performance chorégraphique, musicale et politique de Calixto Neto qui s’achève par la dégustation d’une feijoada – plat emblématique du Brésil qui donne son titre à cette pièce aux aspirations universelles.


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