Silvia Gribaudi, chorégraphe italienne et danseuse active dans les arts performatifs, concentre son travail sur l’impact social du corps et la relation entre le public et le performeur, à travers une recherche centrée sur le langage chorégraphique, la danse et l’humour. Artiste associée au Gymnase CDCN de Roubaix (2024-2026) et au Teatro Stabile di Torino – Teatro Nazionale (2025-2027), elle présente aux Abbesses – Théâtre de la Ville, à Paris, AMAZZONI, sa nouvelle création.
Avez-vous le trac lors des soirs de première ?
Oui, toujours. Disons que je n’ai pas seulement le trac pour la première : chaque spectacle est une première. Je médite pour transformer l’anxiété en curiosité, pour découvrir ce qui va arriver.
Comment passez-vous votre journée avant un soir de première ?
Je cherche le calme. Je vois souvent des amis, j’essaie de m’entourer de personnes avec qui je peux rire et me distraire, et j’évite d’écouter les pensées destructrices.
Avez-vous des habitudes avant d’entrer en scène ? Des superstitions ?
Je respire profondément et je remercie l’espace et les personnes. Pas de superstition, mais beaucoup de présence.
Première fois où vous vous êtes dit « Je veux faire ce métier » ?
Quand j’ai compris que le corps pouvait raconter des histoires sans trop parler.
Premier bide ?
Un moment précieux, où je me suis sentie très triste, mais aussi plus connectée à moi-même. J’ai appris que l’échec est une matière de création.
Première ovation ?
Une surprise totale, inattendue. J’ai ressenti une joie immense et une grande gratitude.
Premier fou rire ?
Sur scène, cela m’a fait me sentir chez moi. Ce premier grand rire m’a fait comprendre que je pouvais vivre avec courage, de manière libre et presque révolutionnaire.
Premières larmes en tant que spectatrice ?
Face à une vérité fragile, profondément humaine. La surprise de ce qui peut toucher quand on est sur scène, et un fort sentiment de responsabilité.
Première mise à nu ?
Quand j’ai accepté de montrer mes fragilités comme une force. Physiquement, cela a pris forme en 2014 avec un projet sur le vieillissement actif à travers la danse.
Première fois sur scène avec une idole ?
Timidité, embarras, presque une forme de paralysie.
Première interview ?
Un peu maladroite, un peu inconfortable, mais sincère. Comme toujours.
Premier coup de cœur ?
J’avais huit ans. Voir des gens danser ensemble lors de la fête d’été d’un petit village italien, et accepter une invitation à danser.







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