Benjamin Lavernhe entre à la Comédie-Française en 2012 et en devient le 534e sociétaire en 2019. Il y interprète les grands auteurs du répertoire : Euripide, Shakespeare, Racine, Corneille, Hugo, Feydeau, Ibsen ou Schnitzler. Son interprétation de Scapin dans Les Fourberies de Scapin de Molière mise en scène par Denis Podalydès rencontre un succès retentissant. Il le retrouve pour une nouvelle mise en scène du Cid de Corneille, au Théâtre de la Porte Saint-Martin.
Avez-vous le trac lors des soirs de première ?
Oui, toujours un grand trac, mais extrêmement joyeux et lumineux. Un sentiment qu’il m’arrive même de regretter les soirs de deuxième. Je crains les deuxièmes…
Comment passez-vous votre journée avant un soir de première ?
Souvent à courir après le temps, au lieu de me préparer calmement comme je l’aimerais. Je finis tous mes cadeaux et mots de première en quatrième vitesse, mais c’est sûrement un moyen inconscient de ne pas trop penser et d’extérioriser mon trac.
Avez-vous des habitudes avant d’entrer en scène ? Des superstitions ?
Non, pas particulièrement. J’aime simplement m’échauffer la voix et le corps, même rapidement. Ah, si ! J’aime répéter à voix haute les premières répliques de mon personnage, ou certains passages que j’ai eu du mal à apprendre en amont.
Première fois où vous vous êtes dit « Je veux faire ce métier » ?
En 4e, au collège, en sortant de la représentation de La Jalousie du Barbouillé de Molière mis en scène par ma professeure de français.
Premier bide ?
Au cours Florent, quand des rires ont fusé alors que je voulais émouvoir avec la magnifique scène de jalousie de L’Intervention de Victor Hugo : « Fi, la jalouse ! / Fi, le jaloux ! ». Ce qui m’a ensuite fait choisir Feydeau plutôt que Racine pour le troisième tour du Conservatoire. On m’avait dit : « Ne cherche pas midi à 14h, sois efficace, tu seras plus évident en comédie qu’en tragédie. »
Première ovation ?
La Jalousie du Barbouillé, en 4e.
Premier fou rire ?
Mon premier spectacle à la Comédie-Française, en octobre 2012 : La Place Royale de Corneille, mis en scène par Anne-Laure Liégeois au Théâtre du Vieux-Colombier. Fou rire collectif de dos avec Elsa Lepoivre, Eric Génovèse, Clément Hervieu-Léger et Florence Viala, quand Denis Podalydès oublie d’entrer pour la grande scène finale et qu’on l’entend cavaler comme un fou autour du décor pour arriver à temps.
Premières larmes en tant que spectateur ?
Idiot ! de Vincent Macaigne, en 2009, au Théâtre de Chaillot.
Première mise à nu ?
Au cours Florent, en travaillant Peer Gynt avec Jean-Pierre Garnier. La scène de la mort de la mère…
Première fois sur scène avec une idole ?
Avec Denis Podalydes dans le Hamlet mis en scène par Dan Jemmett.
Première interview ?
Aucun souvenir…
Premier coup de cœur ?
Le Menteur de Corneille avec Loïc Corbery en Dorante, mis en scène par Jean-Louis Benoît, et aussi Le Nom sur le bout de la langue au Théâtre de la Bastille, interprété par Marie Vialle.



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