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Qui pour diriger le TNP de Villeurbanne en 2026 ?

À la une, Théâtre, Villeurbanne
Le Théâtre National Populaire (TNP) de Villeurbanne
Le Théâtre National Populaire (TNP) de Villeurbanne

Photo Jacques Grison

Jean Bellorini a annoncé début 2025 qu’il quittait la direction du TNP fin 2026. Voici la liste des artistes retenus pour présenter un dossier pour lui succéder.

Séverine Chavrier

Séverine Chavrier

Photo Magali Dougados

Directrice du CDN Orléans / Centre-Val de Loire de 2017 à 2023, Séverine Chavrier est musicienne, metteuse en scène et diplômée de philosophie. Elle dirige la Comédie de Genève depuis le 1er juillet 2023.

Après une classe en hypokhâgne, elle se forme au jeu d’acteur très jeune, rejoint les cours de Michel Fau et François Merle, puis participe à différents stages où elle continue de se former auprès d’artistes comme Félix Prader, Christophe Rauck, Darek Blinski, Rodrigo Garcia. Elle a également suivi des études musicales au Conservatoire de Genève.

Chacun de ses spectacles est l’occasion de rencontres et de croisements. En tant que comédienne et musicienne, elle multiplie les collaborations tout en dirigeant sa propre compagnie, La Sérénade interrompue. Aux côtés de Rodolphe Burger, elle rencontre Jean-Louis Martinelli pour qui elle crée et interprète la musique de plusieurs spectacles au Théâtre Nanterre-Amandiers (Schweyk de Bertolt Brecht, Kliniken de Lars Norén et Les Fiancés de Loches de Feydeau).

Séverine Chavrier développe une approche singulière de la mise en scène, où le théâtre dialogue avec la musique, la danse, l’image et la littérature. Elle conçoit ses spectacles à partir de toutes sortes de matières : le corps de ses interprètes, le son du piano préparé, les vidéos qu’elle réalise souvent elle-même. Sans oublier la parole, une parole erratique qu’elle façonne en se plongeant dans l’univers des auteurs qu’elle affectionne.

En 2009, sa pièce Épousailles et représailles, d’après Hanokh Levin, créée au Théâtre Nanterre-Amandiers puis programmée au Centquatre-Paris par l’Odéon – Théâtre de l’Europe, dans le cadre du Festival Impatience, dissèque les vicissitudes du couple avec humour, cruauté et humanité. En octobre 2011, Séverine Chavrier, alors artiste associée au Centquatre, y crée, dans le cadre du Festival Temps d’images d’Arte, Série B – Ballard J. G., inspirée de James Graham Ballard, puis, au Festival d’Avignon 2012, Plage ultime, repris notamment au Théâtre Nanterre-Amandiers et à la MC2 Grenoble.

Entre 2014 et 2016, elle est invitée à créer deux pièces au Théâtre Vidy-Lausanne, Les Palmiers sauvages, d’après le roman de William Faulkner, et Nous sommes repus mais pas repentis, d’après Déjeuner chez Wittgenstein de Thomas Bernhard. Après des tournées sur les plus grandes scènes françaises (Bonlieu Scène nationale Annecy, Nouveau Théâtre de Montreuil, Comédie de Reims, Théâtre d’Arras, L’Apostrophe Cergy-Pontoise, Théâtre Liberté Toulon…), ces deux pièces sont présentées en diptyque à l’Odéon au printemps 2016. Elles sont ensuite reprises au CDN Orléans / Centre-Val de Loire et ont tourné pendant la saison 2019/2020 (Le Monfort Théâtre, Théâtre de la Ville, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine).

Depuis 2015, Séverine Chavrier développe par ailleurs un travail au long cours avec la création d’Après coups, Projet Un-Femme dont les deux premiers volets, créés en 2015 et 2017, ont été présentés au Théâtre de la Bastille à Paris et en tournée à Lyon, Rouen et Orléans, réunissant des artistes femmes venues du cirque et de la danse. Un diptyque a été créé à Orléans avant d’être présenté au Théâtre national de Bretagne (Rennes), au Manège, Scène nationale-Reims, à la MC 93 et au CDN Besançon Franche-Comté.

La musique, qu’elle joue dans ses propres mises en scène ou avec de prestigieux improvisateurs, continue d’occuper une place importante dans sa vie d’artiste. En 2013, elle improvise au piano, en duo avec Jean-Pierre Drouet aux percussions pour le Festival d’Avignon et l’Opéra de Lille, et en trio avec Bartabas à La Villette. À l’automne 2016, à La Pop (Paris), elle crée avec Armel Malonga, bassiste congolais, le spectacle Mississippi Cantabile, rencontre musicale entre Nord et Sud.

En janvier 2020, à l’invitation de Carmen Romero et du Festival Santiago a Mil, Séverine Chavrier remet en scène une version espagnole des Palmiers sauvages, Las Palmeras Salvajes, avec une équipe artistique et technique chilienne. Cette nouvelle version du texte de Faulkner est en tournée depuis sur les territoires hispanophones.

En 2020, sa création autour de l’adolescence et de la musique, Aria da capo, est créée au Théâtre national de Strasbourg en partenariat avec le Festival Musica. Ce spectacle était en tournée pendant la saison 20/21 (CDN Orléans / Centre-Val de Loire, Théâtre de la Ville-Les Abbesses, Centre Pompidou) et en 22/23 (Théâtre des 13 vents – CDN Montpellier, Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine, ThéâtredelaCité – CDN Toulouse Occitanie, Les Halles de Schaerbeek – Bruxelles, Théâtre Nanterre-Amandiers). En 2023-2024, elle est présentée au festival d’automne de Madrid en novembre et sera donnée à la Comédie de Valence CDN en mars.

En 2022, elle a crée Ils nous ont oubliés d’après Thomas Bernhard au Teatre Nacional de Catalunya de Barcelone, en continuant d’explorer les relations entre le théâtre, la musique, l’image et la littérature. La production est ensuite présentée à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, au Teatro Nacional São João de Porto, à la Comédie de Genève puis en janvier 2024 à La Colline, Théâtre national.

En automne 2023, Séverine Chavrier était à l’affiche du Festival Musica de Strasbourg avec KV385, une mise en scène de la symphonie n°35 de Mozart « Haffner », élaborée avec le compositeur et musicien Pierre Jodlowski et jouée par l’Orchestre philharmonique de Strasbourg.

En 2024, elle a retrouvé l’écriture de William Faulkner en travaillant à une adaptation de son roman Absalon, Absalon !. Sa dernière pièce, Occupations, a été créée en novembre 2025 à La Comédie de Genève, avant de partir en tournée.

Thomas Jolly et Laëtitia Guédon

Thomas Jolly

Photo Anthony Dorfmann

Comédien et metteur en scène né à Rouen au début des années 1980, Thomas Jolly commence le théâtre dès 1993 en côtoyant notamment, en tant que lycéen, des comédiens du Théâtre des deux rives Centre dramatique régional de Haute-Normandie. Il parfait ensuite sa formation scénique avec Olivier Lopez, Jean-Pierre Dupuy, René Pareja parallèlement à une licence d’études théâtrales.

En 2003, il entre à l’École Nationale Supérieure d’art dramatique du Théâtre National de Bretagne à Rennes alors dirigée par Stanislas Nordey et travaille ainsi sous la direction de Jean-François Sivadier, Claude Régy, Bruno Meyssat, Marie Vayssière, Anton Kouznetsov… C’est durant cette formation que les metteurs en scène Cédric Gourmelon et Stanislas Nordey l’engagent au sein de leurs spectacles Splendid’s de Jean Genet et Peanuts de Fausto Paravidino. À l’issue de sa formation, il fonde sa compagnie en Normandie : La Piccola Familia.

Il met en scène Arlequin poli par l’amour de Marivaux en 2006 (repris en 2011 puis recréé en 2014 en russe, pour entrer au répertoire du Gogol Center de Moscou), Toâ de Sacha Guitry en 2009 (Prix du public, Festival Impatience, Odéon – Théâtre de l’Europe) ou encore Piscine (pas d’eau) de Mark Ravenhill. Parallèlement, avec le Trident – Scène nationale de Cherbourg-Octeville, Thomas Jolly crée un spectacle déambulatoire : Une nuit chez les Ravalet et deux spectacles-concerts avec l’ensemble baroque Les Cyclopes : Pontormo en 2008 et Musica Poetica en 2011.

De 2010 à 2014, il fait événement avec Henry VI de William Shakespeare : une trilogie découpée en quatre épisodes pour un spectacle-fleuve de dix-huit heures donné en intégralité lors du Festival d’Avignon 2014. Henry VI reçoit différentes récompenses : Prix Beaumar- chais – Le Figaro 2014, le Grand Prix de l’association pro- fessionnelle de la Critique et le Molière 2015 de la mise en scène. Soucieux du lien avec les différents publics, Thomas Jolly crée en miroir d’Henry VI une version (très) courte : H6m2 qui sillonne le territoire. La trilogie shakespearienne se conclut en 2015 avec Richard III qu’il met en scène et interprète. Cette création bénéficie elle aussi de son satellite conçu par l’artiste : une installation interactive intitulée R3m3.

Il conçoit pour le Festival d’Avignon 2016 Le Ciel, la Nuit et la Pierre glorieuse, un feuilleton théâtral en plein air retraçant l’histoire du festival en seize épisodes et conçoit avec l’auteur Damien Gabriac Les Chroniques du Festival d’Avignon, programme court diffusé sur France Télévisions. Dans cette même édition du festival, il met également en scène Le Radeau de la Méduse de Georg Kaiser avec les élèves de l’École supérieure d’art dramatique de Strasbourg. Sa création Thyeste de Sénèque ouvre la 72e édition du Festival d’Avignon en 2018 dans la Cour d’honneur du Palais des Papes. Cette même année, il crée la mini-série télévisée Le Théâââtre diffusée sur France Télévisons.

À l’opéra, Thomas Jolly met en scène Eliogabalo de Cavalli à Garnier en 2016, Fantasio d’Offenbach à l’Opéra Comique – prix Beaumarchais SACD – en 2017 puis Macbeth Underworld, composé par Pascal Dusapin, à l’Opéra Royal de la Monnaie à Bruxelles en 2019. Avec Un Jardin de silence, c’est une création musicale d’une autre nature que Thomas Jolly crée en 2019 avec la chanteuse L (Raphaële Lannadère) et Babx autour de Barbara.

Depuis 2011, Thomas Jolly intervient en tant que pédagogue dans plusieurs conservatoires et Écoles Nationales Supérieures (TNB, TNS…). Il est également successivement artiste associé au Trident – Scène nationale Cherbourg-en-Cotentin, au TNB – Théâtre National de Bretagne, au TNS – Théâtre National de Strasbourg, au Grand T – Théâtre de Loire-Atlantique. Il a dirigé Le Quai Centre Dramatique National Angers Pays de la Loire de janvier 2020 à 2023. Au cœur d’une saison troublée par la crise sanitaire, il crée l’évènement « Quai l’Eté», et met en scène La Nuit de Madame Lucienne de Copi en juillet 2020. Acteur, il joue Xipharès dans la pièce Mithridate de Racine que met en scène Éric Vigner la même année.

En 2022, il crée Le Dragon d’Evgueni Schwartz et met en scène la tétralogie Henry VI + Richard III de William Shakespeare, un évènement hors normes de vingt-quatre heures présenté au Quai à Angers (juin 2022). Il est, par ailleurs, le metteur en scène choisit pour la recréation de la comédie musicale Starmania de Michel Berger et Luc Plamondon à l’automne 2022 à la Seine Musicale.

Il poursuit son travail sur l’œuvre de Shakespeare à travers la mise en scène de l’opéra de Gounod Roméo et Juliette, créé en juin 2023 à l’Opéra de Paris. Thomas Jolly a également été le directeur artistique des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques et Paralympiques – Paris 2024.

Laëtitia Guédon photo Pauline Le Goff

Photo Pauline Le Goff

Laëtitia Guédon se forme à l’École du Studio d’Asnières en tant que comédienne, puis au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris en mise en scène. Riche d’un métissage singulier, elle est en quête d’une esthétique indisciplinée, où se mêlent en permanence les arts et en particulier le théâtre, la vidéo, la danse et la musique live.

Passionnée de transmission artistique et de pédagogie, elle met un point d’honneur à accompagner toutes ses créations d’actions artistiques liées aux enjeux du spectacle. Pendant plusieurs années, elle développe ainsi d’ambitieux projets à destination des publics en partenariat, avec le Théâtre de la Commune – CDN d’Aubervilliers, le Théâtre des Quartiers d’Ivry – CDN du Val-de-Marne et La Comédie de Caen – CDN de Normandie. Elle enseigne par ailleurs à l’Université Sorbonne Nouvelle, et est intervenue longtemps dans le cadre de Classes à Horaires Aménagés Théâtre (Collège Jean Vilar à La Courneuve) et en Option Théâtre (Lycée Le Corbusier d’Aubervilliers et Lycée Lamartine de Paris).

Elle fonde en 2006 la Compagnie 0,10, qui trouve son ancrage dans la création artistique, aussi bien que dans la transmission et le partage du processus de travail avec les publics. À ce titre, tous les spectacles de la compagnie s’accompagnent de projets d’actions artistiques innovants (s’opérant en amont de la création). Ces projets, sur-mesure, développés à destination de tous les publics (et particulièrement la jeunesse) infusent sur le territoire dans lequel se déroule la création, en partenariat avec des structures culturelles, associatives et éducatives. La compagnie est également particulièrement engagée dans la valorisation des écritures contemporaines. Ainsi, pour chaque création, une commande d’écriture est proposée à un auteur vivant. Kevin Keiss, Koffi Kwahulé, Marie Dilasser font partie des auteurices ayant collaboré avec la compagnie. Laurent Gaudé, Vanasay Kamphommala, Claudine Galéa, Nimmy Rafel (Inde) et Joséphine Serre prendront en charge l’écriture des cinq prochaines créations. Elle dirige de 2009 à 2014 le Festival au Féminin dans le quartier de la Goutte d’Or à Paris.

En 2009, sa première création, Bintou de Koffi Kwahulé est en résidence au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis puis en création à la Chapelle du Verbe Incarné à Avignon, où il remporte le Prix de la Presse. Elle présente en 2010 et 2011 l’émission Pass Pass Théâtre sur Arte. En 2014, elle crée au Théâtre 13 à Paris, Troyennes – Les morts se moquent des beaux enterrements, traduit et adapté par Kevin Keiss d’après Euripide. En 2015, elle joue sous la direction de Serge Tranvouez dans une production de la Compagnie 0,10, Un dimanche au cachot d’après le roman de Patrick Chamoiseau (Théâtre des Quartiers d’Ivry, SN de la Guadeloupe et de la Martinique, Le Tarmac à Paris).

La même année, Élise Vigier et Marcial Di Fonzo Bo, nommé directeur de La Comédie de Caen – CDN de Normandie, lui proposent de rejoindre leur collectif d’artistes associé·e·s. Elle y crée en 2017, SAMO. A tribute to Basquiat, un projet sur le peintre Jean-Michel Basquiat et retrouve la complicité de Koffi Kwahulé, à qui elle confie l’écriture du texte. Ce spectacle joue jusqu’en 2020 en tournée nationale : Théâtre des Quartiers d’Ivry, La Loge, Théâtre des Ilets – CDN de Montluçon, Théâtre de la Tempête…

En 2016, elle fonde Les Plateaux Sauvages, Fabrique Artistique et Culturelle de la Ville de Paris, où elle accompagne des artistes professionnel·le·s dans le développement de leur projet. Elle y dirige un projet au carrefour de la création professionnelle et de la transmission artistique, une pépinière de talents et un lieu de vie ouvert à tous les publics.

En 2018, la SACD lui confie pour le Festival d’Avignon la mise en scène des Intrépides Basta ! avec les autrices Céline Millat-Baumgartner, Natacha de Ponchara, Marine Bachelot NGuyen, Latifah Djerbi, Isabelle Wéry et Marie Dilasser, présenté au Conservatoire d’Avignon, aux Plateaux Sauvages et au Grütli à Genève. En 2021, elle conçoit et met en scène pour la 75e édition du Festival d’Avignon, le spectacle Penthésilé.e.s – Amazonomachie sur la célèbre reine des Amazones, dont elle confie l’écriture à Marie Dilasser.

En 2023, elle met en scène Même si le monde meurt avec les jeunes acteurices de l’Atelier Cité du Théâtre de la Cité – CDN de Toulouse Occitanie, dont elle a commandé l’écriture à Laurent Gaudé. Elle imagine également Violetta.s, une petite forme de La Traviata de Verdi, un projet commandé par l’Opéra National de Lorraine mettant en jeu des professionnel·le·s et des amateurices.
Elle participe aussi à Héros, un projet international en partenariat avec l’Ensatt de Lyon et l’Adishakti Theater de Pondichéry qui mettra en lien L’Iliade et La Bhagavad-Gîtâ.

En 2024, elle crée à la Comédie Française Trois fois Ulysse, autour de trois épisodes de L’Odyssée, dont elle a commandé l’écriture à Claudine Galéa.

Marc Lainé

Marc Lainé © Quentin Houdas

Photo Quentin Houdas

Né en 1976, Marc Lainé est diplômé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Il travaille d’abord régulièrement en tant que scénographe pour le théâtre et l’opéra.

Il a réalisé plus d’une centaine de scénographies notamment pour Marcial Di Fonzo Bo, Pierre Maillet, Madeleine Louarn, Richard Brunel, Arnaud Meunier, Matthieu Cruciani, Émilie Capliez, Aurore Fattier, Bruno Geslin, Odile Grosset-Grange et Frédéric Sonntag. Une sélection de ses travaux de scénographie est présentée dans l’ouvrage Scénographes en France (1975–2015) publié aux éditions Actes Sud.

Depuis 2008, Marc Lainé conçoit ses propres spectacles, affirmant une écriture résolument « pop » et une démarche transdisciplinaire, il y croise le théâtre, le cinéma, la musique live et les arts plastiques.

Pour ses deux premiers spectacles, il collabore avec l’auteur britannique Mike Kenny : La Nuit électrique, produit par La Comédie de Valence en Comédie itinérante et nommé aux Molières 2009 (catégorie Meilleur spectacle jeune public), puis Un rêve féroce (CDDB–Théâtre de Lorient, CDN; Théâtre du Rond-Point, Paris). À partir de 2010, il crée sa propre compagnie, La Boutique Obscure, et écrit désormais les textes de ses spectacles.

Il présente d’abord un cycle sur les grandes figures de la culture populaire américaine : Norman Bates est-il ? ; Break Your Leg ! ; Just For One Day (La Ménagerie de Verre, Paris ; Théâtre de Chaillot ; CDDB–Théâtre de Lorient, CDN). Les créations suivantes inaugureront des collaborations musicales et scéniques avec Moriarty, pour Memories From The Missing Room (La Ferme du Buisson, Scène nationale de Marne-la-Vallée ; Théâtre de la Bastille, Paris), puis Vanishing Point, les deux voyages de Suzanne W. (CDDB–Théâtre de Lorient, CDN ; Théâtre de Chaillot / Prix du Syndicat de la critique 2014–2015, catégories Meilleure création d’une pièce en langue française et Meilleur compositeur de musique de scène), avec Bertrand Belin pour Spleenorama (Théâtre de la Bastille ; CDDB–Théâtre de Lorient, CDN), avec aussi le groupe Valparaiso pour My Whispering Hosts, lecture musicale d’un texte de Roberto Bolaño.

Et tâchons d’épuiser la mort dans un baiser, spectacle musical d’après l’opéra inachevé de Debussy La Chute de la maison Usher (produit par le Festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence ; La Comédie de Saint-Étienne, CDN) est présenté en 2017 à La Comédie de Valence en Comédie itinérante. La même année, il écrit et met en scène Hunter en collaboration avec le compositeur Superpoze (Scène nationale 61 ; Théâtre national de Chaillot, Paris) et le spectacle jeune public La Chambre désaccordée (Scène nationale 61 ; Théâtre de la Ville, Paris), il présente La Fusillade sur une plage d’Allemagne de Simon Diard (Théâtre Ouvert, Paris ; Théâtre National de Strasbourg) et il crée pour l’ouverture de saison du Studio-Théâtre de la Comédie-Française avec les comédiens du Français une adaptation de Construire un feu de Jack London. Parallèlement, il est artiste associé au CDDB–Théâtre de Lorient, CDN de 2010 à 2016, au CDN de Normandie-Rouen de 2013 à 2016 ainsi qu’à la Scène nationale 61 de 2015 à 2019.

En janvier 2020, il prend la direction de La Comédie de Valence, Centre dramatique national Drôme-Ardèche. En 2020-2021, Marc Lainé crée avec les habitant·e·s de Valence l’O.V.N.I. Sous nos yeux, un roman graphique déployé dans les rues de Valence, premier volet d’une trilogie fantastique qui s’est poursuivie en 2022-2023 et 2023-2024. En janvier 2021, Marc Lainé crée Nosztalgia Express en collaboration avec le compositeur Forever Pavot au CDN de Normandie-Rouen, spectacle notamment en tournée en France et l’international notamment repris au Théâtre de la Ville, Paris et présenté à Valence en 2021-2022.

En septembre 2021, Marc Lainé crée Nos paysages mineurs (cycle Liliane et Paul) en Comédie itinérante et en tournée en France et à l’international, et repris notamment au Théâtre 14 à Paris et à la MC93, Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis. En 2022-2023, il crée En travers de sa gorge, second volet de sa trilogie fantastique, à nouveau en collaboration avec le compositeur Superpoze, en tournée en France et repris notamment au Théâtre du Rond-Point. Une pièce pour 5 comédiens dont Marie-Sophie Ferdane et Bertrand Belin, artistes de l’Ensemble artistique de La Comédie de Valence.

En 2023, il collabore avec le rappeur Kery James et met en scène À huis clos, écrit par ce dernier, en tournée partout en France, et repris notamment au Théâtre national de Chaillot et au Théâtre du Rond-Point. En janvier 2024, il crée En finir avec leur histoire dans laquelle on retrouve Liliane et Paul, les deux personnages de Nos paysages mineurs, seize ans après leur rupture. Spectacle en tournée partout en France et à l’international et repris notamment à la MC93, Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, à Malakoff, Scène nationale et à la Comédie de Genève.

En 2025, il crée l’exposition-spectacle Entre vos mains – Une trilogie fantastique (3), avec les œuvres de Bertrand Belin, Mickaël Phelippeau, Éric Minh Cuong Castaing, Penda Diouf, Alice Zeniter et Stephan Zimmerli, repris au T2G Théâtre de Gennevilliers CDN, puis, en 2025-2026, dans le cadre du Festival Transforme aux SUBS – lieu vivant d’expériences artistiques, Lyon et au Théâtre National de Bretagne, Rennes.

Sa dernière création La Chambre de l’écrivain, troisième et dernier volet du cycle Liliane et Paul, inaugure la saison théâtrale 2025-2026 des Célestins – Théâtre de Lyon. Elle est reprise à Malraux Scène nationale Chambéry Savoie, à la MC93, Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis, à La Comédie de Valence, à la Comédie de Caen, CDN de Normandie et à l’international. L’ensemble de la musique du cycle Liliane et Paul est composé par Vincent Segal.

Marc Lainé enseigne dans différentes écoles d’architecture et d’art dramatique, notamment l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT), l’École de la Comédie de Saint-Étienne et La Manufacture de Lausanne. Les textes de ses spectacles sont publiés chez Actes Sud-Papiers.

Arthur Nauzyciel

Arthur Nauzyciel est metteur en scène et comédien. Après avoir dirigé le Centre Dramatique National d’Orléans entre 2007 et 2016, il prend la direction du Théâtre National de Bretagne en janvier 2017.

Formé aux arts plastiques et au cinéma, il entre en 1987 à l’école du Théâtre national de Chaillot dirigée par Antoine Vitez. D’abord acteur sous la direction de Jean-Marie Villégier, Alain Françon, Éric Vigner, ou Tsai Ming Liang, il crée ses premières mises en scène, Le Malade imaginaire ou le silence de Molière d’après Molière et Giovanni Macchia (1999) et Oh Les Beaux Jours de Samuel Beckett (2003).

Suivront, en France : Place des Héros qui marque l’inscription au répertoire de Thomas Bernhard à la Comédie-Française (2004) ; Ordet (La Parole) de Kaj Munk traduit et adapté par Marie Darrieussecq au Festival d’Avignon (2008) ; Jan Karski (Mon nom est une fiction) d’après le roman de Yannick Haenel au Festival d’Avignon (2011, prix Georges-Lerminier du Syndicat de la critique) ; Faim de Knut Hamsun (2011) ; La Mouette de Tchekhov dans la Cour d’honneur au Festival d’Avignon (2012) ; Kaddish d’Allen Ginsberg avec la complicité d’Étienne Daho (2013). En 2015, il crée Splendid’s de Jean Genet, avec des comédiens américains et la voix de Jeanne Moreau, recréé sur Zoom, en direct sur les écrans pendant le Festival fantôme 2020, édition en ligne du Festival TNB annulé.

Il travaille régulièrement aux États-Unis, et crée à Atlanta deux pièces de Koltès : Black Battles with Dogs (2001) puis Roberto Zucco (2004), et à Boston, pour l’A.R.T., Abigail’s Party de Mike Leigh (2007) et Julius Caesar de Shakespeare (2008). À l’étranger, il crée des spectacles repris ensuite en France ou dans des festivals internationaux. À Dublin, L’Image de Samuel Beckett (2006) ; au Théâtre National d’Islande, Le Musée de la mer de Marie Darrieussecq (2009) ; au Théâtre National de Norvège, Abigail’s Party de Mike Leigh (2012) ; au Mini teater de Ljubljana en Slovénie, Les Larmes amères de Petra von Kant de Rainer Werner Fassbinder (2015). À Séoul, au National Theater Company of Korea (NTCK), il crée L’Empire des lumières de Kim Young-ha (2016) et Love’s End (2019), la version coréenne de Clôture de l’amour de Pascal Rambert. En octobre 2022, au Théâtre National de Prague, il crée La Ronde d’Arthur Schnitzler (2022) avec la troupe du Théâtre National.

Il travaille également pour la danse et l’opéra : il met en scène Red Waters (2011), opéra de Lady & Bird (Keren Ann Zeidel et Barði Jóhannsson), Une tragédie florentine (2018) d’Alexander Zemlinsky à l’Abbaye de Royaumont et Le Papillon Noir (2018), opéra composé par Yann Robin et Yannick Haenel. Aux côtés de Sidi Larbi Cherkaoui, il participe à la création de Play (2010) avec la danseuse Shantala Shivalingappa et Session avec le chorégraphe Colin Dunne. Au cinéma, il tourne dans Rodin de Jacques Doillon (2017) et est à l’affiche de la série Irma Vep d’Olivier Assayas.

Il collabore régulièrement avec d’autres artistes : Miroslaw Balka, Colin Dunne, Étienne Daho, Matt Elliott, Christian Fennesz, Barði Jóhannsson, Damien Jalet, Valérie Mréjen, Pierre-Alain Giraud, José Lévy, Gaspard Yurkievich, Erna Ómarsdóttir, l’Ensemble Organum, Sjón, Winter Family, Phia Ménard et Boris Charmatz pour qui il performe dans La Ruée, créé au Festival TNB 2018. Il est dirigé par Pascal Rambert dans De mes propres mains (2015), L’Art du Théâtre (2017), Architecture (2019) et Les Conséquences (2025)

Il crée La Dame aux camélias d’après Alexandre Dumas fils au TNB (2018) puis Mes frères de Pascal Rambert à La Colline – Théâtre national (2021). Il recrée, en mai 2023, son spectacle Le Malade imaginaire ou le silence de Molière, une réadaptation de son premier spectacle (1999). En 2023, il monte Les Paravents de Jean Genet, spectacle qui sera repris à l’Odéon – Théâtre de l’Europe pour une longue série de représentations. Très attaché à l’idée de répertoire, il tourne ses spectacles pendant plusieurs années. En 2025, 17 ans après sa création à Boston, il reprend au TNB et en tournée Julius Caesar.

En 2025-2026, Arthur Nauzyciel entame une tournée en Chine avec ses spectacles Mes frères (Wuzhen), Les Paravents (Pékin) et L’Empire des lumières (Hong Kong). Arthur Nauzyciel est également directeur de l’École du TNB pour laquelle il invente un nouveau projet pédagogique. Il y intervient régulièrement.

10 mars 2026/par Dossier de presse
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Marc Lainé crée En travers de sa gorge à la Comédie de Valence En travers de sa gorge : Marc Lainé au défi du fantastique
1 réponse
  1. Jean Valjean
    Jean Valjean dit :
    10 mars 2026 à 18 h 07 min

    Spoiler alert : C’est pour Thomas Jolly.

    Répondre

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