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Nos visages de la rentrée 2026

À la une, Aix en provence, Danse, Lyon, Mulhouse, Nice, Nîmes, Paris, Strasbourg, Théâtre, Théâtre musical, Villeneuve d'Ascq

De Nice à Suresnes, de Lyon à Strasbourg, de Villeneuve-d’Ascq à Verdun, de Châteauvallon à Nantes, de Nîmes à Mulhouse, de Noisiel à Aix-en-Provence, ces visages feront l’actualité de cette rentrée de janvier 2026.

Géraldine Aliberti-Ivañez met en scène LUDWIG VAN… Un autre point d’ouïe à l’Opéra de Nice les 6 et 7 janvier, puis Berlioz Trip à La Flèche, à Paris, du 16 janvier au 13 mars

Géraldine Aliberti photo Eric Garault

photo Eric Garault

Autrice, musicologue, metteuse en scène, Géraldine Aliberti-Ivañez, avec sa compagnie VIVANT! signe des œuvres singulières où théâtre et musique se mêlent subtilement. Comme ce sera le cas avec LUDWIG VAN… Un autre point d’ouïe, un spectacle de théâtre sonore sur la surdité individuelle, sociale et politique.

« Dans cette nouvelle production, j’ai imaginé le quotidien d’un gardien de phare fou des symphonies de Beethoven. En pleine mer, dans un phare de ceux que l’on surnomme les Enfers, il est abandonné par l’humain et habité par les vagues, les tempêtes, le vent dans l’interstice des portes qui rend fou et toute la faune qui peuple ce phare perdu alimentent ses propres hallucinations. L’orchestre présent sur scène n’est que le fruit de son imagination, mais à force, ce mirage s’impose à lui et à nous. » Rendre visible l’invisible, rendre audible l’inouï, Géraldine Aliberti-Ivañez opère une plongée quasi organique dans l’univers des compositeurs. Elle accède au cœur battant de l’œuvre musicale sous une approche physique et corporelle du son.

Bryan Arias crée un Hamlet pour le Ballet de l’Opéra national du Rhin, à Mulhouse les 30 janvier et 1er février, puis à Strasbourg du 8 au 13 février

Bryan Arias Né à Porto Rico et élevé à New York, Bryan Arias a développé un style de danse contemporaine à la fois théâtral et onirique. Avec Hamlet, il signe pour le Ballet de l’OnR l’adaptation d’un grand classique de Shakespeare rarement investi par les chorégraphes.

Tout en respectant l’intrigue de l’œuvre originale, il en renouvelle la portée en choisissant de la raconter du point de vue d’Ophélie, dans un univers élégant, mêlant des références de l’époque élisabéthaine au minimalisme contemporain.

Pour mettre en musique ce sommet de la tragédie, Tanguy de Williencourt a construit un programme musical inédit, réunissant des œuvres évocatrices de Sibelius, Tchaïkovski et Chostakovitch, qu’il dirige à la tête de l’Orchestre national de Mulhouse.

Marcos Caramés-Blanco met en scène deux pièces, Ce qui m’a pris et Ix : variations à Théâtre Ouvert, à Paris, du 19 au 31 janvier

Marcos Caramés-Blanco photo Tuong-Vi Nguyen.

photo Tuong-Vi Nguyen

Né en 1995 dans les Pyrénées, Marcos Caramés-Blanco est écrivain dramaturge. Il co-fonde en 2015 la Cie Continuum à Toulouse, puis intègre en 2018 le département d’écriture de l’ENSATT à Lyon. Ses textes sont mis en scène par Maëlle Dequiedt, Sarah Delaby-Rochette, Rémy Barché, Jonathan Mallard ou encore Karelle Prugnaud. En cette rentrée, il assure la co-mise en scène de deux textes.

« Au départ de l’écriture, il y a le sentiment qu’on passe sa vie entière à se remettre de son enfance. Les paysages familiaux de la campagne pyrénéenne. Et un enfant au visage tuméfié par les coups qui court à toute allure en dévalant les montagnes cramées par le soleil. Il rit, il rit, il rit. Jusqu’à ce qu’il se jette du haut de la falaise. Des flashs traumatiques qui surgissent plus tard, dont on n’est plus bien sûr », explique Marcos Caramés-Blanco à propos de Ix : varitions. Ce qui m’a pris est le portrait fragmentaire d’une animatrice périscolaire de presque 30 ans emportée dans une spirale d’obsessions, de culpabilité et de quête désespérée de sens au milieu d’un monde qui s’effondre.

Rafaela Carrasco ouvre le 36e Festival de Flamenco de Nîmes, qui se tient du 13 au 18 janvier, avec HUMO, puis avec Nocturna – Arquitectura del insomnio

Rafaela Carrasco photo Laura Ortega

photo Laura Ortega

La chorégraphe et danseuse Rafaela Carrasco est une figure marquante du flamenco depuis qu’elle a créé sa propre compagnie en 2002, marquée par de fructueuses collaborations artistiques, après avoir remporté la même année les principaux prix du XIe Concours de chorégraphie de danse espagnole et de flamenco.

Elle a été directrice du Ballet Flamenco de Andalucía de 2013 à septembre 2016.

En avant-première de la 36e édition du Festival de Flamenco de Nîmes, Rafaela Carrasco présente les coulisses de sa future création HUMO ; puis, dans Nocturna – Arquitectura del insomnio, elle propose une exploration dansée, musicale et poétique des sentiments générés par la nuit, à travers la lucidité et l’hallucination de celui qui est éveillé, ou qui souffre d’insomnie.

Écorces, Polar forestier d’Alice Carré au Théâtre de la Cité Internationale, à Paris, du 12 au 24 janvier

Alice Carré photo Julien Eboko

photo Julien Eboko

D’abord dramaturge, Alice Carré a accompagné différents artistes comme Élise Chatauret, Elsa Decaudin et le collectif PulX.

En 2020, elle fonde la compagnie Eia ! pour déployer son esthétique de l’écriture à la mise en scène. En 2021, elle crée Brazza – Ouidah – Saint-Denis, un spectacle consacré à la mémoire des anciens combattants africains ayant combattu pour la France contre le nazisme. Puis avec Margaux Eskenazi et la compagnie Nova, elle écrit Et le coeur fume encore, consacré aux mémoires de la guerre d’Algérie (2020).

Écorces, Polar forestier décrit les tensions à l’œuvre entre agro-business et militantisme écologique. Et peint une société où la coupe rase est devenue la norme.

L’Inhabitante de Leïla Cassar dans une mise en scène de Maxime Mansion, aux Célestins Théâtre de Lyon, du 6 au 17 janvier

Leïla Cassar Leïla Cassar est autrice, dramaturge et doctorante au sein du laboratoire Passages XX-XXI. Elle s’est formée à l’ENSATT en écriture dramatique. Son écriture parle du désir, de l’intimité travaillée par le politique, de ce qui se cache dans les corps et sous les lieux, des mystères en soi.

L’Inhabitante (lauréate de l’Aide à la création d’Artcena) raconte la vie de trois femmes autour de la question de la précarité locative.

Après avoir récolté les témoignages de personnes vivant « derrière les voûtes » de Perrache à Lyon, Leïla Cassar questionne la précarité de l’habitat, au cœur des enjeux socio‑économiques, tout comme la place des femmes dans l’espace public urbain, souvent pensé pour et par les hommes.

Clémence Coullon met en scène Le Roi, la Reine et le Bouffon à La Ferme du Buisson, à Noisiel, les 30 et 31 janvier, puis au Théâtre de la Tempête, à Paris, du 5 au 22 février

Clémence Coullon photo CNSAD

photo CNSAD

La jeune metteuse en scène Clémence Coullon débute sa carrière en fanfare. Son talent, aussi bien que son approche du théâtre – de troupe et de tréteaux –, lui valut notamment d’être suivie par la caméra de Valérie Donzelli dans le film Rue du Conservatoire, où elle met en scène avec brio ses camarades du Conservatoire de Paris dans une version de Hamlet qui renverse les codes et les conventions théâtrales.

Avec Le Roi, la Reine et le Bouffon, elle joue malicieusement avec les codes du conte, tout autant qu’avec ceux du drame (Shakespeare n’est pas très loin), mettant en scène un trio de figures sarcastiques, qui explore les rouages de la violence et de son renversement. Farce cruelle et stylisée, la pièce suit l’enfermement de trois personnages, forcés à l’isolement dans un triste royaume. Les conséquences fâcheuses de ce huis clos ne tarderont pas à se faire sentir… Une fable bouffonne qui s’avère aussi une formidable et perspicace anatomie de la domination.

Blister de Tanguy Crémoux à Suresnes Cités Danse, les 31 janvier et 1er février

Tanguy Crémoux photo Aurélien Bergot

photo Aurélien Bergot

Avec Blister, Tanguy Crémoux traverse les couches qui nous protègent, nous limitent ou nous définissent. Entre tension et relâchement, son trio d’interprètes s’affranchit des codes et nous dévoile une danse survitaminée et libératoire, d’une intensité pop.

Né en Guadeloupe, Tanguy Crémoux découvre la danse à l’âge de 5 ans. À 15 ans, il quitte son île natale pour se spécialiser en danse contemporaine et se forme à l’ IFPRO (Paris) et à la Martha Graham Dance School (New York). I

l fonde la compagnie Banane Rouge en 2023. Parallèlement à sa carrière de danseur/chorégraphe, Tanguy Crémoux est passionné par le théâtre et suit une formation à l’École du Jeu.

Double actualité pour Emma Dante : elle met en scène Les Femmes savantes avec la troupe de la Comédie-Française au Rond-Point, à Paris, du 14 janvier au 1er mars, et présente sa dernière création en italien, L’Ange du foyer, à Châteauvallon-Liberté, du 15 au 17 janvier, puis à la Comédie de Caen, du 20 au 24 janvier

Emma Dante photo Carmine Maringola

photo Carmine Maringola

Emma Dante signe sa première collaboration avec la Comédie-Française et son premier Molière…

Son théâtre polysémique, où priment le corps, le rythme et la dimension sociale, puise depuis près de trente ans dans les fables une poésie entre dérisoire, sublime et outrance burlesque.

Dans L’Ange au foyer, la metteuse en scène fait du théâtre un acte de révélation : un espace pour raconter l’épuisement, les violences familiales et les féminicides que l’on se refuse de voir.

Avec force et lucidité, Emma Dante fait du théâtre un acte de révélation : un espace pour raconter l’épuisement, les violences familiales et les féminicides que l’on se refuse de voir.

Constance Dollé dans Croire aux fauves, d’après le roman de Nastassja Martin, à La Scala Paris, à partir du 16 janvier 2026

Constance Dollé photo Lou Sarda

Constance Dollé photo Lou Sarda

En août 2015, l’anthropologue Nastassja Martin se retrouve face à face avec un ours dans les montagnes de Sibérie. De ce combat vécu comme une implosion, elle a tiré un livre, Croire aux fauves.

Croisant l’expérience de l’anthropologue avec leurs propres questionnements de comédiennes, Constance Dollé (Molière du seule en scène 2019) et Sandrine Raynal offrent un spectacle lumineux qui explore nos capacités de transformation et de reconstruction.

Accompagnées de Nathalie Cerda et Miglen Mirtchev, elles proposent un récit qui interroge : peut-on devenir un autre ? Comment le devient-on ? Quelles forces insoupçonnées abritons-nous ?

Margaux Eskenazi met en scène Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge, d’après l’œuvre d’Imre Kertész, à La rose des vents de Villeneuve-d’Ascq, les 13 et 14 janvier

Margaux Eskenazi photo Nicolas Friess

photo Nicolas Friess

Après le triptyque « Écrire en pays dominé » développé de 2017 à 2022 avec Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre, Et le cœur fume encore et 1983, Margaux Eskenazi lance une nouvelle recherche autour de la littérature de Imre Kertész. Elle conçoit un dialogue permanent avec cet auteur dans un spectacle qui traverse le XXe siècle européen et se situe au carrefour de l’intime, du politique et du poétique pour penser notre présent. Après Kaddish, mémoires – partie 1, voici Kaddish, la femme chauve en peignoir rouge.

Prix Nobel de littérature en 2002, disparu en 2016, l’écrivain hongrois Imre Kertész était l’un des derniers survivants des camps de concentration et un grand témoin de la Shoah. Margaux Eskenazi poursuit l’exploration de son œuvre, essentielle dans la compréhension du XXe siècle (mais aussi de notre avenir), tout en offrant une réflexion sur le pouvoir des mots, le judaïsme, la mémoire.

Alice Étienne met en scène ​Lost in Vatican à L’étoile du nord, à Paris, les 12 et 13 janvier

Alice Etienne Après une hypokhâgne option Théâtre, Alice Étienne intègre le Cycle Spécialisé d’Art Dramatique du Conservatoire à Rayonnement Régional de Paris où, en tant que comédienne, elle étudie auprès de Nathalie Bécue-Prader, Olivier Besson et Lucie Valon. À sa sortie en 2022, elle fonde la Compagnie Lesoeurs pour créer des spectacles résolument inclusifs, joyeux, et s’inscrivant dans des dynamiques de travail collaboratives et sororales.

Lost in Vatican, texte de Lilas Roy, raconte l’histoire de Christine, 19 ans, novice franciscaine, qui voit ses rêves de pureté altruiste fauchés avant de prononcer ses vœux définitifs, noyée comme elle est dans le chagrin du deuil de sa Mère Supérieure. En pleine errance, elle croise deux religieuses pas comme les autres, deux Sœurs de la Perpétuelle Indulgence – militant·es queer qui l’embarquent à Paris, dans un monde où foi rime avec tolérance, prévention du SIDA et extravagance. Christine découvre une nouvelle vision du don de soi et son dilemme ; choisir les vœux qui feront d’elle une sainte… ou une rebelle.

Ralph Fiennes signe sa première mise en scène d’Opéra à Paris avec Eugène Onéguine du 26 janvier au 27 février 2026 à Garnier

Ralph Fiennes photo Brigitte Lacombe

photo Brigitte Lacombe

Acteur au cinéma dans de grosses productions hollywoodiennes, Ralph Fiennes a débuté sa carrière au théâtre dans les années 80 au London Open Air Theatre où il joue beaucoup de Shakespeare, puis il entre dans la troupe de Michael Rudman au Britain’s Royal National Theatre. En 1989, la Royal Shakespeare Company l’engage enfin comme pensionnaire, avant ses débuts au cinéma, sans abonner les planches, il endosse en 2006, le rôle de Richard III à l’Almeida Theatre.

Passionné par la culture russe et sensible à l’intensité dramatique de la musique de Tchaïkovski, Ralph Fiennes signe sa première mise en scène lyrique. S’il assume le choix d’une simplicité picturale pour évoquer la campagne russe ou une salle de bal, c’est pour mieux faire ressortir les émotions des personnages, aussi complexes que modernes.

Mahamat Fofana se raconte dans Mahamat, un solo de danse et de cirque mis en scène par Clément Dazin, à Transversales – Scène Conventionnée Cirque de Verdun, le 15 janvier

Mahamat Fofana photo Academie Fratellini

photo Academie Fratellini

Au lycée, Mahamat Fofana a un coup de coeur pour la capoeira, qui allie acrobatie et danse. Alors qu’il poursuit des études d’ingénieur, Mahamat découvre le plaisir de la scène au Festival d’Avignon. Inspiré par des artistes de cirque, il s’inscrit aux cours amateurs du Cirque Électrique à Paris, puis l’Académie Fratellini.

Clément Dazin dessine un portrait d’un homme de scène sensible et drôle. En collaboration avec l’auteur et metteur en scène Cédric Orain, Mahamat raconte par le geste et la parole le parcours d’un homme né en Côte d’Ivoire, son lien à la nature et à l’écologie.

Elle nous fait entrer dans l’histoire d’un circassien évoluant entre discipline aérienne, engagement intense, danse krump et théâtre.

Christophe Montenez sera Hamlet dans la mise en scène d’Ivo van Hove, au Théâtre de l’Odéon, à Paris, dans le cadre de la programmation hors les murs de la Comédie-Française, du 21 janvier au 14 mars

Christophe Montenez photo Comédie-Française Stéphane Lavoué

photo Comédie-Française Stéphane Lavoué

Après Les Damnés, Électre / Oreste et Tartuffe ou l’Hypocrite, Ivo van Hove retrouve la troupe de la Comédie-Française pour se confronter à Hamlet, l’une des plus vertigineuses tragédies de Shakespeare, monument du répertoire occidental.

Il confie le rôle-titre à Christophe Montenez dans une distribution resserrée. Le metteur en scène belge plonge dans la subjectivité tourmentée du prince danois, marqué par la disparition soudaine de son père et par le remariage précipité de sa mère avec son oncle, usurpateur du trône. Scène après scène, Ivo van Hove transforme le plateau en territoire mental, reflet de la confusion d’Hamlet, pour mieux saisir le moment de bascule où la jeunesse, humiliée et impuissante, glisse vers la violence et la destruction. Car si Hamlet croit d’abord pouvoir s’en remettre aux pouvoirs du théâtre pour rétablir la vérité sur l’assassinat du roi, c’est bien la vengeance qui, insidieusement, s’impose comme l’issue inévitable.

Balkis Moutashar crée Nous n’arrivons pas les mains vides au Pavillon Noir – CCN d’Aix-en-Provence, le 22 janvier, puis en tournée

Balkis Moutasha En 2020, Balkis Moutashar était invitée par KLAP Maison pour la danse à participer à la troisième édition de BOUGE !, créant une forme d’une quinzaine de minutes pour 12 danseurs et danseuses en fin de formation professionnelle.
À cette occasion, la chorégraphe imagine un protocole de travail partant des expériences des danseur·euses, et des gestes qui ont façonné leur jeune histoire de danse.

Nous n’arrivons pas les mains vides est un projet qui réunit 12 jeunes danseur·euses au tout début de leur vie professionnelle, pour une pièce qui porte un regard sur leur histoire, leur jeunesse et leur diversité. Sur ce qui fait danse pour eux, et qui infusera leur carrière : qui sont les danseur·euses de demain ?

Zola… Pas comme Émile !!! de Forbon N’Zakimuena à L’étoile du nord, à Paris, le 23 janvier, puis en tournée

Forbon N’Zakimuena photo Julien Pebrel

photo Julien Pebrel

Forbon N’Zakimuena est un artiste au carrefour entre le rap et le récit. Il est accompagné par la Maison du Conte en production déléguée sur ses deux premières créations : S.I.M.P.L.E (2020) et Tu mues, tu meurs !(?)! (2022). En septembre 2022, il crée sa compagnie, MANTRAP, accompagnée par L’Iliaque en production déléguée.

Zola… Pas comme Émile !!!, c’est l’histoire vraie d’un garçon de 13 ans qui, pour devenir officiellement français, doit passer un entretien de naturalisation. Et là, surprise : on lui demande de changer de prénom. Zola, c’est trop bizarre. Pas assez français. C’est ce moment que Forbon N’Zakimuena raconte sur scène, avec ses mots, son flow, sa musique, sa colère et son humour.

Chloé Oliveres dans Mon côté Wertheimer au Théâtre 13, à Paris, du 8 au 24 janvier

Chloé Olivéres photo Lou Sarda Tocityfr

photo Lou Sarda Tocityfr

Après le succès de Quand je serai grande, je serai Patrick Swayze, Chloé Oliveres revient seule en scène avec Mon côté Wertheimer (Les mères poules ne font pas des mouettes). À travers son arrière-grand-mère « mélancolique » internée à l’hôpital Sainte-Anne, sa grand-mère atteinte d’Alzheimer, sa mère et elle-même, Chloé Oliveres remonte le fil de son matrimoine et de son héritage psychique. Une exploration teintée d’humour et de tendresse.

Terrifiée par l’idée de devenir « folle », Chloé Oliveres sonde la fragilité psychologique de ses ancêtres. Mais étaient-elles fêlées ? Ou n’est-ce pas plutôt le patriarcat qui les a étiquetées non-conformes ? Pour se défaire de sa peur et chérir ce matrimoine qui la constitue, elle tente de se réconcilier avec les mères du côté Wertheimer de sa famille. Dans ce seule en scène lumineux, elle mène une réflexion sur la santé mentale à travers le temps et à travers les femmes.

Multiple-s de Salia Sanou au Centre Chorégraphique National de Nantes, dans le cadre du festival Trajectoires, les 21 et 22 janvier

Salia Sanou Salia Sanou prend la direction du Centre chorégraphique national de Nantes le 1er janvier et présente deux duos issus de son répertoire, réunis sous le signe du partage et de la rencontre. Avec le projet Multiple-s, le chorégraphe invente un espace d’échange où il invite d’autres artistes à croiser son univers. Après De beaucoup de vous avec Germaine Acogny, figure majeure de la danse africaine contemporaine, et De vous à moi avec l’écrivaine Nancy Huston, il retrouve aujourd’hui pour Trajectoires deux complices de choix, la chanteuse et compositrice Ange Fandoh, pour D’un dialogue avec vous, et le musicien et poète Babx, avec Et vous serez là.

Sur un plateau tournant, symbole des cycles de la vie, les duos s’enchaînent et se répondent. Gestes, voix et musiques se mêlent dans un jeu d’écoute et d’improvisation, révélant la beauté fragile de chaque rencontre. Avec Multiple-s, Salia Sanou célèbre la pluralité des langages et la puissance de l’altérité : un voyage sensible où chaque corps, chaque voix, chaque musique ouvre un espace de rencontre avec l’autre.

Aux suivantes de Juliette Steiner au TJP – CDN Strasbourg Grand Est, du 13 au 24 janvier

Juliette Steiner © Laetitia Piccarretra

© Laetitia Piccarretra

Metteuse en scène, comédienne et plasticienne, Juliette Steiner est membre du collectif d’artistes au TJP – Centre Dramatique National de Strasbourg depuis 2023. Pour sa nouvelle création, l’artiste et toute l’équipe de la compagnie s’emparent de l’héritage manquant des femmes artistes trop peu connues, oubliées, voire spoliées. Ces artistes, leurs paroles ou leurs œuvres formeront un poème plastique et théâtral, proche d’un collage surréaliste, dans le but non pas de donner une leçon d’histoire de l’art, mais plutôt de dévoiler la richesse dont on se prive en ne racontant qu’un bout du récit, ou en oubliant un pan entier de l’histoire.

Mêlant dessin en direct, théâtre et DJ set improvisé, l’équipe au plateau joue à faire apparaître et disparaître les femmes artistes dans un joyeux jeu d’échos et de résonances. Une conférencière devient performeuse, Britney Spears rencontre Camille Claudel et Louise Bourgeois côtoie une peintre des cavernes, Artemisia Gentileschi ou les Guerrilla Girls… La baronne Dada Elsa von Freytag-Loringhoven n’est jamais bien loin non plus ! Juliette Steiner se saisit de toutes ces figures pour faire, à son tour, œuvre.

2 janvier 2026/par L'équipe de sceneweb
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