Sceneweb
  • À la une
  • Actu
  • Critiques
    • Coup de coeur
    • A voir
    • Moyen
    • Décevant
  • Interviews
  • Portraits
  • Disciplines
    • Théâtre
    • Danse
    • Opéra
    • Cirque
    • Jeune public
    • Théâtre musical
    • Marionnettes
    • Arts de la rue
    • Humour
  • Festivals
    • Tous les festivals
    • Festival d’Avignon
    • Notre Best OFF
  • Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Rechercher
  • Menu Menu

La Cordonnerie sous le signe de Shakespeare

A voir, Les critiques, Paris, Théâtre
La Cordonnerie crée Ne pas finir comme Roméo et Juliette d'après Shakespeare Pierrick Corbaz
La Cordonnerie crée Ne pas finir comme Roméo et Juliette d'après Shakespeare

Photo Pierrick Corbaz

Après Cervantès et Don Quichotte, le collectif La Cordonnerie de Métilde Weyergans et Samuel Hercule s’inspire de Roméo et Juliette et Shakespeare. Un spectacle inventif et délicat, tressant théâtre et cinéma, qui déploie son imaginaire visuel et sonore.

« Je vais vous raconter une histoire ». Ainsi commence la dernière création de La Cordonnerie, compagnie fondée en duo par Métilde Weyergans et Samuel Hercule, qui s’est fait une spécialité de mêler au plateau théâtre, musique et cinéma au service de récits protéiformes attachants, puisant parcimonieusement leurs motifs dans le grand vivier des contes, de la littérature et du répertoire théâtral, en l’occurrence chez Shakespeare, comme l’annonce d’emblée le titre de ce nouveau spectacle tout aussi mélancolique et merveilleux que le précédent, Dans la peau de Don Quichotte, d’après Cervantès.

De l’auteur élisabéthain et de la tragédie des amants de Vérone, il ne reste pourtant pas grand-chose finalement, du moins en surface. Car, en creux, infuse l’amour impossible de Roméo et Juliette, leur rencontre hasardeuse, la fête et la rixe, les obstacles extérieurs à leur lien, ainsi que ces citations empruntées à l’œuvre du dramaturge, transformées en horoscopes shakespeariens méditatifs, drôles et poétiques. Au royaume de La Cordonnerie règne la fantaisie aussi, l’humour et l’ingéniosité d’un dispositif opérant à vue le bruitage et la sonorisation en direct du film projeté, réalisé en amont du spectacle. Sur scène, deux temporalités se superposent et dialoguent entre elles tandis qu’à l’écran, deux mondes cohabitent séparément, reliés par un pont que personne n’ose jamais franchir : celui de Romy, du côté des « invisibles » au sens propre du terme ; celui de Pierre, dans une zone portuaire ordinaire. Jusqu’à ce que la jeune fille transgresse l’interdit suprême et traverse la frontière.

Ne pas finir comme Roméo et Juliette met à nouveau en lumière le savoir-faire pluridisciplinaire et la précision virtuose de cette compagnie qui parvient dans un même geste artistique à tresser technologie et artisanat à travers théâtre et cinéma sans oublier une composition musicale sur mesure, signée à quatre mains par Timothée Jolly et Mathieu Ogier. Une technique merveilleusement rodée faisant appel à une ingéniosité tout terrain mise au service d’un récit sensible et délicat, se déployant sur plusieurs niveaux de réceptions, tel est ce spectacle raffiné et émouvant. Une fable fantastique auréolée de vertus symboliques qui convoque à l’image et au plateau une panoplie d’objets quotidiens constitutifs d’un univers plein de charme suranné. Métilde Weyergans et Samuel Hercule ont le don d’insuffler du rêve dans le concret de leurs actions, de rendre magiques les détails, de créer des étincelles de poésie dans les petits riens du récit. C’est tendre, touchant et époustouflant dans sa réalisation.

Marie Plantin – www.sceneweb.fr

Ne pas finir comme Roméo et Juliette
Texte et mise en scène Métilde Weyergans, Samuel Hercule
Avec Samuel Hercule, Métilde Weyergans, Timothée Jolly, Mathieu Ogier, et, à l’écran, Valentine Cadic, Marin Moreau, Benoit Moreira Da Silva, Katell Jan, Aurélia Petit, Pasquale D’inca, Chloé Chomis, Louise Pagès
Musique originale Timothée Jolly, Mathieu Ogier
Création sonore Adrian’ Bourget
Création lumière Sébastien Dumas
Conception machinerie Frédéric Soria, Dominique Mercier-Balaz, Michaël Dimier
Assistantes mise en scène Pauline Hercule, Sarah Delaby-Rochette
Réalisation du film Métilde Weyergans, Samuel Hercule
Assistants réalisation Kévin Soirat, Louise Pagès
Scripte Louise Albon
Image Vadim Alsayed
Décors Victor Melchy
Costumes Rémy Le Dudal
Conception masques Adèle Ogier
Montage Julien Soudet
Effets spéciaux Chadi Abo, Naser Abo/Hecat Studio

Production La Cordonnerie
Coproduction Le Volcan – Scène nationale du Havre, Théâtre de la Ville – Paris, Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines – Scène nationale, Théâtre de Lorient – CDN, maisondelaculture de Bourges – Scène nationale, Tandem Arras-Douai – Scène nationale, Le Vellein – Scènes de la CAPI, Le Maillon Théâtre de Strasbourg – Scène européenne, Théâtre de la Croix-Rousse – Lyon, L’Onde – Théâtre et Centre d’art de Vélizy-Villacoublay, Le Quartz – Scène nationale de Brest, Le Cratère – Scène nationale d’Alès, Escher Theater (Luxembourg)
Avec le soutien de La Garance – Scène nationale de Cavaillon et la participation artistique de l’ENSATT
Avec l’aide de la SPEDIDAM

La Cordonnerie est soutenue par le ministère de la Culture – DRAC Auvergne–Rhône–Alpes, la Région Auvergne–Rhône-Alpes et la Ville de Lyon.

Durée : 1h30
À partir de 12 ans

Vu en octobre 2021 au Théâtre de la Ville, Paris

Théâtre du Rond-Point, Paris
du 24 au 29 mars 2026

24 mars 2026/par Marie Plantin
Partager cette publication
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur X
  • Partager sur WhatsApp
  • Partager sur LinkedIn
  • Partager par Mail
  • Lien vers Instagram
Vous aimerez peut-être aussi
La Cordonnerie crée L'Affaire L.ex.π.Re Métilde Weyergans et Samuel Hercule réinterprètent « Phèdre » en mode thriller
Udo, complètement à l’est de Métilde Weyergans et Samuel Hercule
Du XVIIIème aux fifties, Stavisky ravive Goldoni
Manon Worms et Hakim Bah créent Indestructible « Indestructible », trop fragile
Les statistiques jamais n’aboliront le hasard
Un Don Quichotte du 3e millénaire
Philippe Lebruman « Reconstitution » : le procès de Bobigny en trompe-l’œil
Sarah Delaby-Rochette met en scène « À sec » de Marcos Caramés-Blanco
0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans le moteur de recherche, plus de 22 000 spectacles référencés

Search Search
© Sceneweb | Limbus Studio – création et maintenance de site WordPress
  • L’actualité du spectacle vivant
  • Qui sommes-nous ?
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité
  • Signaler un abus
  • Contact
  • Politique de cookies (UE)
Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut