Divinité grecque protectrice des bergers et des troupeaux, Pan inspire à Jean Giono un texte étrange, puissant et fascinant extrait du recueil Solitude de la pitié (Éditions Gallimard). Dans un village, un bûcheron maltraite par jeu une colombe. Pour punir cet acte contre-nature, un curieux personnage mystérieux — mi-homme, mi-chèvre — s’invite dans la communauté, semant le désordre, l’excès et le chaos. Il transforme la fête traditionnelle en une orgie obscène et ramène les hommes à leurs instincts bestiaux, faisant basculer le monde paysan dans le fantastique d’un paganisme troublant. Porté par le timbre et l’accent provençal de Maxime Lombard, ce « chant du monde » explore les présages, la colère, la tendresse et la puissance des forces occultes qui sommeillent sous l’apparente quiterude d’un Éden retrouvé.
Prélude de Pan d’après Jean Giono (d’après la nouvelle Prélude de Pan, extraite de Solitude de la pitié, Éditions Gallimard) Interprétation et lecture : Maxime Lombard Création musicale et accordéon : Olivier Depoix Création lumières : Dorian Mjahed-Lucas
Production : Théâtre de Poche-Montparnasse
Durée : 1h10
Théâtre de Poche-Montparnasse, Paris À partir du 31 août, tous les lundis à 21h
Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !