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Dans ce jardin qu’on aimait… pas tant que ça

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Marie Vialle monte Dans ce jardin qu'on aimait de Pascal Quignard au Festival d'Avignon 2022
Marie Vialle monte Dans ce jardin qu'on aimait de Pascal Quignard au Festival d'Avignon 2022

Photo Christophe Raynaud de Lage

Au Festival d’Avignon, Marie Vialle met en scène Dans ce jardin qu’on aimait de Pascal Quignard, un récit étonnant sur un pasteur qui retranscrivait la musique des oiseaux. Une déception.

L’envie de renommer la pièce mise en scène par Marie Vialle selon notre avis critique s’impose ; cédons-y. Lundi 11 juillet, nous avons vu « Dans ce jardin qu’on aurait aimé aimer ». La déception théâtrale était, en effet, à la hauteur des enjeux romanesques du livre de Pascal Quignard, Dans ce jardin qu’on aimait. Et au fil d’une longue soirée ennuyeuse, cette déception s’est transformée en incompréhension, puis en frustration. Le 3 mai 2017, l’auteur français publiait chez Grasset un livre dans lequel il racontait l’histoire étonnante du révérend Simeon Pease Cheney, qui vécut dans la Nouvelle-Angleterre américaine, au XIXe siècle (1823-1890). À la mort de sa femme, ce dernier s’est, pendant une vingtaine d’années, mis en tête de retranscrire en musique tous les chants des oiseaux qu’il entendait dans son jardin, bien avant les compositeurs Maurice Ravel et Olivier Messiaen. Compilé dans La musique des oiseaux, son travail précurseur et singulier fait date.

Mais il n’est pas question que de musique dans le texte de Pascal Quignard, loin de là. L’auteur retrace aussi, et surtout, la relation romanesque et tumultueuse entre Simeon Pease Cheney et sa fille Rosamund. Lorsque la femme du pasteur décéda en couches, celui-ci sombra dans un chagrin profond, incurable, et lorsque la fille de ce dernier atteignit la vingtaine (c’est-à-dire l’âge où mourut sa femme), il la rejeta, cruellement, bêtement, parce que sa beauté lui rappelait celle de son épouse. Père et fille se retrouvèrent des années plus tard, autour de la musique. Et c’est d’ailleurs celle-ci qui publia son travail, à titre posthume.

Il y avait donc matière ! Pour l’histoire, évidemment, mais aussi pour les sons des bêtes à imiter et à mettre en scène sur un plateau de théâtre : ces sons, si bizarres et si passionnants, lorsqu’ils sont écoutés avec une extrême attention. Las, les échecs du spectacle s’imposent à tous les étages, et il n’y a vraiment rien à sauver si ce n’est l’engagement scénique de Marie Vialle (qui joue Rosamund) et de Yann Boudaud (qui incarne le pasteur) : la narration est racontée de manière monocorde ; l’émancipation de Rosamund, la dépression de son père et le travail musical (et ornithologique) évoqué par l’un et l’autre se télescopent de façon confuse ; la scénographie, aux couleurs rouille et bleue, figure tout sauf la nature – ou même la beauté d’un jardin alors le Cloître des Célestins avec ces deux platanes majestueux avait beaucoup à offrir. Mais enfin, et surtout, Marie Vialle manque d’idées de mise en scène. Les corps des deux comédiens encombrent le plateau. Les projections ne provoquent rien. Les séquences chantées et dansées ne sont pas inspirées. On sourit, un peu, parfois. On s’ennuie beaucoup, surtout. La durée du spectacle (1h30) en paraît le double. C’est dommage, le potentiel théâtral était immense.

Igor Hansen-Love – sceneweb.fr

Dans ce jardin qu’on aimait
Texte Pascal Quignard
Conception et mise en scène Marie Vialle
Avec Yann Boudaud, Marie Vialle
Collaboration à la mise en scène Eric Didry
Adaptation David Tuaillon et Marie Vialle
Scénographie et costumes Yvett Rotscheid
Son Nicolas Barillot
Lumière Joël Hourbeigt
Travail vocal et musical Dalila Khatir

Production Compagnie Sur le bout de la langue
Coproduction Théâtre national de Nice, Châteauvallon-Liberté scène nationale, Festival d’Avignon, La Comète Scène nationale de Châlons-en-Champagne, Théâtre du Bois de l’Aune (Aix en Provence), Les Célestins théâtre de Lyon, Théâtre Garonne – scène européenne de Toulouse, Comédie de Picardie Scène conventionnée (Amiens)
Avec le soutien de la Drac Auvergne-Rhône-Alpes – ministère de la Culture, Activités Sociales de l’énergie, Centquatre-Paris, Théâtre de la Bastille (Paris)
Avec l’aide de François Chattot et Martine Schambacher

Durée : 1h30

Festival d’Avignon 2022
Cloître des Célestins
du 9 au 16 juillet, à 22h

Le Bois de l’Aune, Aix-en-Provence
du 17 au 18 novembre

Châteauvallon – Le Liberté, scène nationale, Toulon
du 23 au 25 novembre

Théâtre national de Nice
du 30 au 2 décembre

Théâtre de la Bastille, Paris
du 16 janvier au 2 février 2023

Théâtre Garonne, Toulouse
du 8 au 11 février

Célestins, théâtre de Lyon
du 28 mars au 7 avril

La Comète, Châlons-en-Champagne
du 11 au 12 avril

12 juillet 2022/par Igor Hansen-Løve
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