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Les visages de la rentrée

À la une, Béthune, Charleville Mézières, Danse, Genève, Gennevilliers, Limoges, Lorient, Lyon, Paris, Reims, Théâtre
Les visages de la rentrée 2025

Ces artistes vont faire rayonner les scènes de Lyon à Reims, de Genève à Gennevilliers, de Béthune à Lorient, de Limoges à Paris, de Feytiat à Charleville-Mézières, d’Aubervilliers à Rennes. Découvrez les visages de la rentrée 2025 ! 

Germaine Acogny dans Joséphine, création au Théâtre des Champs-Elysées à Paris, du 24 au 28 septembre

Germaine Acogny

Photo Antoine Tempé

Il y a 100 ans, le 22 octobre 1925, Joséphine Baker présentait au Théâtre des Champs-Elysées sa Revue Nègre. Pour célébrer ce centenaire et le cinquantenaire de la mort de cette figure des années folles, le TCE et son nouveau directeur, Baptiste Charroing, ont demandé à la chorégraphe sénégalaise Germaine Acogny de créer un solo qui lui rend hommage.

Renouer avec le passé, c’est aussi, encore et toujours, faire résonner Le Sacre du printemps. Faire converser la figure de Joséphine et celle de Pina Bausch, l’une des personnalités les plus inventives de la danse européenne, s’est imposé presque naturellement.

Sumaya Al-Attia met en scène .REKORD ببي au Théâtre de l’Union, à Limoges, dans le cadre des Francophonies – Des écritures à la scène, les 25 et 27 septembre

Sumaya Al-Attia

Photo Stanley Morgan

Comédienne et autrice jordanienne, irakienne et française, Sumaya Al-Attia se passionne pour le théâtre dès son enfance. Formée en Jordanie par Saad Abbas et Jane-Ann Heffernan, elle joue en arabe et en anglais. Installée en France depuis 2006, elle obtient sa Licence et son Master 2 en Études Théâtrales à la Sorbonne Nouvelle. Elle débute au cinéma dans Incendies de Denis Villeneuve et dans #Hashtag de Muhammad Nour ElKhairy.

.REKORD ببي est une histoire de famille et de déracinement. Entre la France et l’Irak, entre 1966 et 1976. Bibi est française, Abdul est irakien. Iels ont un enfant, Philippe.

Mohammad Basha met en scène Un cœur artificiel au Centre culturel Georges Brassens de Feytiat, dans le cadre des Francophonies – Zébrures d’automne, les 26 et 27 septembre

Mohammad Basha

Photo DR

Mohammad Basha est un acteur, metteur en scène et créateur de théâtre palestinien originaire de Jérusalem. Formé à l’École nationale de théâtre de Palestine (2008-2011) et à l’Académie d’art dramatique d’Al-Kasaba (2012), il a participé à de nombreux festivals et ateliers internationaux, notamment aux festivals de théâtre de Venise et de Carthage.

Un cœur artificiel plonge dans les questions sociales, humaines et politiques qu’amènent les évolutions des machines et de l’intelligence artificielle. Confort matériel, émotions, naissance et déclin d’une civilisation, cette comédie dystopique se demande ce qui fait de nous des humain·e·s, à travers trois histoires de robot et d’humour.

Zakary Bairi, Édouard III dans la mise en scène de Cédric Gourmelon, création à La Comédie de Béthune, du 2 au 9 octobre, puis en tournée

Zakary Bairi

Photo Pierre Le Bastard

Zakary Bairi est un comédien et performeur franco-algérien. Il débute au théâtre à l’âge de quatorze ans dans Cheptel de Michel Schweizer créé en 2017 au Festival International des Arts de Bordeaux Métropole. Ils poursuivent une collaboration concevant tous deux plusieurs formes performatives.

Il sera Édouard III dans cette oeuvre quasi inconnue de Shakespeare. Édouard III, roi d’Angleterre, tombe éperdument amoureux de la comtesse de Salisbury, qu’il tente, malgré ses réticences, de conquérir par tous les moyens. Dans la lignée de la tradition shakespearienne, Cédric Gourmelon choisit pour sa mise en scène une troupe d’acteurs et actrices intenses, mêlant les générations, et qui embrassent à merveille le choix d’un théâtre populaire. Les costumes d’époque et les décors, créés de main de maître, nous embarquent physiquement dans la richesse d’un destin plein de surprises. Un grand moment de théâtre dont on ne saurait ressortir indemne.

Laurie Cannac met en scène Histoires invisibles au Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes de Charleville-Mézières, du 22 au 24 septembre

Laurie Cannac

Photo DR

Au Bangladesh, deux scientifiques étudient l’impact des fantômes du Bengale sur la circulation à Dacca, capitale du pays. Ils pensent maîtriser leur sujet quand, sans crier gare, les fantômes prennent vie et les embarquent au coeur de la jungle des Sundarbans, la plus grande mangrove du monde, dans un périple fantasmagorique.

S’appuyant sur les histoires traditionnelles bengalis, Laurie Cannac s’attache à représenter l’invisible. Ses marionnettes, manipulées par un duo franco-bangladais, nous plongent dans un monde surnaturel, d’un animisme revigorant, où les plus ancestrales croyances semblent n’avoir été perpétuées que pour répondre aux dilemmes les plus contemporains. Entre frissons et fantaisie, ce spectacle nous rappelle notre fragilité devant ce qui nous dépasse. Et si on apprenait à réécouter les fantômes ?

Bénédicte Cerutti, Marie Stuart dans la mise en scène de Chloé Dabert à La Comédie de Reims, du 2 au 9 octobre, puis en tournée

Bénédicte Cerutti

Photo Jean-Louis Fernandez

Après des études d’architecture, Bénédicte Cerutti entre en 2001 à l’École du Théâtre National de Strasbourg. Elle intègre la troupe du TNS en 2004 et joue dans les spectacles de Stéphane Braunschweig. Ces dernières saisons, elle est mise en scène par Chloé Dabert, notamment dans Girls and Boys et Le Firmament. Elle retrouve la directrice de La Comédie de Reims pour la création de Marie Stuart.

Friedrich Schiller a écrit Marie Stuart, tragédie historique en cinq actes, en 1800. La pièce se concentre sur les derniers jours de la reine d’Écosse avant son exécution en 1587 et se penche sur le conflit entre Marie Stuart et la reine Élisabeth 1ère d’Angleterre, en mettant en lumière les dilemmes politiques, religieux et personnels auxquels elles sont confrontées.

F*cking Future de Marco da Silva Ferreira, création à la Biennale de la danse de Lyon, du 18 au 20 septembre

Marco da Silva Ferreira

Photo José Caldeira

Ce spectacle pop et punk met en parallèle le corps militaire et le corps militant, pour offrir un manifeste du changement. L’espace dans lequel nous évoluons semble tantôt un ring, un kiosque, ou un socle de musée, une zone à la fois intime et vaste, à encercler. Accro aux mélanges de genres, Ferreira brouille les frontières.

Avec F*cking Future, Marco da Silva Ferreira explore la chorégraphie inhérente aux systèmes d’oppression, notamment le patriarcat. Accompagné de sept performeur·euses, l’artiste portugais puise dans son histoire personnelle. Ancien nageur devenu danseur multi-styles, il a connu la discipline corporelle sous toutes ses formes. Entre la rigueur du militaire et la liberté du club, F*cking Future ouvre un dialogue entre les mondes. Il est possible ici de taper du pied avec douceur ou de se déhancher en uniforme, en une célébration de la liberté du corps.

Gabriel Dufay met en scène Étincelles, des pièces courtes de Jon Fosse au Studio-Théâtre de la Comédie-Française, du 18 septembre au 2 novembre

Gabriel Dufay

Photo DR

Prix Nobel de littérature 2023, Jon Fosse est pour la première fois monté à la Comédie-Française. Dans l’œuvre de cet immense auteur norvégien, Gabriel Dufay – l’un de ses traducteurs et metteurs en scène en France – réalise un montage composé de quatre courtes pièces, inédites, et quelques-uns de ses textes et poèmes.

Gabriel Dufay rapproche la fulgurance de ces pièces à des haïkus japonais et révèle au sein d’un espace épuré les multiples plans de cette œuvre qui donne une voix à des anonymes, souvent démunis, cherchant les mots pour dire l’indicible. À la suite de Claude Régy qui l’a révélée en France et de Patrice Chéreau qui l’a mise en scène, Gabriel Dufay déploie, dans un geste à la fois pictural et incarné, le souffle musical et l’énergie poétique de cette écriture où nos secrets s’éveillent. Et il cite Jon Fosse lui confiant : « Je regarde toujours avec émerveillement un monde en train de se créer ».

Élodie Emery dans Ceci n’est pas une religion à La Villette, à Paris, du 9 au 13 septembre

Élodie Emery

Photo DR

« Dans son « stand-up du réel », Ceci n’est pas une religion, Élodie Emery fait avec autant d’humour que de rigueur le récit d’une quête spirituelle qui se transforme en enquête sur les dessous pas chics du tout du bouddhisme en Occident.

Élodie Emery n’est pas comédienne. Le théâtre, elle ne l’a approché qu’il y a peu avec Live Magazine, c’est-à-dire sur le tard. Et elle est loin de s’en cacher. Elle le revendique même d’emblée en arrivant feuilles à la main, au cas où sa mémoire, encore peu rompue à l’exercice du seul en scène, viendrait à flancher. Cette fragilité assumée s’apparente à celle des praticiens de la conférence gesticulée ». Extrait de la critique d’Anaïs Heluin sur sceneweb.

Alexandra Guenin met en scène Bois diable, création aux Francophonies de Limoges, du 29 septembre au 3 octobre

Alexandra Guenin

Photo Astrid Usai

Bois diable est une fable théâtrale, chorégraphique et musicale, née d’une collaboration entre des artistes de Guyane, du Congo et de l’Hexagone. Le spectacle interroge les héritages invisibles, les liens entre les vivant·e·s et les disparu·e·s et la manière dont les corps et les rituels conservent la mémoire des peuples. Danse, musique et théâtre s’y entremêlent pour faire émerger une narration poétique et vivante.

Alexandra Guenin est autrice, comédienne et metteuse en scène, née en 1983 à Cayenne, en Guyane. Après une enfance itinérante entre le Tchad, le Maroc, Madagascar, la France et le Congo, elle fonde en 2016 Théâtre à la Carte, à Pointe-Noire, puis en 2023 Théâtre à la Carte 973, en Guyane, affirmant une démarche artistique transatlantique.

Clément Hervieu-Léger met en scène Nous, les héros de Jean-Luc Largarce, création au Théâtre de Lorient, du 23 au 26 septembre, puis en tournée

Clément Hervieu-Léger

Photo DR

Quelle rentrée pour Clément Hervieu-Léger ! Il succède à Éric Ruf au poste d’administrateur de la Comédie-Française, et présente au sein de sa compagnie (co-dirigée avec Daniel San Pedro) Nous, les héros en tournée jusqu’à la fin de l’année.

Nous, les héros raconte la soirée d’une troupe de théâtre itinérante, réunie après la représentation pour célébrer les fiançailles de la fille aînée du clan avec le jeune premier. Ce texte nous invite à rejoindre les coulisses et à partager l’intimité des comédiens à l’heure où ceux-ci retrouvent leurs costumes de ville. Mais la cohabitation est loin d’être simple et dans cet interstice, où le jeu se confond avec la réalité, les interrogations posées dépassent largement le cadre théâtral : « Comment trouver sa place ? », « Comment faire pour que nos rêves concordent à peu près avec la vie que nous menons ? ».

Jisca Kalvanda dans Les Conséquences, premier volet d’une trilogie de Pascal Rambert, création au Théâtre National de Bretagne, à Rennes, du 30 septembre au 10 octobre

Jisca Kalvanda

Photo DR

Jisca Kalvanda s’est formée à l’École du Théâtre national de Strasbourg (groupe 45). Elle joue sous la direction de Jean-François Sivadier, Stanislas Nordey et Julien Gosselin. Au cinéma, elle est révélée dans le film Max et Lenny pour lequel elle remporte le prix d’interprétation féminine du Festival international des jeunes réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz. Elle retrouve Pascal Rambert, avec qui elle avait travaillé dans 8 ensemble, et sa distribution prestigieuse dans Les Conséquences.

Pascal Rambert revient avec une pièce chorale. Au plateau, ils seront 11 comédiens, certains familiers de Rambert, d’autres le deviendront au fil d’une trilogie ambitieuse dont Les Conséquences est le premier volet. On suivra cette famille, ce chœur d’exception, jusqu’en 2029. Le temps passera, pour de vrai et pour de faux, alchimie singulière entre le réel et la fiction. Le temps installera donc les spectateurs dans une relation privilégiée de témoins au long cours.

Lucile Lacaze met en scène La Folle Journée ou Le Mariage de Figaro, d’après Beaumarchais, au Théâtre des Célestins, à Lyon, du 24 septembre au 4 octobre

Lucile Lacaze

Photo DR

Lucile Lacaze est co-fondatrice avec Gabin Bastard de la compagnie La Grande Panique qui a obtenu le prix Incandescences 2024 pour Mesure pour mesure. La jeune troupe poursuit son dépoussiérage des grands classiques avec entrain.

Plutôt qu’un respect absolu du texte, elle le déleste de ses bons mots pour rendre la parole la plus concrète possible et revitaliser ce classique du théâtre. Au service d’un propos resserré autour de six personnages dans un décor épuré avec coulisses à vue, elle retrouve l’équipe de la compagnie La Grande Panique qu’elle a cofondée en 2021. Ensemble, ils en font un matériau très contemporain, s’adressant directement au public. Exit le quatrième mur !

Jin Xuan Mao dans Les Enivrés, mis en scène par Frédéric Bélier-Garcia, à La Commune – CDN d’Aubervilliers, du 18 septembre au 3 octobre

Jin Xuan Mao

Photo DR

Jin Xuan Mao est né et a grandi dans une petite ville de Chine et, à 18 ans, il déménage en France. Il intègre le Conservatoire Supérieur d’Art Dramatique, dont il sort diplômé en 2021. Il joue sous la direction de Macha Makeïeff dans Tartuffe-Théorème, puis David Bobée lui propose dans son Dom Juan de Molière de jouer le rôle de Pierrot en mandarin, sa langue maternelle, avec XiaoYi Liu.

Il rejoint la troupe de Frédéric Bélier-Garcia qui connaît bien la langue insolente, le grotesque des situations et le tremblé métaphysique des méditations de Viripaev pour avoir déjà mis en scène Les guêpes de l’été nous piquent encore en novembre. Ici, des balbutiements émerge une voix lumineuse sur la condition humaine et le sourire fou de notre monde. Pincer ces instants, pris à notre danse quotidienne autour du gouffre, mais où la vie scintille d’une autre aube ; voilà l’enjeu.

Anna Mouglalis dans La chair est triste hélas au Théâtre de l’Atelier, à Paris, du 9 septembre au 25 octobre

Anna Mouglalis

Photo Christophe Raynaud de Lage

Dans La chair est triste hélas, texte paru en 2023 aux Éditions Julliard (sous la direction de Vanessa Springora), Ovidie livre dans un geste littéraire les raisons pour lesquelles elle a décidé, il y a six ans, de quitter l’hétérosexualité. L’autrice revendique qu’il ne s’agit « ni d’un essai, ni d’un manifeste, encore moins d’un projet de société ».

De par ses nombreuses prises de parole et son engagement féministe, Anna Mouglalis lui a semblé être l’évidence. Sa puissance scénique en fait la comédienne idéale pour porter ce texte de révolte. Pour l’accompagner dans cette nouvelle création, Ovidie s’entoure de deux collaborateurs réguliers présents sur ses précédentes réalisations, notamment du compositeur Geoffroy Delacroix (le documentaire Là où les putains n’existent pas et la série fiction Des gens bien ordinaires) et de la monteuse Barbara Bascou (le documentaire Scum Manifesto : j’ai tiré sur Andy Warhol).

Olivier Normand dans Vaslav au Théâtre du Rond-Point, à Paris, du 16 septembre au 4 octobre

Olivier Normand

Photo Laurent Poleo Garnier

Après des études de Lettres Modernes à l’ENS de Lyon, Olivier Normand se forme à la danse contemporaine dans le cadre des programmes ex.e.r.ce (direction Mathilde Monnier et Xavier Le Roy) au Centre chorégraphique national de Montpellier et Transforme à l’Abbaye de Royaumont (direction Myriam Gourfink). Il se forme également au jeu théâtral et au chant baroque dans les Conservatoires Régionaux de Montpellier. À partir de 2007, deux collaborations avec Mathilde Monnier inaugurent sa carrière de danseur : Tempo 76 et Pavlova 3’23.

« Avec Vaslav, du nom de son avatar travesti, ce bel artiste déploie sa gamme de tonalités, un répertoire choisi avec soin dans un éventail de morceaux et chansons d’hier et d’aujourd’hui. C’est une invitation au voyage et il nous le dit de sa voix douce et accueillante juché sur des talons de 12, robe fourreau de velours noir soulignant sa silhouette longiligne, bracelets, colliers, bagues et breloques de circonstance, parure affriolante surmontée d’un adorable béret de marin. » Extrait de la critique de Marie Plantin sur sceneweb.

Bwanga Pilipili dans Portrait de Rita de Laurène Marx à Théâtre Ouvert, dans le cadre du Festival d’Automne à Paris, du 11 au 30 septembre

Bwanga Pilipili

Photo Néhémie Lemal

Originaire du Kivu, en République démocratique du Congo et diplômée de l’INSAS, Bwanga Pilipili jongle entre les métiers d’actrice, d’autrice et de metteuse en scène. Artiste associée au Théâtre du Rideau de Bruxelles, elle est dramaturge pour le premier spectacle de Yousra Dhary, Kheir Inch Allah. Elle est également co-créatrice des trois éditions du Festival Bruxelles/Africapitales et de B. Narrative aux Halles de Schaerbeek.

En septembre 2023, Mathis, un écolier de 9 ans près de Charleroi, subit les insultes racistes de ses camarades. En réaction, il entre dans une colère jugée incontrôlable par l’école, qui décide d’appeler la police. À son arrivée, sa mère, Rita, découvre son fils plaqué au sol par un agent de police. À partir de cet acte de violence raciste, l’autrice et metteuse en scène Laurène Marx, spécialiste du seule en scène, et Bwanga Pilipili choisissent de raconter l’histoire à travers le parcours de la mère, une femme d’affaires camerounaise devenue aide-ménagère.

Vimala Pons met en scène Honda Romance, création à la Comédie de Genève, du 23 au 28 septembre, avant Grenoble et le Festival d’Automne à Paris

Vimala Pons

Photo Rainer&Erain

Comment trouver sa place dans un monde inondé d’informations et de bribes numériques qui disparaissent en un claquement de doigts ? Entre performance, stand-up, dialogue entre technologie et réflexion existentielle, Vimala Pons questionne à nouveau le monde contemporain dans un ballet sensible et facétieux, sur la musique de Rebeka Warrior et de Tsirihaka Harrivel.

Le titre, mystérieux, joue sur la polysémie. « Honda » désigne une marque de véhicules qui lancera en 2030 des satellites, mais signifie aussi dans différentes langues : existence, rizière, fronde, vif, origine, livre, famille et mes gars sûrs. Quant à « Romance », c’est un mot souvent associé à l’amour, alors qu’il désigne à l’origine « une pièce musicale de style simple ». Honda Romance interroge la richesse du langage et sa capacité à multiplier les significations. À l’heure des algorithmes et de la simplification du sens par soucis de rapidité, ce choix de s’arrêter sur les mots devient un choix poétique, un élan vital.

Dominique Reymond dans Et jamais nous ne serons séparés de Jon Fosse, mise en scène de Daniel Jeanneteau et Mammar Benranou au T2G Théâtre de Gennevilliers, du 18 septembre au 13 octobre

Dominique Reymond

Photo Jean-Louis Fernandez

« C’est un texte du début de l’œuvre de Jon Fosse, assez différent de ce qui va suivre, parce que peut-être moins achevé, ou disons moins radical dans l’épure. C’est une forme lancinante et continue, fracturée de petits glissements de terrain, de décalages et d’incohérences qui en font à la longue une sorte d’énigme, d’apparence simple et ordinaire, parlant de la vie, de la mémoire et de la mort », expliquent Daniel Jeanneteau et Mammar Benranou.

Dominique Reymond étudie l’art dramatique à Genève, suit des cours à l’école du Théâtre national de Chaillot avec Antoine Vitez, puis au Conservatoire national supérieur d’Art dramatique de Paris. Elle a déjà croisé la langue de Jon Fosse dans Visites, une mise en scène de Marie-Louise Bischofberger.

Borda de Lia Rodrigues, en ouverture de La Biennale de la danse de Lyon, les 6 et 8 septembre, avant le Festival d’Automne à Paris

Lia Rodrigues

Photo Sammi Landweer

La chorégraphe brésilienne Lia Rodrigues est de retour avec Borda, création qui marque et célèbre les 35 ans d’existence de la Lia Rodrigues Companhia de Danças, installée dans la favela de Maré à Rio de Janeiro depuis 2004.

Inspirée par la polyvalence du terme « borda » en portugais – qui signifie à la fois « frontière », « confins », « seuil », « limite », « barrière », mais aussi « rêve » et « fantasme » – Lia Rodrigues invite à dépasser la perception des frontières comme simple espace physique générateur d’exclusion.

29 août 2025/par L'équipe de sceneweb
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