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La saison 2026/2027 du Théâtre de la Bastille : « à bord du navire-monde ! »

Actu, Paris, Théâtre

Claire Dupont, directrice du Théâtre de la Bastille vient de dévoiler la programmation de sa saison, une ligne éditoriale inventée en compagnie de Betty Tchomanga, qui présentera sa nouvelle création, The Sea is History, en décembre 2026.

À bord du navire-monde

La ligne éditoriale de cette saison s’est inventée en compagnie de Betty Tchomanga. Comment fabriquer des mémoires collectives qui nous libèrent ? Voilà la question passionnante qui anime sa prochaine création, The Sea is History (avec le Festival d’Automne), où les corps transmettent les traces d’un passé enfoui par le colonialisme.

Son Écho du monde prend ainsi la forme d’une traversée collective et transforme la scène de théâtre en navire-monde. Plusieurs spectacles chemineront ainsi avec les parts manquantes de l’Histoire : Wichaya Artamat invoquera les fantômes politiques de la Thaïlande (Six Days in October, avec le Festival d’Automne) tandis que Beata Umubyeyi Mairesse et Fanny de Chaillé raconteront Le convoi des enfants qui ont réchappé au génocide contre les Tutsis du Rwanda.

Nous apprendrons l’art de la fugue aux côtés de Mackenzy Bergile (Autothérapie : Unbolting Colonial Statues from Our Consciousness, avec le festival Faits d’hiver), puis nous chercherons de nouvelles façons de raconter les histoires avec la fantaisie médiévale et afroqueer d’Anthony Martine (Quand on dort on n’a pas faim, avec le Théâtre 13) et la poésie au scalpel d’Aurore Déon (Si ça ne tenait qu’à moi je raconterais d’autres histoires).

Cet Écho du monde s’incarnera également dans trois parcours foisonnants et pluridisciplinaires, dont le premier, Membres fantômes, se tiendra le samedi 5 décembre, et le second, fin janvier, sera imaginé en partage avec le Théâtre de la Cité internationale.

Des artistes flamboyant·es

S’il fallait choisir un seul mot pour résumer notre saison, ce serait sans nul doute « incandescence » !

Les premières flammes brilleront dès l’ouverture de saison avec la création de Je meurs de ne pas mourir (Les deux vies de Thérèse). Dans cette mise en scène d’Aurélia Lüscher, Estelle Meyer incarne sainte Thérèse d’Avila, entre nouvelles révélations mystiques et grande messe électro.

La musique sera aussi de mise avec Cabaret Téhéran, spectacle dans lequel Gurshad Shaheman convoque les voix flamboyantes de la pop culture iranienne, dans la grande tradition du cabaret transformiste ! Avec Ix : variations, Marcos Caramés-Blanco et Sacha Starck nous content une autre transformation, celle d’une enfance intersexe et de son émancipation par le show, le monstrueux et l’art du drag.

Révélation de la saison dernière, Alberto Cortés continue de sidérer par sa présence hypnotique et signe, avec El corazón de Ester, sa nouvelle déclaration d’amour au public (avec le Festival d’Automne).

De son côté, Noémie Gantier livrera à la Mairie du 11e arrondissement des extraits d’un spectacle-fleuve à venir : une traversée de L’Amant de Marguerite Duras, roman haï et adoré.

Une autre preuve d’amour, filial cette fois : dans Tout doit disparaître, l’inclassable Stéphanie Aflalo se lance avec son père dans un entraînement au deuil aussi drôle que métaphysique.

Un théâtre de bandes

Le Théâtre de la Bastille est aussi un endroit où les artistes d’une nouvelle génération se rencontrent, pensent ensemble, et entraînent le public dans leurs aventures collectives.

Parmi ces aventures, deux spectacles offrent une relecture singulière de romans fondateurs. Avec son Hurlevent, Maëlle Dequiedt plonge dans l’écriture brûlante d’Emily Brontë pour révéler la violence tapie sous le romantisme. Dans La fin du monde est une idée sans avenir, Julien Vella et le Groupe Caute adaptent L’Homme sans qualités de Robert Musil : une jeune génération peut-elle inventer son propre langage pour défier le cynisme et la nostalgie ?

D’ailleurs, que faire de cette nostalgie contemporaine pour l’ordre et l’esthétique impériale ? Dans Roman Empire (j’essaie d’apprendre à vivre avec la peur), Animal Architecte explore avec malice les rapports entre pouvoir et architecture. Ça fait quels bruits, une guerre culturelle ?

Une célébration du Liban

Nous continuerons cette saison de célébrer la création libanaise. Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, nous présentons une double soirée avec les chorégraphes Nivine Kallas (SāHO) et Khouloud Yassine (Drill Baby Drill), aussi puissantes que passionnantes.

Notre programmation méditerranéenne, c’est aussi Shabaab, où la chorégraphe palestinienne Samar Haddad King fait l’éloge de l’amitié masculine (avec le festival Faits d’hiver).

D’une rive l’autre, Bachar Mar-Khalifé mêlera les chansons de Christophe à l’ardeur du jazz, de l’électro et des musiques libanaises (avec Astérios).

Un théâtre pour la jeunesse

Nous avons la joie cette saison d’accueillir un spectacle jeune public avec Le Mouffetard ! Lionel Dray et Clémence Jeanguillaume signent avec Olalaland une odyssée ludique et poétique, pour les rêveurs et les rêveuses à partir de 8 ans.

En salle de classe, nous poursuivons notre travail de transmission de la mémoire de la Shoah auprès des lycéens et lycéennes en présentant Germaine et Sarah 1943 d’Eva Doumbia. Et nous retournerons enfin à la Sorbonne Nouvelle avec le radical et drolatique Exhibit A de Sihame Haddioui et Ilyas Mettioui.

Nous ne pouvons ignorer dans quel moment cette saison s’écrit. Depuis des mois, les coupes budgétaires frappent brutalement le secteur culturel. Des équipes renoncent, des artistes s’épuisent, des lieux réduisent leurs activités. Et pendant que les moyens diminuent, une autre offensive se déploie : une défiance croissante envers les artistes, les pensées critiques, les récits et les imaginaires, en somme envers tout ce qui trouble les évidences établies et refuse les assignations.

Que peuvent encore des théâtres dans un tel contexte ? Peut-être simplement continuer à tenir des espaces où la complexité a droit de cité. Des endroits où l’on se rassemble pour éprouver ensemble quelque chose du monde, sans immédiatement chercher à le réduire, le rentabiliser ou le simplifier.

C’est peut-être cela, le service public de la culture.

Bienvenue !

Claire Dupont et l’équipe du Théâtre de la Bastille

Toute la programmation

16 au 30 septembre 2026
Je meurs de ne pas mourir (Les deux vies de Thérèse)
Paco Bezerra, Aurélia Lüscher et Estelle Meyer

5 au 7 octobre 2026
SaHO
Nivine Kallas
Drill Baby Drill
Khouloud Yassine
dans le cadre de la saison Méditerranéenne

12 au 17 octobre 2026
Six Days in October (The Dead Still Riot)
Wichaya Artamat, Pathipon (Miss Oat) et Duck Unit
avec le Festival d’Automne

3 au 7 novembre 2026
Ix : variations
Marcos Caramés-Blanco et Sacha Starck
Bachar Mar-Khalifé joue Christophe, concert

16 au 27 novembre 2026
Hurlevent
Maelle Dequiedt et La Phenomena

25 au 28 novembre 2026
Le convoi
Beata Umubyeyi Mairesse et Fanny de Chaillé

3 au 8 décembre 2026
The Sea is History
Betty Tchomanga
avec le Festival d’Automne

10 décembre 2026
L’Amant
Noémie Gantier

14 au 19 deécembre 2026
El corazon de Ester
Alberto Cortés
avec le Festival d’Automne

8 au 19 janvier 2027
Cabaret Téhéran
Gurshad Shaheman

13 au 21 janvier 2027
Roman Empire (j’essaie d’apprendre a vivre avec la peur)
Animal Architecte

25 au 27 janvier 2027
Autothérapie : Unbolting Colonial Statues from Our Consciousness
Mackenzy Bergile
avec le festival Faits d’hiver

1er au 3 février 2027
Shabaab
Samar Haddad King
avec le festival Faits d’hiver

23 février au 5 mars 2027
La fn du monde est une idée sans avenir
Julien Vella – Groupe Caute

4 mars 2027
Exhibit A
Sihame Haddioui et Ilyas Mettioui

11 au 18 mars 2027
Olalaland
Lionel Dray et Clemence Jeanguillaume

25 mars 2027
Germaine et Sarah 1943
Eva Doumbia

19 au 30 avril 2027
Quand on dort on n’a pas faim
Anthony Martine

19 au 24 avril 2027
Si ca ne tenait qu’a moi je raconterais d’autres histoires
Aurore Déon

21 mai au 1er juin 2027
Tout doit disparaitre
Stéphanie Aflalo

19 mai 2026/par D'après dossier de presse et site de la structure
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