La direction du Théâtre de Vanves, Scène conventionnée d’intérêt national « Art et création » pour la Danse et les écritures contemporaines à travers les arts a annoncé hier dans un communiqué aux compagnies programmées que la saison 2026/2027 est annulée, suite à un changement de stratégie de la Municipalité.
A Vanves, la couleur politique de la mairie n’a pas changé lors des derrnières élections du mois de mars. Bernard Gauducheau, UDI, a été réélu avec 54,45% des suffrages au 1er tour, avec la présence sur la liste de Gabriel Attal, l’ancien Premier ministre et candidat à l’élection Présidentielle, qui siège au Conseil Municipal. Pendant vingt ans, le Maire a soutenu le théâtre, et son festival Artdanthé, pour le lâcher aujourd’hui.
« Dans cette perspective, une saison blanche nous a été demandée pour 26/27, impliquant l’annulation de tous les spectacles prévus, à l’exception de la programmation Jeune public et cinéma » explique la direction du théâtre dans son communiqué.
Depuis 28 ans, le Théâtre de Vanves porte le festival Artdanthé, imaginé par son ancien directeur, José Alfarroba, afin de proposer à des jeunes chorégraphes, privés de plateaux, l’occasion de présenter leur travail. Il a monté ce festival autour de ces artistes émergents et à côté d’autres plus confirmés. Et en 2008, le Ministère de la culture a proposé au Théâtre de Vanves un conventionnement. Que va-t-il désormais devenir ? La direction du théâtre explique avoir « travaillé à une contre-proposition prenant pour base les quelques orientations qui nous ont été données en vue de tenter de maintenir au moins une partie des engagements que nous avons pris auprès des artistes (diffusions, coproductions, accueils en résidence, EAC…).» Elle attend la réponse du Maire.
La ville de Vanves, sollicitée par sceneweb n’a pas répondu à notre demande. Jérémy Mazeron, qui a quitté ses fonctions de Secrétaire général du théâtre en avril pour rejoindre La Briqueterie CDCN du Val-de-Marne, dont la parole est plus libre, s’exprime sur son compte Facebook. « Ce que l’on distingue en creux, c’est la volonté de cesser toute forme de soutien à la création contemporaine, aux artistes professionnels, explique-t-il. La petite mélodie qui raconte que l’art tel qu’il est défendu aujourd’hui ne serait assez adressé à la population se fait entendre de plus en plus fort, partout. Le Rassemblement National en avait fait un élément de communication mais nous voyons bien aujourd’hui que ce discours est présent partout.»




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