Sceneweb
  • À la une
  • Actu
  • Critiques
    • Coup de coeur
    • A voir
    • Moyen
    • Décevant
  • Interviews
  • Portraits
  • Disciplines
    • Théâtre
    • Danse
    • Opéra
    • Cirque
    • Jeune public
    • Théâtre musical
    • Marionnettes
    • Arts de la rue
    • Humour
  • Festivals
    • Tous les festivals
    • Festival d’Avignon
    • Notre Best OFF
  • Rechercher
  • Menu Menu

La Guerre des images de Charles Chauvet

Agenda, Paris, Théâtre

photo Pascal Gely

À l’origine de La guerre des images, il y a une diapositive que j’ai trouvée en 2020 dans une benne à ordures. Une image minuscule et fascinante. Une Vénus allongée devant un paysage chaotique, une cité lointaine qui paraît brûler. Sous les colonnes de fumée noires et menaçantes, la Vénus est impassible, elle tourne le dos à l’apocalypse et semble comme endormie.

Malgré mes nombreuses recherches, je ne suis pas parvenu à déterminer le titre de cette peinture, ni son auteur ou son emplacement. Le temps a détruit certaines couleurs de la diapositive, si bien que lorsque je l’ai scan- née il ne restait qu’une nuance majoritaire de rose très intense. Cette couleur improbable redouble le statut d’énigme que prend cette image à mes yeux. C’est un des matériaux qui sert à l’écriture de La guerre des images.

Poursuivant une méthode d’écriture faite d’intuitions plastiques et de recherches théoriques, je m’attache comme dans mes textes précédents à composer une fiction dans laquelle ces recherches prennent forme et s’incarnent de manière sensible.

La Guerre des images est une sorte de huis-clos : dans la réserve d’un musée, se rencontrent quatre personnes qui ont un lien avec le lieu : un artiste, une commissaire d’exposition, une gardienne et un restaurateur d’œuvre d’art.

Contrairement à mes deux précédents textes, les personnages ne se donnent pas rendez-vous pour exposer des connaissances théoriques. C’est la préparation d’une exposition sur le Caravage qui les fait se croiser là. L’évènement à venir fait se rencontrer les toiles du maître du clair-obscur et des productions de jeunes artiste inspirés de son œuvre. Une situation qui va les pousser à faire exploser certains conflits et divergences sur la création et les images. C’est dans cette modalité de la controverse mais explorée dans un versant plus intime que va se dérouler la pièce.

Ce projet d’écriture est sous-tendu par les écrits de la philosophe Annie Le Brun. Dans son essai Ceci tuera cela, elle fait le constat d’une culture contemporaine des images au bord de la désolation, dans laquelle le flux ininterrompu tue à petit feu la profondeur des images, leur capacité à générer de l’imagination et du trouble.

Je suis convaincu que la dictature de la visibilité (notamment imposée par les réseaux sociaux, la publicité et les nouvelles technologies) dont fait état Annie Le Brun appelle une contre-attaque de l’imagination. Je crois aussi que le théâtre a la force d’opérer cette contre-attaque.

La Guerre des images
Texte, scénographie et mise en scène
Charles Chauvet

Accompagnement dramaturgique
Sarah Cillaire

Jeu
Isabel Aimé Gonzalez Sola,
Luca Besse,
Matthias Hejnar,
Mireille Herbstmeyer

Création lumière
Léa Maris

Création musicale et sonore
Antoine Prost

Direction de production et de communication
On s’en occupe
Corine Péron

Photos Pascal Gely

Coproduction
Les Plateaux Sauvages, avec le soutien de La DRAC Ile-de-France, de la Ville de Paris, du CNDC-THEATRE OUVERT, du CENTQUATRE-PARIS et du Studio-Théâtre de Vitry.

Production
Compagnie Fleuve de Janvier.

Création
Du 27 novembre au 7 décembre 2024
aux Plateaux Sauvages

27 novembre 2024/par Dossier de presse
Partager cette publication
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur X
  • Partager sur WhatsApp
  • Partager sur LinkedIn
  • Partager par Mail
  • Lien vers Instagram
Vous aimerez peut-être aussi
Le Rêve d'Elektra de Clément Bondu « Le rêve d’Elektra », un ensorcelant mystère
Anne Théron monte Iphigénie de Tiago Rodrigues au Festival d'Avignon 2022 Iphigénie au défi du genre humain
Jean-Louis FernandezCondor, un cauchemar en béton armé
Sang indien, masques blancs
Christophe Raynaud de LageOlivier Py et les pièces de guerre d’Eschyle
Lenz, témoin de la cruauté du monde
Olivier Py en mode Queer
Une Brèche qui tranche net
0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans le moteur de recherche, plus de 22 000 spectacles référencés

© Sceneweb | Création site et Maintenance par Limbus Studio
  • L’actualité du spectacle vivant
  • Qui sommes-nous ?
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité
  • Signaler un abus
  • Contact
  • Politique de cookies (UE)
Faire défiler vers le haut