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Antoine Kirscher se questionne sur son corps

Châtenay-Malabry, Danse
Carte blanche à Antoine Kirscher
Carte blanche à Antoine Kirscher

Photo Julien Benhamou

L’Azimut a confié à Antoine Kirscher, Premier danseur à l’Opéra national de Paris, une carte blanche. Une liberté totale lui a été donnée pour la programmation de la journée du dimanche 12 avril qu’il a souhaité partager avec d’autres danseurs et artistes.

Nommé Premier danseur du ballet de l’Opéra national de Paris en 2023, Antoine Kirscher endosse en ce moment, en alternance, le rôle de Mercutio dans Roméo et Juliette de Rudolf Noureev à l’Opéra Bastille. Parallèlement, il a préparé cette journée de carte blanche à l’Azimut / La Piscine, à Châtenay-Malabry. À partir d’un questionnement intime sur la relation entre le psychisme, la santé mentale et le corps dansant, Antoine Kirscher a souhaité interroger ce que le corps conserve, même lorsqu’il est libéré des apprentissages, des normes et des techniques qui l’ont façonné. « Lorsque Marc Jeancourt m’a approché pour me proposer une carte blanche pour l’Azimut, il y avait ce thème récurrent, dans ma vie, artistique et personnelle, dans la réflexion sur mon parcours, celui de la relation entre la santé mentale, le psychisme et le corps ! explique le premier danseur de l’Opéra national de Paris. Ça faisait longtemps que j’avais ce questionnement qui bouillonnait et l’envie d’en créer quelque chose est devenue évidente et inspirante. Si je devenais amnésique soudainement, mon corps aurait-il toujours sa mémoire ? Comment danserait-il, en serait-il toujours capable ? Libéré de tout forme d’apprentissage, de construction sociale ? Très vite la réflexion sur le corps dansant est devenue essentielle. La phrase ‘Rendez-moi mon corps’ m’est venue de manière évidente avec l’interrogation principale : comment et par quels moyens sortir d’un corps façonné par une technique, comment en reprendre possession, s’en affranchir ? »

Entouré·e de chorégraphes et de danseur·se·s aux langages singuliers, la Carte blanche ouvre un dialogue sur la mémoire corporelle, la construction du corps à travers la danse classique et la possibilité de s’en affranchir. Chaque performance propose une expérience poétique et sensorielle, où le mouvement devient un espace de liberté, de solitude parfois, de transe ou de lâcher-prise. « J’ai voulu alors m’entourer d’artistes chorégraphes, danseurs aux sensibilités diverses, qui évoluent dans des milieux artistiques différents et qui ont tous développés des langages uniques personnels et variés. Les réunir afin de réfléchir autour de la mémoire de leur corps, ouvrir un dialogue sur comment notre corps s’est construit à travers l’apprentissage de la danse et principalement celui de la danse classique dans des écoles élitistes. Je leur pose à leur tour la question : Quel rapport entre la construction de ce corps et notre conscience interne, notre esprit ? Est-ce la construction du corps au service d’une certaine technique, qui va régir notre intériorité, notre manière de donner du sens au mouvement, qui va définir notre rapport à la danse ? Aujourd’hui, où en somme nous ? En faisant le bilan sur notre parcours artistique, que voulons-nous pour notre corps ? Je me pose la question de travailler l’intériorité pour déconstruire l’histoire du corps, pour le moment se poser la question me parait pertinent y trouver une réponse, je ne sais pas… »

Antoine Kirscher présentera un solo qui interroge sa formation de danseur classique ainsi qu’une création collective, prémisses d’une pièce à venir, où il convie Chris Fargeot, Georges Labat, Simon Le Borgne et Ulysse Zangs à le rejoindre autour d’une exploration intime et collective de l’histoire du corps, de son apprentissage et de la mémoire qu’il peut en garder. « Les pièces entretiennent toutes un rapport particulier à la musique. Elles explorent les manières dont le corps résonne de façon spontanée aux répercussions qu’elle induit. Dans un élan primitif, dissocié de l’esprit de réflexion, qui pourrait s’apparenter à une certaine transe voire à de la folie. Une rencontre inattendue et inexplicable, improvisée parfois mais qui peut être aussi composée, écrite et réfléchie. On y retrouve dans chacune un langage singulier, une prise de liberté, la quête de cet espace intérieur où se retrouve sincérité, innocence, entre corps et psyché. Elles sont une invitation à lâcher prise, à se soustraire, s’échapper, s’émanciper… Même si la manière de traiter le sujet principal, qui est de parler d’une certaine liberté du corps à travers des pièces écrites, pensées, chorégraphiées peut paraître paradoxal… Justement au contraire, nous avons laissé libre cours justement à l’intérieur de ce processus d’écriture et de création à l’improvisation, selon différentes formes, différents modalités liées aussi à la musique… »

Au programme :

À 16h
3h33 in my room (through the window)
Chris Fargeot / Ulysse Zangs

Solo
Antoine Kirscher

Rendez-moi mon corps (premiers pas)
Antoine Kirscher / Chris Fargeot / Simon Le Borgne / Georges Labbat / Ulysse Zangs
À partir de 12 ans
15 €

À 18h30
Ad libitum
Simon Le Borgne / Ulysse Zangs
À partir de 12 ans
Gratuit

À 20h30
Self/Unnamed
Georges Labbat
À partir de 14 ans
5 €

L’Azimut, Théâtre La Piscine, Châtenay-Malabry
le 12 avril 2026, à partir de 16h

8 mars 2026/par Dossier de presse
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