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Gilles Bouillon révèle la portée politique de la Cerisaie

À la une, A voir, Les critiques, Metz, Périgueux, Théâtre, Tours
 © Guillaume Perret

© Guillaume Perret

Ancrée dans la Russie du début du 20ème, dans une forme classique, Gilles Bouillon parvient à faire ressortir la pensée politique de la pièce de Tchkehov dans laquelle deux mondes se font face. Nine de Montal et Thibaut Corrion sont à la tête d’une distribution étincelante. On est un peu moins friand de la scénographie plus conventionnelle que d’autres versions récentes.

Nine de Montal photo Guillaume Perret Lundi13

Nine de Montal photo Guillaume Perret Lundi13

Gilles Bouillon, ancien directeur du CDR de Tours est de retour sur les routes avec cette version colorée de la Cerisaie où l’on sent toute l’humanité de l’écriture de Tchekhov. La Cerisaie est hantée par la mémoire du petit Gricha, l’enfant de Lioubov (Nine de Montal), mort noyé dans le lac de la propriété. Sa chambre est restée en l’état. Gilles Bouillon a choisi de la représenter côté cour avec son petit lit, son armoire et sa maison de poupée. Lioubov est atteinte dans sa chair mais ne laisse rient paraître. Le jeu tout en nuance de Nine de Montal est déchirant de simplicité.

Dans cette pièce tous les personnages cherchent leur destin. « D’où je viens, qui je suis ? » s’interroge Charlotta (Julie Harnois), la servante magicienne. Lopakhine (Thibaut Corrion), lui sait d’où il vient. Ce fils et petit-fils de métayer a acquis suffisamment de richesse pour acheter la Cerisaie dans laquelle ses aïeuls étaient esclaves. Le cœur de la pièce de Tchekhov réside dans cette confrontation entre deux mondes. Tchekhov traite de manière légère, puisqu’il s’agit d’une comédie, des mutations dans la société russe à travers l’histoire de cette Cerisaie. La lecture de Gilles Bouillon, limpide, met en exergue toute la portée politique de la pensée de l’auteur. Le face à face tendu entre Lioubov et Lopakhine au retour de ce dernier lorsqu’il acquiert la Cerisaie est remarquable. Thibaut Corrion, ivre, danse avec une rage vengeresse. Il est glaçant et subjuguant.

La mise en scène est cependant classique, avec un rideau qui croise le plateau. Il s’ouvre et se ferme entre les actes. La forêt est représentée par une toile peinte en fond de scène. Des mélodies russes rythment le bal. On a vu ces derniers mois des scénographies plus radicales et plus originales mais il y a néanmoins de belles images avec des couleurs sépias et des teintes pastelles qui raviront un certain public.

Roger Jendly photo Guillaume-Perret - Lundi13

Roger Jendly photo Guillaume-Perret – Lundi13

Au moment de quitter la Cerisaie et avant de prendre le train, les comédiens soulèvent des trappes sur le plateau pour y ranger le mobilier. Et lorsque Lopakhine ferme la porte, le vieux Firs (Roger Jendly) sort d’une armoire et se retrouve seul dans la maison. Il ouvre à son tour une trappe comme s’il entrait dans sa propre tombe avant de s’endormir. Magnifique moment et magnifique Roger Jendly. C’est l’occasion de rendre un hommage à ce grand comédien suisse, souvent utilisé au cinéma ou à la télévision dans des seconds rôles marquants et au théâtre par Beno Besson et Luc Bondy.

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr

 

La Cerisaie
de Anton Tchekhov, traduction André Markowicz et Françoise Morvan
mise en scène Gilles Bouillon
assistante mise en scène
Albane Aubry
avec
Nine de Montal, Coline Fassbind, Julie Harnois, Barbara Probst, Emmanuelle Wion, Robert Bouvier, Thibaut Corrion, Dorin Dragos, Etienne Durot, Antonin Fadinard, Xavier Guittet, Roger Jendly
scénographie
Nathalie Holt
costumes
Cidalia Da Costa
dramaturgie
Bernard Pico
univers sonore
Julien Baillod
création lumières
Pascal Di Mito
couturières
Dominique Chauvin, Isabelle Weser
maquillage, coiffure
Mael Jorand
régie générale
Nicolas Guellier
régie son
Bastien Aubert
régie plateau
Gabriel Dollat
production
Compagnie du Passage
Compagnie G. Bouillon
coproduction
Centre dramatique régional de Tours – Théâtre Olympia
Théâtre de Châtillon
Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale
Anthéa, Antipolis Théâtre d’Antibes
L’Odyssée, Scène conventionnée de Périgueux
Espace Marcel Carné de Saint-Michel-sur-Orge
Avec la participation artistique du Jeune théâtre national
soutiens
Départements des Affaires culturelles de la Ville et du Canton de Neuchâtel, du Syndicat intercommunal du théâtre régional de Neuchâtel, fondation culturelle BCN, Loterie Romande
La compagnie G. Bouillon est subventionnée par Le Ministère de la Culture et de la Communication, La Communauté d’agglomération Tour(s) Plus, La Région Centre-Val de Loire.
Durée: 2h15

Théâtre du Passage – Neuchâtel
22 & 24.10.15
Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale (F)
03-05.11.15
Centre Culturel des Portes de l’Essonne – Athis Mons (F)
14.11.15
Centre Culturel l’Imprévu – Saint-Ouen-L’Aumône (F)
17.11.15
Anthéa, Antipolis Théâtre d’Antibes (F)
25 & 27.11.15
Centre Culturel Le Figuier Blanc – Argenteuil (F)
07-08.12.15
Espace Marcel Carné – Saint-Michel-sur-Orge (F)
12.12.15
Théâtre de Châtillon (F)
07-16.01.16
Scène Nationale d’Albi (F)
20-21.01.16
L’Odyssée, Scène conventionnée de Périgueux (F)
26-27.01.16
Le Théâtre, Scène Nationale de Narbonne (F)
03-04.02.16
Opéra-Théâtre, Metz Métropole – Metz (F)
12-13.02.16
Centre Dramatique Régional, Théâtre Olympia – Tours (F)
23.02-04.03.16
Théâtre Jacques Coeur – Lattes (F)
10-11.03.16

10 janvier 2016/par Stéphane Capron
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