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Ewelina Marciniak met en scène « Alcina » sous la direction musicale d’Emmanuelle Haïm

Lille, Opéra
Ewelina Marciniak met en scène Alcina sous la direction musicale d'Emmanuelle Haïm

Ewelina Marciniak met en scène Alcina sous la direction musicale d'Emmanuelle Haïm

Sur son île enchantée, Alcina règne en souveraine du plaisir : elle ensorcelle les hommes, s’en lasse, puis les transforme en bêtes ou en rochers. C’est du moins ce qu’on raconte. Car lorsqu’un homme s’abandonne entièrement à une femme de pouvoir, il faut bien qu’il y ait de la magie quelque part.

Ruggiero, dans les bras d’Alcina, a oublié son passé et l’amour de Bradamante. Celle-ci débarque sur l’île pour le récupérer, dissimulée sous les traits d’un beau jeune homme, dont Morgana, la sœur d’Alcina, tombe à son tour amoureuse. Jaloux, Oronte (fiancé de Morgana) déclenche une cascade d’intrigues, jusqu’à ce que plus personne ne sache à quelles déclarations d’amour se fier. Dans ce labyrinthe des sentiments, seule Bradamante s’accroche à son projet d’anéantir les sortilèges d’Alcina, tandis que cette dernière éprouve la catastrophe que serait pour elle la perte de Ruggiero.

Si le monde d’Alcina est suspecté de n’être qu’une illusion, la musique somptueuse de Händel dépeint la vérité des sentiments humains. Sous l’éclat de la féérie baroque se dessine le portrait sensible d’une femme qui met toute sa puissance au service de ses désirs. Mais la liberté amoureuse serait-elle si dangereuse qu’on ne l’envisage que sur une île lointaine ?

La metteuse en scène Ewelina Marciniak s’est particulièrement distinguée ces dernières années par son travail sur les identités et le regard nouveau qu’elle porte sur les rôles féminins dans les œuvres classiques, au théâtre comme à l’opéra. Elle nous invite à explorer le royaume d’Alcina comme un lieu de tous les possibles, où le désir s’épanouit au-delà des normes admises et des logiques de possession. Elle interroge aussi notre capacité à envisager ce potentiel de liberté, si effrayant pour certains qu’ils le soupçonnent d’être une machination. L’envoûtante Karine Deshayes, quatre fois récompensée aux Victoires de la Musique Classique, incarnera la magicienne sous la direction d’Emmanuelle Haïm, flamboyante ambassadrice du répertoire händélien.

Alcina

Opéra de Georg Friedrich Händel (1685-1759)
Livret de Riccardo Broschi d’après Orlando furioso de L’Arioste
Créé en 1735 à Londres

Direction musicale Emmanuelle Haïm
Mise en scène Ewelina Marciniak
Scénographie et costumes Natalia Mieczak
Lumières Monika Stolarska
Chorégraphie Mikolaj Karczewski
Assistante mise en scène Lea Theus
Dramaturgie Miron Hakenbeck

Avec
Karine Deshayes Alcina
Adèle Charvet Ruggiero
Jasmin White Bradamante
Josh Lovell Oronte
Lilit Davtyan Morgana
Camille Chopin Oberto
Ashley Riches Melisso

Danse
Warren Anicet-Siger, Yohann Baran, Camerone Bida, Florie Laroche, Hartmut Reichel 

Le Concert d’Astrée orchestre

Nouvelle production de l’Opéra de Lille

durée environ 3h30 entracte compris

Opéra de Lille
du 6 au 17 octobre 2026

7 septembre 2026/par D'après dossier de presse et site de la structure
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