La mairie PS de Lomme, près de Lille, et le conseil départemental PS du Tarn souhaitent programmer la pièce. Alors que Catherine Pégard, la ministre de la Culture a condamné mardi l’annulation de la pièce par la municipalité RN de Castres.
« Je condamne cette annulation d’un spectacle au seul motif que son sujet n’est pas en phase avec les choix politiques du maire de Castres », a déclaré Catherine Pégard lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
La semaine dernière, son auteur et metteur en scène, Alexis Michalik, avait dénoncé l’annonce qui lui avait été faite par la mairie, passée aux mains du RN en mars, de déprogrammer sa pièce, récit de parcours d’exilés, attendue initialement en février 2027.
Le maire Florian Azéma avait estimé que la pièce, si « c’est la promotion des clandestins et (…) un traitement assez particulier des forces de l’ordre, évidemment », ne correspondait pas « à ce que (qu’il) avai(t) défendu pendant la campagne. »
« Je tiens à rappeler que la liberté de création artistique est protégée et consacrée sur le plan national par une loi votée en 2016. Elle prévoit que l’État et les collectivités territoriales veillent au respect de la liberté de la programmation artistique. C’est un pilier de notre société démocratique », a souligné la ministre, qui répondait à une question du député du Tarn Jean Terlier (Renaissance).
De son côté, la ville de Lomme a proposé mardi à Alexis Michalik de programmer sa pièce le 19 décembre.
« Ni la censure de la culture, ni la remise en question des migrations, des politiques sociales ou l’affermissement d’un État qui pourrait devenir demain radical ne feront reculer » ceux qui « construisent notre démocratie », a souligné le maire PS de Lomme, Olivier Caremelle, dans un communiqué.
Par ailleurs, le spectacle pourrait aussi être reprogrammé dans le Tarn, selon le conseil départemental. C’est « en bonne voie », a indiqué à l’AFP une porte-parole, affirmant qu’il s’agissait d’«un souhait très fort » de son président, Christophe Ramond (PS), tout en n’étant pas en mesure de préciser dans l’immédiat le lieu ou la date de cette nouvelle représentation.
« La culture n’appartient pas aux élus. Elle n’est pas un outil de propagande au service du pouvoir du moment, elle doit rester un espace de liberté, a estimé l’élu dans un communiqué. Dans une démocratie, on répond à une œuvre par le débat, jamais par l’effacement ».
© Agence France-Presse



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