Un mouvement de grève a débuté le 24 mars à la MC2: Grenoble, perturbant la programmation de l’établissement. Il concerne les accords encadrant les règles du comité social et économique (CSE). Une médiation entre le Synptac-CGT et le Syndeac a failli aboutir cette semaine, mais le protocole de fin de grève n’a pas été signé, en raison d’une divergence sur le paiement des heures de grève. Les négociations doivent reprendre lundi matin.
Depuis un mois, plusieurs spectacles ont été annulés à la MC2: Grenoble. À l’origine de ce mouvement de grève, un climat social jugé dégradé par les représentants du personnel. En 2023, un autre mouvement social avait porté sur les conditions de travail et les salaires. Cette fois, il concerne les moyens alloués au Comité social et économique (CSE). La direction avait proposé un nouvel accord sur le crédit des heures de délégation pour les représentants au CSE, puisqu’il n’avait plus été négocié depuis 2018. Dans un communiqué, le Synptac-CGT estimait « qu’en dénonçant des usages en vigueur depuis des années […] les intentions patronales à l’œuvre dans cet établissement étaient d’affaiblir la représentation des salarié·es au sein du CSE ».
Une médiation a été menée cette semaine par le Synptac-CGT et le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) pour tenter de trouver une issue au conflit. Plusieurs engagements ont été actés, notamment la nouvelle rédaction de l’accord sur les heures de délégation, mais aussi un calendrier de réunions mensuelles afin de renouer le dialogue social au sein d’une maison de production engagée dans un plan d’économies. En février, la Métropole de Grenoble, qui finance la MC2 à hauteur de 2,5 millions d’euros par an, a voté une subvention exceptionnelle supplémentaire de 125 000 euros en demandant en contrepartie à l’équipe dirigeante de faire autour de 850 000 euros d’économies.
Malgré les échanges constructifs de la mission de médiation, le protocole de fin de grève n’a pas pu être signé. La revendication finale étant de payer les heures de grève. Une pratique qui a toujours existé au sein de la MC2: Grenoble, mais que la direction de la scène nationale « ne peut plus accepter », alors qu’elle n’a pas de visibilité sur le montant des contributions des financeurs. Et qu’elle risque d’attendre encore un peu, car la Métropole de Grenoble n’a toujours pas de présidence, l’élection ayant été reprogrammée au 30 avril prochain.
Une nouvelle séance de médiation avec le Synptac-CGT et le Syndeac, dans la même configuration que celle de cette semaine, est prévue ce lundi 27 avril à 11h.





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