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« Concerto danzante », frivolités baroques

Boulogne-Billancourt, Danse, Les critiques, Moyen, Nancy, Paris
Concerto danzante de Maud Le Pladec et Josépha Madoki avec Les Arts Florissants
Concerto danzante de Maud Le Pladec et Josépha Madoki avec Les Arts Florissants

Photo Laurent Philippe

Avec les musiciens des Arts Florissants dirigés par Théotime Langlois de Swarte, Maud Le Pladec et Josépha Madoki dévoilent deux bals baroques contemporains pour le Ballet de Lorraine, qui flirtent avec le défilé de mode. Sur les airs de Bach et Vivaldi, Garbo et Ad Vitam aeternam épousent un style sophistiqué un peu superficiel.

On se souvient de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris, ses tableaux vivants et son runway où défilaient waackeurs, vogueurs et étoiles de l’Opéra de Paris. Il y a de cet esprit dans Concerto danzante. Sûrement car il réunit deux actrices de cette cérémonie : les chorégraphes Maud Le Pladec et Josépha Madoki. La directrice du Centre chorégraphique national de Nancy – Ballet de Lorraine – elle a pris ses fonctions en 2025 – et la pro du waacking créent deux spectacles très fashion pour les 24 danseurs du ballet lorrain. Garbo célèbre l’héritage hollywoodien du waacking, quand Ad Vitam aeternam déploie une épopée théâtrale sophistiquée.

Face à la salle, ils et elles font tournoyer leurs bras en rythme. Propulsés par l’élan d’un moulinet infernal, les coudes passent presque derrière la tête, l’avant-bras se tend à côté de l’épaule. Cette danse virtuose, en 2D, serait-elle sortie de l’algorithme de TikTok ? Josépha Madoki — aussi connue sous le nom de Princesse Madoki – s’est affirmée ces dernières années comme une figure de proue du waacking, cette danse née dans les clubs des communautés gay noire et latino dans les années 1970 à Los Angeles. Indissociable des musiques funk et disco, ce style a puisé dans les films hollywoodiens en reproduisant l’expressivité des actrices. Dans Garbo, exit le disco, place aux airs de Bach et de Vivaldi, interprétés avec grâce par Les Arts Florissants, pour rythmer une succession de défilés de mannequins-danseurs aux costumes raffinés : robes en velours rouge, boas, franges, justaucorps et pantalons bouffants. Perchés sur des chaussons de pointe ou des petits talons façon danses de salon, ils et elles dessinent des trajectoires géométriques, puis défilent, lunettes de starlettes sur le nez, sur un long tapis rouge, rappelant le faste et la frivolité des vedettes du cinéma d’hier et d’aujourd’hui. Une autre facette du waacking se dévoile, plus éloignée de sa dimension festive et contestataire.

Le bal se poursuit avec Ad Vitam aeternam de Maud le Pladec, qui redouble de raffinement niveau costumes : justaucorps de Pierrot à sequins, collerettes baroques, masque de lapin en vinyle et talons à plateforme. Un jeu d’échecs vivant ? Un mashup fusionnant le conte Alice aux pays des merveilles et le film Donnie Darko, projeté dans un club de strip-tease ? Les tableaux gagnent en profondeur, déployant des ensembles léchés, où apparaissent les fantômes de la cérémonie de JO : un grand banquet, façon Le Festin des dieux du peintre Jan van Bijlert, et certains gestes énervés, pied frappant le sol qui trace un arc de cercle grâce à l’autre jambe pivot. Là aussi, la technique classique émerge : ici visible à travers un pas de deux en justaucorps noir et chaussons de pointe pour la danseuse, là grâce à un « grand développé » majestueux. Les belles images ne manquent pas, portées par le dynamisme et la légèreté de l’interprétation des Arts Florissants. Si cette rencontre des cultures et des esthétiques, alliance de cultures pop, queer et savante, produit un joli assemblage, elle demeure vidée de la dimension politique et expérimentale qui accompagne habituellement les créations de Le Pladec.

Belinda Mathieu – www.sceneweb.fr

Concerto danzante
Avec Jonathan Archambault, Aline Aubert, Alexis Baudinet, Malou Bendrimia, Siaska Chareyre, Charles Dalerci, Inès Depauw, Anéva Dubeaux, Angela Falk, Nathan Gracia, Inès Hadj-Rabah, Matéo Lagière, Laure Lescoffy, Valérie Ly-Cuong, Andoni Martinez, Afonso Massano, Lorenzo Mattioli, Clarisse, Mialet, Elsa Raymond, Céline Schoefs, Gabin Schoendorf, Mac Twining, Luc Verbitzky, Loeka Willems (interprètes du CCN – Ballet de Lorraine)
Direction musicale et violon Théotime Langlois de Swarte (Les Arts Florissants)
Violons 1 Amandine Solano (premier violon), Yaoré Talibart, Alyssa Campbell, Simone Pirri, Gwenaëlle Chouquet
Violons 2 Roxana Rastegar, Madeleine Athane-Best, Yannis Roger, Laurène Patard-Moreau
Altos Lucia Peralta, Nicolas Fromonteil
Violoncelles Hanna Salzenstein (basse continue), Magdalena Probe, Elena Andreyev
Contrebasse Alexandre Teyssonnière De Gramont (basse continue)
Théorbe Sergio Bucheli (basse continue)
Percussions Marie-Ange Petit
Clavecin Béatrice Martin (basse continue)

Garbo
Chorégraphie Josépha Madoki
Musiques Antonio Vivaldi, Giovanni Legrenzi, Marco Uccellini, Gregorio Lambranzi
Création costumes Arturo Obegero AO
Création lumières Éric Soyer
Assistant chorégraphique Waabee, Valérie Ferrando, Aurélie Cirredu

Ad Vitam aeternam
Conception et chorégraphie Maud Le Pladec
Musiques Jean-Sébastien Bach, Johann Paul von Westhoff
Création costumes Jeanne Friot
Création lumières Éric Soyer
Assistante chorégraphique Aurélie Cireddu, Valérie Ferrando, Alexandra Fribault

Production déléguée Philharmonie de Paris
Coproduction CCN – Ballet de Lorraine,
Opéra national de Nancy-Lorraine, Les Arts Florissants

Durée : 2h (entracte compris)

Opéra national de Nancy-Lorraine
du 28 avril au 6 mai 2026

Philharmonie de Paris
les 6 et 7 juin

La Seine Musicale, Boulogne-Billancourt
du 4 au 6 décembre

5 mai 2026/par Belinda Mathieu
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