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La péniche La Pop, dix ans déjà, et toujours à flot !

À la une, Danse, Paris, Théâtre musical
La Péniche La Pop
La Péniche La Pop

Photo DR

La péniche La Pop fête ses dix ans, le samedi 14 février 2026, sur le bassin de La Villette, à Paris. Dix ans de création, avec la musique comme colonne vertébrale, pour ce lieu pluridisciplinaire atypique, qui a été une rampe de lancement pour beaucoup d’artistes.

Amarrée sur le bassin de la Villette, face au 61 quai de la Seine, dans le XIXe arrondissement de Paris depuis 2001, la péniche La Pop a beaucoup voyagé avant de se sédentariser. Cet ancien pétrolier des années 1930 avait été racheté en 1975 par Jean-Paul Farré et Mireille Larroche, qui ont créé la Péniche Théâtre. Elle a sillonné les canaux en Europe, de Prague à Berlin, proposant des spectacles de théâtre musical et des opéras.

En 2015, Geoffroy Jourdain et Olivier Michel candidatent et portent un nouveau projet. La Péniche Opéra devient La Pop, lieu pluridisciplinaire dédié à la musique, à la création et à la réflexion sur les sons. « La pop music, c’est un genre musical qui est à la jonction de plein d’autres genres, notamment la musique classique, explique Olivier Michel, qui dirige seul le lieu depuis 2016. Et donc ce genre nous allait bien. Il marquait l’ouverture à tous les types de musique et à toutes les formes d’expression. » Car si la musique constitue sa colonne vertébrale, La Pop, dès les premières années, confie ses créations à des metteurs en scène de théâtre, Mathieu Bauer en tête, alors directeur du CDN de Montreuil, mais aussi à des chorégraphes comme Tatiana Julien, Cecilia Bengolea ou François Chaignaud. « Et honnêtement, en 2016, avoir une démarche pluridisciplinaire, c’était iconoclaste », souligne Olivier Michel.

Dans les premières années, il a fallu « apprivoiser » cette péniche, et ses contraintes. Olivier Michel se souvient de quelques avaries en 2017. « On nous avait prévenus, mais je ne pensais pas qu’on aurait autant de problèmes. On a effectivement eu de vrais soucis, avec de l’eau qui rentrait dans le bateau, le feu dans un moteur. J’ai passé un été à pomper l’eau de la cale ! Cela fait partie des sujets récurrents de La Pop, on se demande toujours si c’est vraiment raisonnable d’être dans un lieu atypique, imprévisible comme peut l’être le bouchon de champagne ! »

Mais, en dix ans, La Pop est devenue un lieu de création incontournable pour beaucoup d’artistes, un laboratoire où la liberté de création n’est jamais entravée. Et, en dix ans, la liste des artistes qui sont passés par La Pop est impressionnante. De Séverine Chavrier à Arthur Nauzyciel, en passant par Olivier Martin-Salvan, Jeanne Candel et plus récemment Vanasay Khamphommala, Ludmilla Dabo ou Betty Tchomanga. « On revendique clairement d’être un lieu de repérage pour les artistes en début de carrière, détaille Olivier Michel. Nous sommes une structure de production et d’accompagnement artistique transdisciplinaire afin d’identifier des artistes qui ont plusieurs savoir-faire. Ce qui était assez rare en France dans les années 2010. Aujourd’hui, les formations, même dans les conservatoires, font de plus en plus appel à la pluridisciplinarité. Les jeunes artistes sont de plus en plus ouverts à toutes les formes artistiques. »

Un lieu de médiation

Beaucoup de spectacles diffusés dans les différentes salles des lieux labélisés en France sont nés dans la cale de La Pop. « Le grand public n’en a pas forcément conscience, mais, souvent, les premiers pas ont eu lieu dans cette péniche. On est autour de 400 levers de rideau par an, pas forcément ici, mais sur tout le territoire, souligne Olivier Michel. Ici, l’espace est contraignant et nous oblige à faire du hors les murs, au Théâtre de l’Aquarium, à la Cartoucherie de Vincennes ou aux Subs, à Lyon. » Et c’est la même chose pour la médiation, qui est aussi au coeur du projet de La Pop. « La considération que l’on a du public dépasse cette question du spectateur et de la spectatrice, assure sa secrétaire générale, Laura Pardonnet. On travaille avec cinq lycées professionnels en Île-de-France, on touche 300 lycéens. Évidemment, on ne peut pas tous les accueillir dans la cale sur une représentation scolaire. Mais on fait de cette contrainte une richesse, puisque tous les artistes qu’on embauche sur nos parcours de médiation, une trentaine par saison, se déplacent dans des structures non dédiées et vont créer des gestes artistiques inclusifs avec des publics qui ne se rendent pas dans les salles de spectacle. »

Le projet de La Pop repose sur trois principes : l’accompagnent des artistes, l’expérimentation et le décloisonnement. « L’équipe, restreinte, s’est formée aux questions des droits culturels, poursuit Olivier Michel. On s’est formé aux questions sur le handicap, sur la lutte contre les violences et harcèlement sexistes et sexuels. Notre but est d’arrimer la péniche à son environnement et notre travail est traversé par ces questions sociétales. C’est essentiel pour nous. »

Comme toutes les structures culturelles, La Pop est touchée par la crise. Même si son budget est en équilibre, il est fragile. L’association est soutenue par la DRAC Île-de-France pour moitié du budget, par la Région Île-de-France pour le volet médiation, par le Conseil départemental de Seine-Saint-Denis, et très légèrement par la Ville de Paris. « C’est vrai que la tempête est forte, que les vents sont mauvais, analyse Olivier Michel. On ne peut pas privatiser le lieu, car il est toujours utilisé par les artistes, notre jauge est petite, et on a peu de recettes de billetterie. » Alors, l’équipe rivalise d’ingéniosité. « On travaille sur cette question du champ social, de la santé, du handicap pour aussi bénéficier du soutien au mécénat. »

Cela n’empêchera pas l’équipe de faire la fête pour ses dix ans, le samedi 14 février, de 16h à 23h. Au programme : goûter et atelier radio pour petit·es et grand·es, débat, jeux sonores et DJ sets. Tout un après-midi et une soirée pour écouter et faire résonner la liberté de création et les valeurs d’inclusivité, de diversité et de partage qui animent La Pop depuis ses débuts.

6 février 2026/par Stéphane Capron
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