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Vanasay Khamphommala à la Villa Médicis à Rome

À la une, Théâtre
Je te chante une chanson toute nue en échange d'un verre, Vanasay Khamphommala © Vincent Béranger
Je te chante une chanson toute nue en échange d'un verre, Vanasay Khamphommala © Vincent Béranger

© Vincent Béranger

Pensionnaire de la Villa Médicis en performance / chorégraphie, Vanasay Khamphommala engage une recherche sur de nouvelles formes performatives autour du mythe de Ganymède, jeune garçon enlevé car Zeus transformé en aigle sur le Mont Olympe. Elle présentera Songs of Grief [Love me tender], le 26 novembre 2026 à Rome, dans le cadre de la Nuit Blanche des pensionnaires.

ສຽງຂອງຍ່າ (La Voix de ma grand-mère), Je te chante une chanson… ou Songs of Griefs entament de nouvelles tournées de Strasbourg à Toulon, et là-bas, à Singapour. Le  projet de résidence de Vanasay Khamphommala  consiste en une recherche-performance autour de la figure mythologique de Ganymède. Elle s’intéresse aux transformations de ce mythe à travers le temps et à sa place centrale dans l’imaginaire érotique et pédérastique européen.

À la Villa Médicis, Vanasay Khamphommala explore les résonances contemporaines de cette figure au sein des communautés queer, afin de comprendre comment ce récit ancien continue de façonner les corps et les identités d’aujourd’hui.

« J’ai été un (très) jeune garçon.

Et lorsque j’étais un (très) jeune garçon, j’ai été (je crois) enlevée par un aigle.

Il me manque des images.

Il nous manque des images.

En réponse à ces images absentes (les miennes, les nôtres), une image, à l’inverse, a proliféré dans l’imaginaire occidental :

celle d’un enfant que, pour sa beauté, Jupiter transformé en aigle emporta sur l’Olympe.

Ganymèdes est une tentative de comprendre comment et pourquoi cette image s’est imposée, en lieu et place d’images réelles.

C’est une tentative de déjouer sa puissance en retrouvant ces images autres, en leur rendant leur place.

C’est une tentative de regarder l’aigle dans les yeux. Ou le soleil, peut-être. »

Vanasay Khamphommala

 

8 octobre 2026/par D'après dossier de presse et site de la structure
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