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Ted Huffman, le nouveau directeur du Festival d’Aix, veut « raconter de nouvelles histoires »

À la une, Aix en provence, Paris
Ted Huffman photo Joël Saget
Ted Huffman photo Joël Saget

photo AFP Joël Saget

À 11 ans, il jouait dans « huit spectacles par semaine » à Broadway: l’Américain Ted Huffman, nouveau directeur général du Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, ambitionne de « redéfinir » l’opéra comme « lieu où se racontent de nouvelles histoires » pour attirer des publics nouveaux.

Le metteur en scène de 48 ans vient de prendre les rênes du prestigieux rendez-vous, considéré comme un laboratoire pour la création lyrique, succédant à Pierre Audi, décédé brutalement au printemps. Il connaît bien ce festival international pour y avoir présenté cinq productions depuis 2012.

« J’aime son ambiance incroyable » , « la liberté donnée aux artistes » et son « public qui veut des surprises », raconte-t-il à l’AFP, alors que s’achèvent les répétitions de sa mise en scène de Werther de Jules Massenet à l’Opéra-Comique. Cette production démarre lundi, avec Pene Pati dans le rôle-titre, sous la baguette de Raphaël Pichon.

Amoureux de la scène depuis son enfance, Ted Huffman a pour projet de « mettre en avant la création contemporaine, tout en équilibrant avec les grands artistes du répertoire ».

« Pour attirer un nouveau public vers l’opéra », il convient de le « redéfinir », « avec une esthétique théâtrale qui parle du présent » et qui « s’adresse aux jeunes publics », décrit-il. « À l’époque de Monteverdi (XVIe siècle) comme de Wagner (XIXe), l’opéra était l’endroit où on venait voir les nouveaux spectacles ».

Selon lui, la moitié des nouvelles créations lyriques devraient permettre de raconter « de nouvelles histoires ».

« Il faut donner la possibilité aux jeunes artistes d’explorer » ce genre, poursuit-il. Par exemple à travers davantage de mises en scène théâtrales de « haut niveau », utilisant toute forme d’art « inspirante » – arts plastiques, théâtre, danse. Ou bien en ayant recours à des formes plus légères, en terme d’effectifs, sur le plateau ou dans la fosse d’orchestre, suggère-t-il.

« nuances psychologiques »

« Beaucoup d’artistes travaillent déjà comme ça, mais je veux qu’Aix-en-Provence soit au centre de cette activité mondiale », dit-il, plaidant pour des billets « accessibles » aux jeunes.

Né à New-York, Ted Huffman apprend la musique avec sa baby-sitter « avant même de savoir lire les mots ». À cinq ans, il chante dans un chœur d’enfants, puis dans des chœurs d’église, découvrant ainsi Bach, Haendel, ou encore Benjamin Britten. Il devient soliste dans plusieurs spectacles et comédies musicales, à Broadway, au Metropolitan opera, au New York city opera.

Ses parents, avocat et professeure, écoutent plutôt de la country et de la folk. Son premier souvenir d’opéra remonte à ses 12 ans: il joue le jeune berger dans Tosca de Puccini, en version concert. « Il y avait un homme qui chantait super bien devant moi ». En se renseignant, il découvre que c’est un certain… Luciano Pavarotti.

Diplômé en sciences humaines à l’Université de Yale, il se dirige progressivement vers la mise en scène, se formant au Merola Opera program de San Francisco. Lauréat d’une bourse MacDowell, il part se faire connaître en Europe et, récompensé de plusieurs prix, travaille pour des maisons ou festivals de renom (Staatsoper de Berlin, Royal Opera Covent Garden, Glyndebourne Festival etc.).

Également librettiste, Ted Huffman a collaboré avec le compositeur britannique Philip Venables créant les opéras Denis & Katya (2019) sur le voyeurisme et internet ou encore We Are The Lucky Ones (2025) sur la génération du baby-boom.

Sur les plateaux, il aime laisser place à l’improvisation et préfère des mises en scène sobres. « Je ne suis pas un minimaliste, mais je cherche un engagement maximal avec le texte et le sens » de l’œuvre, explique-t-il, disant « se concentrer sur les nuances psychologiques ».

Au festival d’Aix-en-Provence, après The Story of Billy Budd, Sailor l’été dernier, il signera une mise en scène en 2027, programmée par Pierre Audi avant sa disparition, et ne s’interdit pas d’y participer à nouveau les éditions suivantes.

Alors que le festival, dans le rouge, a été sommé en 2024 de mettre en œuvre un plan de redressement financier, il assure que les budgets « doivent se stabiliser et on doit travailler d’une manière assez serrée ». « Mais cela ne va pas nous empêcher de créer des choses formidables ».

Karine Perret – AFP

13 janvier 2026/par AFP
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