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Sami Frey, amour éternel

À la une, A voir, Les critiques, Paris, Théâtre

Sami Frey photo Hélène Bamberger-Opale

Dix ans après avoir mis en scène Premier Amour de Samuel Beckett au Théâtre de l’Atelier, Sami Frey, 81 ans, y revient. Avec la même beauté dans le regard, la même présence incandescente sur scène, et une voix toujours aussi envoûtante.

Sami Frey ouvre une nouvelle fois la porte vers un grand texte qui lui colle à la peau, comme l’ont pu être dans sa carrière ceux de Perec ou de Pinter. Avec lui, la langue de Beckett s’éclaire. Il donne de la lumière et de l’esprit à l’écriture parfois déroutante du poète irlandais. Dans Premier Amour, Beckett parle à la première personne, c’est une rencontre entre un homme et une prostituée, Lulu, qu’il finit par appeler Anne.

Sami Frey ouvre donc une nouvelle fois la porte du rideau de fer du théâtre de l’Atelier, pour s’installer au plus près des spectateurs, sur deux bancs d’écolier. L’homme rumine, seul, dans sa chambre, loin du fracas de la vie urbaine. Un peu comme les spectateurs tous les soirs au théâtre, déconnectés de l’univers numérique, seuls face à un texte et à des acteurs. Et quand il s’agit de l’immense Sami Frey, on savoure chaque parole, chaque geste, chaque déplacement, chaque regard.

Le timbre de sa voix adouci les mots de Beckett, parfois crus. Cet homme déboussolé écrit à la craie son épitaphe. « Ci-gît qui y échappa tant / Qu’il n’en échappe que maintenant ». Sami Frey déroule le texte avec gourmandise, il rit lorsqu’il devient un peu grivois, son œil pétille. Il savoure d’être sur scène, pour porter une nouvelle fois encore ce voyage génial dans l’absurdité de Beckett. »L’amour, ça ne se commande pas » dit le personnage en conclusion. Le talent ça ne s’invente pas, Sami Frey offre une nouvelle fois le sien.

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr

Premier amour de Samuel Beckett
Avec Sami Frey Créateur lumière – Franck Thévenon
Production – Théâtre de l’Atelier, Paris
Durée: 1h15

Théâtre de l’Atelier
Du Mardi 29 janvier au dimanche 3 mars 2019
À 19 h, du mardi au samedi À 11h, le dimanche

8 février 2019/par Stéphane Capron
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