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Maguy Marin en cinq mouvements

Actu, Angers, Danse, Paris
Tim Douet

photo Tim Douet

Maguy Marin est à l’honneur de Chaillot – Théâtre national de la Danse, avec la présentation de trois de ses spectacles. L’iconique May B, Les Applaudissements ne se mangent pas et Singspiele. L’occasion de se plonger dans la riche carrière de la chorégraphe, en cinq mouvements. Elle inaugure aussi le premier Chaillot Expérience Iconiques, le 11 avril 2026, qui a vocation à être proposé chaque saison et souhaite rendre hommage à des artistes et à des œuvres qui ont marqué la scène chorégraphique de notre époque à travers des rencontres, des archives, des ateliers et des spectacles.

May B

Il est beaucoup question de May B dans le documentaire Maguy Marin : l’urgence d’agir. Et pour cause, ce ballet comme « une danse empêtrée, une logorrhée de mouvements » pour reprendre les mots de Maguy est un chef d’œuvre*. Il approche d’ailleurs des 800 représentations. Devant la caméra Maguy Marin évoque sa rencontre avec l’auteur Samuel Beckett dont les mots ont inspiré la chorégraphe. « Un homme grand et beau ». Qui dira à la jeune artiste de ne surtout pas respecter ses écrits. David Mambouch le réalisateur derrière la caméra devenu danseur raconte sa prise de rôle dans May B un jour pour palier à l’absence d’un interprète. Le fils de Maguy Marin a ainsi connu son baptême May B tout comme avant lui Lia Rodrigues ou Yoann Bourgeois.

Mudra

Maguy Marin, après un parcours en danse classique, entend parler par des acteurs du TNS à Strasbourg de Mudra et son enseignement à part. Mudra créé par Maurice Béjart à Bruxelles dont la chorégraphe dit que cette école a été pour elle une sorte de révolution. « Un modèle encore rare aujourd’hui ». Même si elle n’est pas dupe de ce corps triomphant que l’on voit chez Béjart à l’opposé de sa vision de créatrice.

New York Times

L’approche de Maguy Marin à la fin des années 70 puis au début des années 80 ne sera pas toujours comprise. Le public apprécie peu alors May B à sa création. Lorsque le Ballet de l’Opéra de Lyon lui passe commande en 1985 de Cendrillon, relecture du classique, elle ose ce grand saut. Le travail avec des masques est pour les danseurs lyonnais une épreuve. Mais le résultat est bluffant d’intelligence. Pour autant la consécration ne viendra pas de France mais des Etats-Unis. En tournée un an plus tard Outre Atlantique le Ballet de l’Opéra de Lyon fait les gros titres du New York Times sous la plume de Anna Kisselgoff. C’est la voix de la fameuse critique du quotidien de référence que l’on entend brièvement dans le film. La compagnie de Lyon et celle de Maguy Marin seront invitées par la suite aux Etats-Unis de façon régulière.

Insoumission

Maguy Marin parle d’insoumission, « de rester dans le champ social ». A propos de sa création Deux Mille Dix Sept, fraîchement reçue par le public et la presse, la chorégraphe se demande : « comment être clair sans sombrer dans le didactique? Cet écueil je suis n’est pas certaine de l’avoir évité ». Au-delà c’est sa force dans l’engagement qui force l’admiration. Comme lorsqu’elle crée Ramdam en banlieue lyonnaise, lieu ouvert aux autres, ou donne May B aux jeunes apprentis danseurs brésiliens de l ‘école libre de La Maré dirigée par son amie Lia Rodrigues.

Rire

La complicité évidente entre David Mambouch et Maguy Marin saute aux yeux. Il y a des rires dans ce beau documentaire, mais aussi des moments douloureux. Sont évoqués des souvenirs, la disparition de danseurs ou la violence de certains spectateurs – Au festival d’Avignon ou au moment de la création de Umwelt. Le plus beau tient dans ces regards entre Maguy et sa propre mère, ce fou rire lorsque Lia Rodrigues évoque son apprentissage de May B. Maguy se rappelle que Lia va se mettre du café sur la tête « comme une merde qui te coulait dessus » . Maguy Marin l’urgence d’agir se range dans les grands documentaires sur la danse aux côtés de Mister Gaga consacré à Ohad Naharin ou Les Rêves dansants : sur les pas de Pina Bausch. C’est un compliment.

Philippe Noisette – www.sceneweb.fr

10 avril 2026/par Philippe Noisette
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