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Les « Histoire(s) décoloniale(s) » intimes de Betty Tchomanga

Actu, Danse, Les interviews, Paris
Adélaïde Desseauve dans #Mulunesh de Betty Tchomanga
Adélaïde Desseauve dans #Mulunesh de Betty Tchomanga

Adélaïde Desseauve dans #Mulunesh / Photo Grégoire Perrier

La chorégraphe Betty Tchomanga a imaginé Histoire(s) Décoloniale(s), un projet qui retrace des destins liés à la colonisation en quatre portraits parlés et dansés, où les récits intimes font la grande Histoire. 

Comment vous est venue l’idée de ce projet ?

C’était une commande du Quartz, à Brest, quand Maïté Rivière était à la direction, qui allait de pair avec l’envie de partager mes réflexions aux plus jeunes générations. Je faisais des recherches au Bénin sur le vaudou, les rencontres que j’ai faites là-bas m’ont interrogée sur la manière dont on parle d’histoire et ce qui est écrit dans nos livres d’histoire. Dans le même temps, je menais des ateliers dans des collèges et j’ai discuté avec les enseignantes sur la difficulté d’amener les élèves dans les théâtres. L’idéal pour eux était que les propositions aillent jusqu’aux établissements scolaires.

Comment avez-vous abordé la création de spectacles dans des salles de classe ?

Les classes de quatrième étudient la traite transatlantique et les troisièmes ont un programme sur les décolonisations. Histoire(s) décoloniale(s) s’inscrit dans la continuité de leur programme scolaire. J’ai voulu m’emparer de la salle de classe comme un espace performatif, mais aussi travailler la forme spectaculaire. C’est un projet modulable qui n’est pas seulement joué dans les établissements scolaires et qui s’adapte aussi à des théâtres.

Histoire(s) décoloniale(s) se décline en plusieurs épisodes. Pourquoi ce format ?

J’ai alimenté mes réflexions de la lecture d’Apprendre à transgresser de l’autrice africaine-américaine Bell Hooks, qui explique notre tendance à séparer l’expérience et le savoir, la théorie de l’intime. Et elle propose de recréer des liens entre ces deux aspects. J’ai l’impression que c’est ce qui pêche dans notre rapport avec le passé colonial. Histoire(s) décoloniale(s) est une série chorégraphique de quatre portraits, pour l’instant, #Emma, #Dalila, #Folly et #Mulunesh, qui sont indépendant les uns des autres. Je voulais évoquer cette histoire à travers le parcours d’une personne, d’un corps. Chaque épisode parle de certains pans de l’histoire d’un pays dont la plupart ont un passé colonial partagé avec la France.

Dans quelle mesure la danse est-elle présente dans ce projet ? 

Il y a de la danse dans tous les épisodes, mais pas que ! Mon entrée est physique, car je suis chorégraphe, mais j’ai pris comme point de départ les interprètes, leurs histoires et leurs corps. J’ai parfois fabriqué des danses ou des matières de danse à partir des entretiens et échanges que j’ai eus avec chaque interprète. Je leur ai aussi proposé d’éprouver des danses qui les constituaient, des danses de leurs enfances, qui habitent leurs mémoires. Pour certaines, elles n’apparaissent pas du tout dans la pièce ; pour d’autres, elles ont constitué une matière première pour la création de la chorégraphie. Avec Folly, qui est danseur percussionniste et chanteur béninois, par exemple, j’avais envie de travailler sur les danses présentes dans son corps, qui sont issues des danses dites traditionnelles ou rituelles en lien avec la spiritualité vodun, car il y a beaucoup de récits contenus dans ces danses elles-mêmes.

Propos recueillis par Belinda Mathieu (en mai 2024) – www.sceneweb.fr

Histoire(s) décoloniale(s) #Portraits croisés
Mise en scène, chorégraphie et textes Betty Tchomanga
Collaboration artistique et interprétation Emma Tricard, Folly Romain Azaman, Dalila Khatir, Adélaïde Desseauve aka Mulunesh
Création lumière Eduardo Abdala
Création sonore Stéphane Monteiro
Scénographie et accessoires Eduardo Abdala, Betty Tchomanga en collaboration avec Vincent Blouch
Construction Émilie Godreuil
Costumes Marino Marchand, en collaboration avec Betty Tchomanga, Théodore Agbotonou (costume Folly), Mariette Niquet-Rioux (masque Mulunesh)
Régie générale Stéphane Monteiro
Régie lumière Eduardo Abdala, en alternance avec Tatiana Carret
Régie son Stéphane Monteiro, en alternance avec Yann Penaud
Stagiaire assistante à la mise en scène Ariane Chapelet

Production GANG
Coproduction Le Quartz – Scène nationale de Brest, Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, Le Gymnase CDCN de Roubaix, Le Triangle Cité de la danse de Rennes, Danse à tous les étages – CDCN itinérant en Bretagne, La Maison danse CDCN d’Uzès Gard Occitanie, CCAM – Scène nationale de Vandoeuvre, Théâtre de la Bastille
Soutien Le Mac Orlan (Brest), Passerelle – Centre d’art contemporain (Brest), Collège Saint-Pol- Roux (Brest), CND (Pantin), Programme européen Choreography Connects
Avec le soutien financier de la DRAC Bretagne (compagnie conventionnée par le Ministère de la Culture), de la Région Bretagne et de la Ville de Brest

Durée : 2h30

Théâtre de la Bastille, Paris
du 2 au 11 février 2026

29 mai 2024/par Belinda Mathieu
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