Le nouveau maire divers droite d’Avignon, Olivier Galzi, a estimé mardi sur France Inter que le drapeau palestinien n’avait pas sa place lors du festival de théâtre, estimant que la culture devait « rassembler » et non « diviser ».
« Le festival n’est pas là pour sortir le drapeau palestinien », a jugé sur France Inter l’ex-journaliste, regrettant que lors de l’édition de 2025 du festival, une des plus célèbres manifestations de théâtre au monde, les références à la défense de la cause palestinienne aient été trop présentes.
« J’ai été un peu choqué l’été dernier par une utilisation qui a pu être faite pour évoquer notamment de manière un petit peu trop poussée la question palestinienne », a-t-il déclaré.
« Il y a parfois à l’occasion du festival des voix qui s’expriment et des drapeaux qui sortent. La culture est quelque chose qui doit rassembler et ne doit pas diviser », a-t-il ajouté, précisant que « quand vous mettez cette question (de la cause palestinienne, NDLR) sur le devant de la scène, ça crée de la division ».
En 2025, année où la langue arabe était à l’honneur, le festival avait été marqué par plusieurs actions de militants de la défense de la cause palestinienne.
Une tribune intitulée « Nouvelle déclaration d’Avignon » avait été signée par plus d’une centaine d’artistes du monde théâtral et publiée dans Télérama en juillet pour dénoncer « le massacre de masse en cours ayant déjà tué un nombre effroyable d’enfants ».
« Nous dénonçons la politique destructrice de l’État d’Israël. Nous appelons à la reconnaissance de l’État palestinien, à l’application des sanctions prévues par le droit international, à la suspension de l’accord d’association UE-Israël, et à l’arrêt de la criminalisation des prises de parole et des associations soutenant la cause palestinienne », avaient plaidé ces acteurs de la culture dont le chorégraphe et danseur Radouan Mriziga, Olivier Py, ex-directeur du Festival d’Avignon (2013-2022) et actuel directeur du Théâtre du Châtelet à Paris, l’écrivain Édouard Louis ou encore l’actuel directeur du festival d’Avignon Tiago Rodrigues.
Ce dernier avait également été présent à la lecture de cet appel, sans toutefois prendre la parole, sur la place du Palais des Papes où plusieurs drapeaux palestiniens avaient été déployés.
Le budget du festival est d’environ 16 millions d’euros, parmi lesquels figurent quelque deux millions de subventions partagés environ à parts égales entre la ville et la métropole d’Avignon, dont Olivier Galzi est également à la tête.
Quarante-sept spectacles (près de 300 représentations), dont 30 créations, sont au menu de la 80e édition de ce grand rendez-vous du théâtre international qui se tiendra du 4 au 25 juillet et mettra à l’honneur la Corée du Sud.
© Agence France-Presse





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