Roland Petit en mars 2004 sur la scène du théâtre de Suresnes Jean Vilar à Suresnes photo AFP Jean AYISSI
15 ans après sa disparition, le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux lui consacre une soirée du mercredi 7 au mercredi 14 octobre au Grand Théâtre de Bordeaux réunira quatre partitions emblématiques : Carmen, L’Arlésienne, Thaïs et La Prisonnière et constitue une entrée au répertoire du ballet.
Roland Petit a créé plus d’une centaine de ballets. Formé à l’Opéra de Paris, il choisit très tôt le chemin de l’indépendance pour affirmer une vision plus personnelle de la danse, dans un dialogue constant avec la littérature et le théâtre. Décédé en 2011, le danseur et chorégraphe sera mis à l’honneur lors d’une soirée exceptionnelle qui marque les 15 ans de sa disparition.
Le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux a donné à deux reprises l’un des ballets emblématiques du célèbre chorégraphe, Notre-Dame de Paris (en 2019 et 2024), un spectacle qui a connu un grand succès et qui est désormais ancré au répertoire de la compagnie. Libre et frontale, Carmen avait connu un succès retentissant à Londres en 1949 avec Zizi Jeanmaire dans le rôle-titre inspiré du récit de Mérimée.
L’Arlésienne reprend la trame tragique de la nouvelle de Daudet dans un décor provençal à la Van Gogh, quand Thaïs et La Prisonnière offrent aux interprètes un terrain d’expression d’une rare exigence, puisant dans les personnages des romans d’Anatole France et de Marcel Proust.



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