L’Abbaye de Royaumont (Val-d’Oise) a choisi de placer sa saison culturelle 2026-2027 sous le signe de l’authenticité et de la présence humaine. Du 27 septembre 2026 au 13 juin 2027, la plus grande abbaye cistercienne d’Île-de-France accueillera plus de 120 artistes à travers une vingtaine de rendez-vous dominicaux mêlant musique classique, chant médiéval, danse contemporaine et dialogues transculturels.
La programmation s’ouvrira le 27 septembre 2026 avec une relecture incandescente du raï menée par Sofiane Saidi et le violoniste Théo Ceccaldi, aux côtés des lauréats de l’académie de la Fondation. Tout au long de l’année, le public découvrira des sommets baroques et sacrés — tel le Stabat Mater de Pergolèse et Vivaldi par l’ensemble Les Épopées en avril 2027 ou l’opéra Didon et Énée de Purcell par Les Surprises en décembre 2026 —, ainsi que des créations audacieuses comme Les Métamorphoses de Bastien David (mettant en scène un métallophone géant de 216 lames d’acier) et les performances chorégraphiques de Mackenzy Bergile.
Le Campus et le soutien à la création
Fondée en 1964 par Henry et Isabel Goüin, la Fondation Royaumont confirme son rôle de pépinière artistique. Près de la moitié des spectacles présentés cette saison ont bénéficié de résidences de longue durée au sein de l’abbaye (« La Fabrique Royaumont »). Parallèlement, le Campus d’été forme la jeune génération de talents à travers des sessions interdisciplinaires, tandis que l’action territoriale de la Fondation touche chaque année près de 9 000 jeunes de la région.
Le retour des sciences humaines et sociales
Marquant un pont intellectuel avec l’héritage du « Centre Royaumont pour une Science de l’Homme », la saison 2027 inaugure un cycle de débats et de rencontres sous la direction de l’historien Laurent Martin (Université Sorbonne Nouvelle). Ces rendez-vous interrogeront la liberté de pensée, la culture face à la prochaine élection présidentielle et l’impact de l’IA sur les apprentissages.
Rayonnement parisien et art de vivre
L’institution étend également ses activités à Paris au sein de la Bibliothèque musicale La Grange-Fleuret (BLGF) près du parc Monceau, proposant des concerts-rencontres intimistes les lundis. À Royaumont, à moins d’une heure de Paris, l’expérience se prolonge chaque dimanche par la visite libre du monument et de ses jardins remarquables (le cloître, le potager et le jardin des 9 carrés inspiré d’Hildegarde de Bingen), un brunch dominical et des échanges privilégiés avec les artistes.
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