Le Musée de l’Orangerie à Paris accueille la 9e édition de son cycle « Danse dans les Nymphéas » du 21 septembre 2026 au 14 juin 2027, un rendez-vous devenu incontournable qui fait dialoguer la création chorégraphique contemporaine avec les monumentaux chefs-d’œuvre de Claude Monet.
Imaginée par Isabelle Danto, cette nouvelle saison propose dix soirées et vingt représentations in situ. L’objectif : offrir aux spectateurs une expérience sensorielle inédite au plus près des toiles, faisant écho à l’ambition d’un musée du XXIe siècle ouvert à la transformation, à la transmission perpétuelle et à la démocratisation artistique.
Le coup d’envoi sera donné le 21 septembre 2026 par Myriam Gourfink avec Masse, un solo fondé sur les respirations du yoga et une extrême lenteur qu’elle transmet à la jeune danseuse France Cartigny sur des compositions de Kasper T. Toeplitz.
Le 5 octobre, l’Ensemble chorégraphique du CNSMDP interprétera Empty Moves d’Angelin Preljocaj, une pièce de 2004 inspirée par la performance vocale et iconoclaste de John Cage à Milan en 1977. Le 23 novembre, place à la pop-culture et à la nostalgie avec Zoé Lakhnati et Per Anders Kraudy Solli dans Where the Fuck Am I?, un collage de références allant de Michael Jackson à Fifi Brindacier. Le 14 décembre, Armin Hokmi présentera Bazm (Repertoire), explorant l’élan premier du corps avant sa fixation formelle.
Dialogue avec l’histoire et la nature
L’année 2027 débutera le 18 janvier avec Madeleine Fournier et Growing pieces, exploration de la mue intime inspirée du mythe des Héliades en duo avec le musicien Julien Desailly. Le 22 février, Aina Alegre dévoilera AURA, un solo en hommage aux pionnières de la danse moderne et à l’ésotérisme du tournant du XXe siècle. Le 8 mars, Suzanne Henry portera Elle brûle, un solo intense interrogeant la transmission des héritages corporels et la traversée de la douleur.
Le 5 avril, l’Ukraine sera à l’honneur avec Olga Dukhovna et Hopak, qui revisite le folklore cosaque dans un esprit de battle contemporaine. Le 24 mai, pour célébrer le centenaire de l’inauguration des Nymphéas au musée (mai 1927), la chorégraphe de renommée internationale Sharon Eyal signera une création exclusive pour les salles ovales, convoquant des corps vibrants et des transes habitées par la lumière.
Enfin, le cycle s’achèvera le 14 juin par une performance organique unissant la chorégraphe australienne Rosalind Crisp, le pianiste Frédéric Blondy et le percussionniste Edward Perraud dans The Cook, the Crook and the Crow.
Informations pratiques : Les représentations ont lieu les lundis à 19h et 20h30. Tarifs de 5 € à 12 €. Réservation recommandée sur le site du musée.



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