Sceneweb
  • À la une
  • Actu
  • Critiques
    • Coup de coeur
    • A voir
    • Moyen
    • Décevant
  • Interviews
  • Portraits
  • Disciplines
    • Théâtre
    • Danse
    • Opéra
    • Cirque
    • Jeune public
    • Théâtre musical
    • Marionnettes
    • Arts de la rue
    • Humour
  • Festivals
    • Tous les festivals
    • Festival d’Avignon
    • Notre Best OFF
  • Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Rechercher
  • Menu Menu

« How Romantic », pas si ironique

À la une, Danse, Festival d'Avignon, Genève, Gennevilliers, Le Havre, Tarbes, Toulouse
How Romantic de Katerina Andreou
How Romantic de Katerina Andreou

Photo Christophe Raynaud de Lage / Festival d’Avignon

Une heure de bal techno, quatorze danseuses et danseurs à cheval sur les années 1920, mode XXe et XXIe siècle. Avec How Romantic, Katerina Andreou poursuit son travail de chorégraphe teufeuse dans un spectacle où la contamination d’une énergie joyeuse porte en elle le risque de se consumer.

« Je travaille le son dès le début de mes spectacles. C’est pour moi un outil qui fait dramaturgie. D’abord, j’écoute beaucoup de musiques différentes, je ‘dig’, comme une DJ ; puis, j’expérimente avec la musique, je l’accélère, je la décélère », nous confiait Katerina Andreou, dont nous faisions le portrait il y a un peu moins de deux ans. En compagnie de Cristián Sotomayor, elle a encore concocté pour ce How Romantic une composition électro survitaminée et organique qui embarque ses quatorze danseurs et danseuses dans des chorégraphies venues de l’intérieur. Quatorze jeunes gens, belles et beaux, look glam d’aujourd’hui, pluralité de genres et d’origines, tous membres de la compagnie Carte Blanche de Bergen, en Norvège, commencent par venir un à un s’asseoir sur une longue et étroite plateforme constituée de praticables alignés qui occupe presque toute la largeur de la scène. Ils prennent place, discutent entre eux – on se demande ce qu’ils peuvent bien se dire à l’amorce de cette première – jusqu’à ce que, d’un coup de sifflet, se lance la musique. Électro, percussive, genre batucada techno, ça envoie. Petit à petit, chacun se laisse envahir, définit sa propre chorégraphie, sollicite le voisin, s’accorde avec lui, puis à trois, à quatre. Les corps tremblent, les poitrines tressaillent, les jambes s’agitent, les bras se balancent, les mouvements se répondent par deux, par trois. D’une main préventive, on fait attention de ne pas se gêner. Chacun semble improviser et s’harmoniser. Au bout de cette première partie menée tambour battant, une sorte de groupe se sera constitué, façon Radeau de la Méduse. Ses membres tirent tous plus ou moins dans le même sens, sans pour autant chercher l’unisson. On n’est pas chez Olivier Dubois, mais dans la liberté créative et jouissive de la teuf.

Pour constituer ce How Romantic, la chorégraphe grecque, qui travaille régulièrement en France, dit pourtant s’être inspirée des concours de danse des États-Unis de la Grande Dépression, rendus célèbres par le non moins fameux film de Sydney Pollack, On achève bien les chevaux. Toutefois, mêlé à l’esprit clubbing qui fait la marque de fabrique de l’artiste, ce spectacle d’une heure s’abreuve davantage de l’énergie que fait circuler la musique dans les corps qu’il ne paraît l’épuiser. Comment le son s’apprivoise, traverse, puis s’exprime dans des formes singulières et libres, mais aussi comment il conduit à s’unir avec l’autre. À la toute fin, les pulsations électro se retirent petit à petit pour laisser résonner comme une lointaine musique de bal, et les danseurs transforment la plateforme en un tremplin les propulsant vers la ligne d’arrivée. Entre union et compétition, entre singularité et complémentarité, How Romantic scinde également dans sa seconde partie le groupe en sept couples qui s’isolent dans des slows enlacés. Ainsi, circule dans tout le spectacle cette tension entre l’individu lancé dans sa course et le couple, le groupe, le lien à l’autre que fait naître la danse, avec pour horizon cette fusion des corps et des mouvements, des énergies, qui se passe de mots pour sceller les unions. Devant leur énergie, la diversité de leurs danses, on reste plutôt admiratifs et émerveillés. L’arrière-plan américain ne s’impose que tardivement, presque inutilement. C’est définitivement la fête qui l’emporte. How Romantic, on a envie d’y croire.

Eric Demey – www.sceneweb.fr

How Romantic
Concept et chorégraphie Katerina Andreou
Avec Iris Auguste, Ihsaan de Banya, Adrian Bartczak, Brecht Bovijn, Noam Eidelman Shatil, Mai Lisa Guinoo, Núria Guiu Sagarra, Ola Korniejenko, Nadege Kubwayo, Dawid Lorenc, Ole Martin Meland, Aslak Aune Nygård, Gaspard Schmitt, Olha Mykolayivna Stetsyuk
Assistant artistique Costas Kekis
Création sonore Cristián Sotomayor, Katerina Andreou
Lumière Yannick Fouassier
Costumes Indrani Balgobin
Direction de répétition de Carte Blanche Caroline Eckly
Direction artistique de Carte Blanche Annabelle Bonnéry

Production Carte Blanche – Compagnie nationale de danse de Norvège (Bergen)
Soutien pour le 80e Festival d’Avignon Ambassade Royale de Norvège

Durée : 1h

Festival d’Avignon, La FabricA
du 13 au 16 juillet 2026, à 11h

La Comédie de Genève (Suisse)
les 4 et 5 septembre

Le Parvis, Scène nationale de Tarbes
le 3 novembre

L’Escale, Tournefeuille, dans le cadre du NEUFNEUF Festival
le 5 novembre

Romaeuropa Festival (Italie)
les 7 et 8 novembre

Le Volcan, Scène nationale du Havre
le 13 novembre

T2G, Théâtre de Gennevilliers – CDN
du 19 au 21 novembre

15 juillet 2026/par Eric Demey
Partager cette publication
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur X
  • Partager sur WhatsApp
  • Partager sur LinkedIn
  • Partager par Mail
  • Lien vers Instagram
Vous aimerez peut-être aussi
Katerina Andreou Katerina Andreou, la danse pour survivre à la confusion du monde
En danseuse d’Alain Michard
L’IMPACT FESTIVAL à Grenoble
Bless this Mess de Katerina Andreou « Bless This Mess », ou jeter son corps dans la fête
Landscaping une installation vidéo d'Eszter Salamon photo Matthias Pollak « Landscaping », une installation vidéo d’Eszter Salamon
Rave to Lament de Katerina Andreou
MONUMENT 0.10: The Living Monument d’Eszter Salamon
Jacob Garet Mourn Baby Mourn de Katerina Andreou
0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à notre newsletter

Vérifiez votre boîte de réception ou vos indésirables afin de confirmer votre abonnement.

Dans le moteur de recherche, plus de 22 000 spectacles référencés

Search Search
© Sceneweb | Limbus Studio – création et maintenance de site WordPress
  • L’actualité du spectacle vivant
  • Qui sommes-nous ?
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité
  • Signaler un abus
  • Contact
  • Politique de cookies (UE)
Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut