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« Fiesta », les vertus de l’amitié dans un spectacle de proximité

À la une, Jeune public, Paris, Théâtre
Olivier Letellier et Fiona Chauvin montent Fiesta de Gwendoline Soublin

Photo Christophe Raynaud de Lage

Olivier Letellier et Fiona Chauvin fabriquent un théâtre de proximité à 360° à partir de la pièce contemporaine de Gwendoline Soublin. Un spectacle jeune public qui mélange les tonalités et brille par sa vitalité communicative. Fiesta célèbre l’amitié sur fond de peurs partagées dans un récit aussi drôle que tendre.

Olivier Letellier poursuit avec maestria sa mission nomade à la tête des Tréteaux de France, Centre dramatique national itinérant. Avec Fiesta, spectacle destiné à être joué en milieu scolaire, le metteur en scène, aguerri dans l’art du jeune public, atteint ici une acmé dans l’épure et la porosité de son geste, qu’il imagine ici en collaboration avec Fiona Chauvin. La pièce de Gwendoline Soublin n’y est pas pour rien dans cette réussite, pierre angulaire d’un spectacle qui lui rend grâce. Vive, drôle, espiègle et grave, elle a le mérite incontesté d’avoir été élue par les comités de lecture organisés par le Théâtre de la Ville dans des écoles primaires parisiennes. Un jury pas comme les autres qui place le choix des enfants au centre de l’attention. En 2023, deux textes ont remporté le suffrage de cette communauté de lecteurs mineurs, donnant lieu à leur représentation dans le cadre de la programmation Enfance & Jeunesse du Théâtre de la Ville : L’Arche part à huit heures de Ulrich Hub, une fable animale et philosophique hilarante sur fond de déluge annoncé présentée l’automne dernier, et Fiesta que l’on découvre maintenant au milieu d’une flopée d’enfants dont l’écoute et l’intérêt ne font aucun doute.

Dans un dispositif scénographique aussi léger qu’ingénieux qui place l’espace scénique au centre des regards, deux comédiennes glissent sans que l’on s’en aperçoive dans la fiction après avoir fait les présentations. Deux bancs en forme de croix avec, en leur centre, un sac à dos jaune posé là, quelques accessoires dedans, quatre chaises autour et le tour est joué… Le spectacle nous entraîne aux côtés d’une bande d’amis confrontés à une tempête gigantesque et dangereuse, d’une durée indéfinie, qui oblige la population à se cloîtrer dans ses appartements. Mais c’est bientôt l’anniversaire de Nono, et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit de ses dix ans. Et Nono a tout prévu pour organiser la fête du siècle. Tout prévu, sauf… cette météo apocalyptique qui emporte tout sur son passage et défie quiconque tenterait de mettre le nez dehors. Que faire alors ? Y aller ou ne pas y aller ? Les enfants fomentent toutes les hypothèses, complotent et débattent pour trancher ce dilemme.

Le texte de Gwendoline Soublin plonge au cœur des discussions d’enfants, mélange de légèreté et de profondeur, d’humour et de sérieux. Rythmé, il cultive cette dynamique propre aux échanges à brûle-pourpoint, où chacun met son grain de sel et donne de la voix pour exister dans le groupe. Sur fond de répliques rigolotes, d’imaginaire chenapan et de système D facétieux, l’autrice aborde en souterrain des sujets délicats et douloureux qui ne laissent pas indifférents : la crise climatique, le confinement, l’isolement, la peur de manquer et de mourir, le besoin d’être ensemble… Mais c’est toujours la vitalité qui l’emporte, la désobéissance aux parents, l’amitié qui prime, la solidarité qui paye et l’adversité qu’on renverse à coups d’idées saugrenues, d’enthousiasme communicatif et d’imagination salvatrice. L’ambiance festive du titre contamine les dialogues et l’énergie à l’œuvre dans le spectacle.

En jeans, hauts imprimés et baskets à paillettes, les deux comédiennes – en alternance – forment un duo au diapason, complices et virevoltantes, véritables girouettes montées sur ressorts. Toujours en mouvement, elles jouent à 360°, virtuoses de précision et de caméléonisme. Changeant de voix, vibrant de tout leur corps, elles insufflent à la représentation l’incarnation nécessaire pour visualiser tous les gamins de l’histoire et font de cette intrigue à suspense un tourbillon d’émotions. À l’image de ce vent violent qui vient perturber le quotidien des citadins et souffler son lot d’imprévus, elles forment un chœur féminin plein d’ardeur et entraînent le public dans une véritable tornade de vie collective impliquant sporadiquement la participation des enfants qui répondent présent, au taquet, embarqués et conquis assurément.

Marie Plantin – www.sceneweb.fr

Fiesta
Texte Gwendoline Soublin
Mise en scène Fiona Chauvin, Olivier Letellier
Avec, en alternance et en duo, Maëlle Agbodjan, Maud Bouchat, Fiona Chauvin, Luciana Costa-Piallat, Azénor Duverran-Lejas, Maya Lopez, Brice Magdinier
Scénographie Cerise Guyon
Création costumes Fiona Chauvin

Production Tréteaux de France, Centre dramatique national
Une création dans le cadre des TAP du Théâtre de la Ville
Accueil en résidence École Marcel Cachin – Champigny-sur-Marne CRR 93 Conservatoire à rayonnement régional – Aubervilliers

Le texte de Gwendoline Soublin est paru aux éditions Espace 34.

Durée : 50 minutes
À partir de 7 ans

Théâtre de la Ville-Paris
du 7 au 14 février 2026

Théâtre + Cinéma, Scène nationale Grand Narbonne
du 17 au 21 mars

Maison des Métallos, Paris
du 15 au 18 avril

Maison pour tous, Chevilly-Larue
le 17 mai

10 février 2026/par Marie Plantin
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