Sceneweb
  • À la une
  • Actu
  • Critiques
    • Coup de coeur
    • A voir
    • Moyen
    • Décevant
  • Interviews
  • Portraits
  • Disciplines
    • Théâtre
    • Danse
    • Opéra
    • Cirque
    • Jeune public
    • Théâtre musical
    • Marionnettes
    • Arts de la rue
    • Humour
  • Festivals
    • Tous les festivals
    • Festival d’Avignon
    • Notre Best OFF
  • Rechercher
  • Menu Menu

Le Don Juan intime de Guy Pierre Couleau

À la une, A voir, Festival d'Avignon, Les critiques, Paris, Strasbourg, Théâtre
Photo Laurent Schneegans

Photo Laurent Schneegans

Guy Pierre Couleau, directeur de la Comédie de l’Est de Colmar, livre une version intimiste de l’œuvre de Ödön von Horváth, avec trois comédiens. Une mise en scène simple et efficace.

Deux femmes clowns se démaquillent au centre du plateau et rangent leurs affaires dans une valise. La première scène du spectacle donne le ton de ce spectacle tout en sobriété avec juste quelques accessoires, des tables, des chaises, un rideau de fond de scène (dont la couleur change en fonction des actes) et trois comédiens. Nils Öhlund incarne Don Juan. Carolina Pecheny et Jessica Vedel, comédiennes caméléons, jouent les nombreux rôles féminins de la pièce ( trente-cinq personnages) avec une belle aisance.

La narration et le découpage de Guy Pierre Couleau permettent de ne pas se perdre dans la pièce de Ödön von Horváth qui raconte le parcours de ce soldat malade (la grippe espagnole), de retour de la guerre et qui traverse une Allemagne en reconstruction à la recherche de sa fiancée. Pour s’y retrouver dans la multitude de personnages, des petites indications sont projetées en fond de scène sur un flight case. On peut alors se concentrer sur la psychologie de Don Juan et sur ses doutes dans ce pays qui panse ses plaies. Un pays qui se relève douloureusement et tente de s’émanciper mais dont on sent qu’il va sombrer de nouveau dans le chaos. L’action se déroule au retour de 14/18 et Ödön von Horváth écrit la pièce en 1937. Tout cela est très bien ressenti sur le plateau.

La présence permanente de Nils Öhlund, observateur de toutes les scènes, renforce le côté prédateur de ce personnage complexe, tantôt détaché, tantôt rieur, tantôt manipulateur. Il attire, il repousse et détruit les femmes qu’il rencontre sur son passage au cours de ces 24 tableaux jusqu’à la scène finale magnifique dans une tempête de neige. Les deux comédiennes déversent des flocons sur Nils Öhlund, impassible, figé. La simplicité au théâtre est une valeur qui a encore du bon.

Stéphane CAPRON – www.sceneweb.fr

Don Juan revient de la guerre
d’ Ödön von Horváth
mise en scène Guy-Pierre Couleau
traduction Hélène Mauler & René Zahnd
éditeur et agent théâtral L’Arche
mise en scène, scénographie Guy Pierre Couleau
lumière Laurent Schneegans
assistant mise en scène Bruno Journée
avec
Nils Öhlund
Carolina Pecheny
Jessica Vedel
production Comédie De l’Est, Centre dramatique national d’Alsace
coréalisation Théâtre des Halles
la Comédie de l’Est est subventionnée par le ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Alsace, la ville de Colmar, le conseil régional d’Alsace et le conseil départemental du Haut-Rhin
Ce projet a obtenu la labellisation Centenaire de la Première Guerre mondiale
Durée: 1h20

Avignon Off 2015
Théâtre des Halles
du 4 au 26 juillet 2015
relâches les 7, 14 et 21
Au TAPS de Strasbourg du 1 au 4 décembre 2015
A Théâtre de l’Atalante à Paris du 11 au 23 décembre 2015 (sauf le 17)

11 décembre 2015/par Stéphane Capron
Partager cette publication
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur X
  • Partager sur WhatsApp
  • Partager sur LinkedIn
  • Partager par Mail
  • Lien vers Instagram
Vous aimerez peut-être aussi
L’anti revue de Jean-Michel Ribes
Figaro divorce en chantant !
Le Chemin des Dames de Bruno Jarrosson
Le pavé dans la Marne de Jean-Paul Farré
Fantastique Fantasio
Juan d’après Molière, Byron et d’autres par David Mambouch
Hiver de Zinnie Harris, mise en scène de Guy Pierre Couleau
Qui pour diriger la Comédie de Reims en 2019 ?
1 réponse
  1. banquo16
    banquo16 dit :
    3 décembre 2015 à 10 h 33 min

    Mise en scène, éclairages, sons, : époustouflants ! jeu de Carolina Pecheny ,Jessica Vedel très physique et varié pour interpréter les 35 femmes chacune différentes les une des autres ,Nils Öhlund n’est pas en reste même si par moment Don Juan me semblait, ce soir – là un peu…. » mécanique  » certes bien huilée, mais manquant un peu d’âme…,mais ceci n’est que subjectif, of course ,en tous cas une bonne et agréable soirée de théâtre

    Répondre

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans le moteur de recherche, plus de 22 000 spectacles référencés

© Sceneweb | Création site et Maintenance par Limbus Studio
  • L’actualité du spectacle vivant
  • Qui sommes-nous ?
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité
  • Signaler un abus
  • Contact
  • Politique de cookies (UE)
Faire défiler vers le haut