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Alexandra Tobelaim, metteuse en scène « en escales »

À la une, Théâtre, Thionville
Alexandra Tobelaim
Alexandra Tobelaim

Photo Mohamed Louridi (ML.O’Pix)

Le NEST – CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est est actuellement un CDN STF, Sans Théâtre Fixe. Son théâtre en bois a été démantelé en 2024, et un nouvel édifice verra le jour en 2029. En attendant, Alexandra Tobelaim, qui dirige le lieu depuis 2020, imagine des saisons « en escales », et continue son travail de création artistique, comme avec son dernier spectacle, Jour de fête, qui va se jouer dans des salles des fêtes. Interview avec une metteuse en scène qui doit se réinventer.

Est-ce que l’on est plus imaginative lorsque l’on dirige un CDN STF, Sans Théâtre Fixe ?

Alors ça, je ne sais pas si on est plus imaginative, mais on réfléchit différemment, en attendant d’avoir de nouveau un théâtre en 2029. Alors, comment continuer à faire du théâtre sans lieu fixe ? On s’est dit que cela nous permettait de partir à la rencontre d’habitants dans les villages de tout le Nord mosellan. À partir de Thionville, on rayonne partout jusqu’à la frontière du Luxembourg.

Cette absence de lieu vous pousse-t-elle à aller encore plus loin dans l’esprit de la décentralisation ?

Tout à fait, c’est exactement ça. Le désir était vraiment de ne pas recréer une salle, de ne pas récréer une boîte noire, mais d’imaginer d’autres formes avec les artistes. On a fait le choix que tous les spectacles qui se jouent « en escale » se jouent à Thionville et dans des lieux qui ne sont pas des théâtres. Ainsi, on touche un public qui ne vient jamais au théâtre, et ça, c’est incroyable.

Que vous dit ce nouveau public ?

Ils sont hyper contents et hyper fiers d’avoir un Centre Dramatique National qui vient dans leur village. Cette nouvelle vague de la décentralisation, on la vit au quotidien. En février, on est allé jouer pour la première fois à Bouzonville et, à la fin de la représentation, au moment du bord plateau, j’ai vraiment ressenti la ferveur du public. Ce sont de petites jauges, pas plus de 60 personnes, toutes heureuses d’avoir assisté à ce spectacle et d’avoir partagé ce moment ensemble. Ils nous ont dit la chance d’avoir un service public qui se déplace chez eux.

Que raconte Jour de fête ?

Cela raconte l’histoire d’un petit groupe de six personnes qui vivent dans un village et qui se réunissent dans leur salle des fêtes, ces salles qui accueillent tous les moments importants de nos vies. Mon idée était de rendre hommage à ce lieu, de traiter la question des anniversaires, des départs en retraite, des vœux du maire… Ce sont ces carrefours de vie que je souhaite célébrer. Les autrices et les auteurs (Mona El Yafi, Samuel Gallet, Magali Mougel, Karin Serres) sont partis de cette envie de se fêter. Brouillant les limites entre fiction et réalité, j’invite le public à un spectacle sous la forme d’une fête avec ses comédiens, entre musique, textes d’auteurs contemporains et photographies. Quand on se fête, il y a aussi l’idée de se projeter dans l’avenir, de rêver.

Quel peut être encore le pouvoir du théâtre dans un monde de fragilité économique, en particulier en Lorraine et dans votre bassin de Thionville, qui, depuis de nombreuses années, ont été touchés par la crise ?

Je crois toujours en cette force du théâtre et de l’art en général. Ici, en Lorraine, et partout. Je le ressens malgré les baisses budgétaires [la DRAC Grand-Est a notifié une baisse de 2 % du budget du NEST, qui s’ajoute à la baisse de 10% de la Région Grand-Est, NDLR], et encore plus avec ces spectacles « en escale ». J’ai envie que l’on parvienne à construire ensemble. C’est vraiment ce qui me tient le plus à cœur aujourd’hui. Ainsi, j’aimerais que Jour de fête ouvre un sas d’air pour se re-rêver, reprendre une possibilité d’action sur nos vies. Je suis convaincue que partager ensemble ces rêves d’avenir le temps d’un spectacle ouvre une brèche dans nos existences. On va continuer à inventer, à réfléchir différemment. On n’a pas de recette miracle, mais on va continuer à œuvrer sur le territoire parce que ce rapport au public est la clef de voûte de notre métier.

12 mai 2026/par Stéphane Capron
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