La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a affirmé ce dimanche sur franceinfo que le budget de son ministère pour 2027 se traduirait pour les structures du spectacle vivant public par « moins de crédits, au cas par cas », avec le souci de ne pas les rendre « vulnérables ».
« On est soumis à des contraintes très fortes, qui sont nouvelles », a déclaré la ministre sur franceinfo, alors que le Premier ministre a demandé jeudi un effort budgétaire global de 54 milliards d’euros. Mais elle s’engage à « travailler avec ceux qui sont impactés par ces budgets pour voir comment on peut faire pour ne pas casser la vie culturelle en France ».
Catherine Pégard prône des économies « au cas par cas ». « Je ne crois pas que le coup de rabot systématique où l’on dit « on supprime tant de crédits pour le spectacle vivant, tant de crédits pour le patrimoine », soit la bonne solution aujourd’hui ».
Sur la question de savoir si elle pouvait rassurer les acteurs du spectacle vivant, la ministre a admis qu’il y aurait « des crédits en moins, mais il y aura des crédits en moins au cas par cas qui (…) ne rendront pas vulnérables nos établissements, c’est ça mon but ».
La ministre a indiqué avoir « vu récemment les directeurs des grands théâtres parisiens, des opéras ». « On travaille ensemble pour voir ce qu’ils peuvent reporter », selon elle. « On peut différer certains investissements, (…) certains travaux », a-t-elle ajouté.
Catherine Pégard a dit vouloir « garder au maximum la production, parce que la production, c’est le tissu vital de nos théâtres, de nos télévisions ». « Moi je veux tout préserver », a-t-elle assuré.
Le spectacle vivant a été fragilisé ces dernières années par de multiples coupes budgétaires émanant de l’État ou des collectivités territoriales. Avant l’ouverture du Festival d’Avignon, début juillet, il avait été secoué par l’annonce du gel de subventions promises par l’État, avant que le gouvernement ne finisse par les débloquer.
Au Festival d’Avignon, l’intersyndicale du spectacle vivant avait annoncé une mobilisation nationale d’envergure en cette rentrée, avec un point d’orgue le 26 septembre. « Nous déposons un préavis de grève pour que celles et ceux qui peuvent faire grève puissent se mettre en grève. Pour les autres, nous avons plein de moyens d’action, comme l’occupation, la manifestation ou le tractage pour soutenir les camarades. On peut construire collectivement, malgré nos disparités, et c’est comme ça qu’à la fin, on les fera trembler », avait exprimé Maxime Séchaud, de la CGT Spectacle.




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