C’est avec une pièce de Marguerite Duras que le metteur en scène et cinéaste Arnaud Desplechin signe sa troisième collaboration avec la Comédie-Française, débutée avec Père de Strindberg et poursuivie avec Angels in America de Tony Kushner. L’autrice – qui était aussi cinéaste – le touche par son art du dialogue, et il choisit dans son œuvre théâtrale. La Musica deuxième, une partition où l’écriture alterne entre un langage du quotidien et une parole poétique.
La scène se déroule dans le hall d’un hôtel à Évreux, en fin de journée. Un homme et une femme s’y retrouvent juste après la prononciation de leur divorce. Il attend un coup de téléphone de sa compagne actuelle, elle s’apprête à rejoindre son nouveau conjoint qui vient la chercher en voiture. Eux qui ne se sont pas compris, qui se sont mal aimés, ne parviennent pas à rompre l’échange. La nuit venue, ils en oublient le temps, cherchant à se retrouver eux mêmes, à se venger peut-être.
Au sein d’un dispositif bifrontal, le plateau, long et étroit, est « comme un ruban, où le couple ne cesse de dérouler le souvenir de son amour défunt », dit Arnaud Desplechin. Il laissera s’exprimer le langage du corps, dans une danse d’envol ou le rêve d’une étreinte, pour révéler l’absolu de l’amour dans cette rencontre éphémère.
La Musica deuxième
de Marguerite Duras
mise en scène Arnaud Desplechin
Avec
Alexandre Pavloff
LuiAdeline d’Hermy
ElleScénographie : Rudy Sabounghi
Costumes : Caroline de Vivaise et Bernadette Villard
Lumière : Bertrand Couderc
Vidéo : Gabriele Smiriglia
Son : Dominique Bataille
Travail chorégraphique : Bruno Bouché
Assistanat à la mise en scène : Robin Ormond
Assistanat à la scénographie : Julien SoulierVieux-Colombier, Comédie-Française, Paris
Du 30 septembre au 11 novembre 2026




Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !