Puissance du jeu et pouvoir de l’imaginaire : deux jeunes domestiques projettent le meurtre de leur maîtresse dans un rituel où les rôles s’inversent. Jean Genet signe en 1947 un de ses chefs-d’œuvre, devenu un classique du répertoire moderne.
Les bonnes sont deux sœurs, Claire et Solange. Elles répètent le meurtre de leur maîtresse dans un rituel où la cadette joue Madame en se parant de ses robes, l’aînée la bonne. Elles sont parvenues à faire arrêter Monsieur, elles échafaudent désormais l’empoisonnement de leur maîtresse.
Genet précisait qu’il n’avait pas écrit un plaidoyer pour les domestiques. Il dresse néanmoins une critique de la bourgeoisie du XXe siècle et apporte un soin particulier à l’éloquence de celles qui n’ont habituellement pas droit à la parole.
Metteuse en scène reconnue de la scène européenne, directrice du Théâtre national de Catalogne, Carme Portaceli consacre son théâtre à de grandes figures féminines, d’Emma Bovary à Anna Karénine et Marie-Madeleine. Avec Les Bonnes, elle s’attache à la fracture sociale en jeu dans ce trio de jeunes femmes, entre la haine des bonnes et la condescendance de la maîtresse. À l’heure où les réseaux sociaux dominent l’image que l’on a et donne de soi, elle creuse les échos contemporains de cette cérémonie de la vengeance. Des jeux de miroirs démultiplient la tension entre désir et cruauté, la confusion entre rêve et réalité.
Les bonnes
Texte Jean Genet • Mise en scène Carme Portaceli • Avec la troupe de la Comédie-Française
Dramaturgie Ines Boza • Scénographie Paco Azorín • Costumes Silvia Delagneau • Lumières David Picazo • Musiques originales et son Jordi Collet • Travail chorégraphique Ferran Carvajal • Assistanat à la mise en scène Ruth Orthmann
Madame Anna Cervinka • Solange Élissa Alloula • Claire Edith Proust
Production Comédie-Française
Coréalisation Comédie-Française et Athénée Théâtre Louis-JouvetAthénée Théâtre Louis-Jouvet
du 17 septembre au 25 octobre 2026





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