Pour mettre à l’honneur cell·eux qui refusent d’être mis dans des cases, dès septembre, la Maison des Métallos affirme sa volonté de donner une place centrale aux récits féministes, queer et aux voix minorisées, avec notamment une lecture inédite de Kae Tempest (le 12 septembre), le tout premier seule-en-scène de la drag queen Mami Watta, qui reviendra sur son parcours dans Je vous salue Mami (du 15 au 24 septembre), ou encore avec le Caillasses Live (les 16 et 17 mars) de Joëlle Sambi, poétesse, slameuse et activiste LGBTQIA+.
Une attention sera aussi portée aux musicien·nes émergent·es pendant les mi-saisons : un automne aux couleurs de la pop française avec les concerts d’Alma Rechtman, Hot Bodies (les 22 et 23 octobre) et Thibaut (le 10 novembre), et un plongeon printanier dans les classiques québécois, portés par Safia Nolin, qui en livrera une version inédite.
Le théâtre ne sera bien sûr pas en reste, notamment dans ses formes les plus collectives, avec la première française de Darkness Picnic des Italiens de DOM-, coproduction du Festival d’Automne à Paris (du 5 au 8 novembre), ou encore avec FauWst, la nouvelle création du collectif rennais Bajour (du 17 au 26 novembre). Le public pourra retrouver le collectif À définir dans un futur proche qui proposera, à des artistes de tout horizon, une série de cartes blanches, seul·es ou à plusieurs (les 18 et 19 mars) et le collectif MazelFreten avec leur nouvelle composition : MEMENTO (les 23 et 24 avril).
Pluridisciplinaire par essence, cette nouvelle programmation convoque des artistes issu·es de domaines différents mais qui ont en commun de questionner la société et ses injonctions : c’est le cas de l’historienne et comédienne Hortense Belhôte qui s’associe à Gérald Kurdian pour Drive in Drama (du 8 au 16 janvier), de la musicienne et danseuse Baby Volcano qui compose une comédie musicale punk (du 13 au 15 janvier), de la marionnettiste Lucie Hanoy (du 3 au 6 février), de Bili Bellegarde, artiste du cabaret la Bouche (du 10 au 13 février), de l’autrice, comédienne et metteuse en scène Céline Champinot avec Le Mauvais Sort (du 8 au 12 décembre) et enfin du collectif Les Filles de Simone (du 31 mars au 2 avril).
En marge de l’élection présidentielle de 2027, la fin de saison sera d’humeur satirique. Du cabaret musical Le Birgitt Kabarett (du 1er au 3 avril) mis sur pied par Le Birgit Ensemble au festival Pour demain ! (du 6 au 10 avril), en passant par la dernière création de Marina Otero et Ibrahim Ibnou Goush, AYOUB (du 26 au 29 mai), la saison 2026-2027 fermera ses portes sur un dîner d’affaires burlesque, titré L’Omelette aux champignons (du 10 au 19 juin), inspiré des codes du théâtre et du boulevard, signé par le duo Claire Lapeyre-Mazérat et Mélanie Martinez-Llense.
La saison sera aussi rythmée par des rencontres et des débats concentrés sur la résistance féministe avec La Déferlante, et la mise en lumière d’auteur·ices indépendant·es par la libraire Libertalia. Le Nouvel Obs continuera d’explorer le thème délicat de la santé mentale (le 26 septembre), Libération offrira un espace de Confidences pour une troisième édition (17 octobre), et enfin Télérama célébrera la rentrée culturelle.



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