« Le temps passe, et bientôt il sera passé, néanmoins dans son perpétuel renouveau, le Temps d’Aimer la Danse planté en 1990 par Biarritz Culture et son Président Jakes Abeberry, s’est imposé et demeure à présent enraciné comme une évidence. Comme un besoin immuable, parce que l’instinct d’où le mouvement procède est l’expression d’un besoin vital dont la particularité est de pouvoir éclore et fructifier sous une variété de formes et de manifestations différentes. D’ailleurs mais ici, sous l’angle du plaisir, de l’évasion et de la découverte, sans se couper des réalités du monde, c’est précisément cette arborescence généreuse propre à la nature qui caractérise l’originalité et l’essence d’un festival aujourd’hui entretenu par les équipes horticoles du Centre Chorégraphique National.
Ainsi, à l’image de la plante se présentant comme graine, germe, racine, tige, feuilles, fleurs et fruits en des espèces botaniques innombrables, tant par la diversité des genres chorégraphiques, que par celle des partenaires et des lieux, cette édition s’affiche à nouveau riche en végétaux de toutes sortes, depuis les arbres à fruits les plus renommés jusqu’aux humbles fleurs parfumées dont on fait des bouquets. Tributaires du soleil auquel ils empruntent l’énergie nécessaire à leur croissance, tout sera mis en œuvre pour donner satisfaction aux spectateurs, que l’on espère nombreux. D’autant que par les temps qui courent une belle plante, ça fait toujours plaisir. Mais le temps passe, et bientôt il sera passé, car ce Temps d’Aimer la Danse de 36 saisons de hauteur est aussi mon dernier avant de passer l’arrosoir à Martin Harriague dont la main verte et les désirs ardents feront en sorte que la Danse demeure à Biarritz et partout ailleurs, pleine de sève et d’avenir végétal. En attendant, pour récolter, l’on sème, et ce Temps d’Aimer la Danse promet fruits et fleurs en abondance, et une belle moisson d’applaudissements. »
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