Peu après la quarantaine, se sachant atteint d’une maladie incurable, l’écrivain Roberto Bolaño engage une course de vitesse avec la mort. En cinq ans, des Détectives sauvages à 2666, il passe d’un anonymat quasi absolu à une célébrité mondiale. Depuis sa mort en 2003, l’énorme masse immergée de son travail se révèle peu à peu : romans inédits, notes critiques, essais, esquisses autobiographiques, conférences, poèmes qu’il accumule à chaque étape de sa vie, de son Chili natal (où il échappe de peu aux tortionnaires de Pinochet) et des nuits alcoolisées de l’avant-garde mexicaine jusqu’aux rivages désenchantés de la Catalogne où il est employé comme éboueur, groom ou gardien de nuit. Bolaño devient ainsi le nom d’une œuvre-vie, celle d’un aventurier de l’écriture pour qui l’art et l’existence avancent sur une même ligne de crête.
Une nuit, donc, dans un camping à moitié déserté, un écrivain d’avant-garde (est-il un client de passage ou le gardien lui-même ?) se remémore, encouragé par une femme mystérieuse et implacable, certains épisodes marquants de sa vie. Lecteur compulsif, fou de littérature, nous le suivrons entre rêve et réalité, le traquant tels des détectives amateurs, empruntant les voies de l’autofiction, rassemblant indices et preuves toutes plus fausses, toutes plus vraies. Un hommage à Bolaño, à ses textes et à ses prises de position.
Stella Maris
D’après des textes et interviews de Roberto Bolaño
Mise en scène et lumière : Georges Lavaudant
Avec : Eric Elmosnino et Mélodie Richard
Adaptation et dramaturgie : Daniel Loayza
Son : Jean-Louis Imbert
Costumes : Siegrid Petit-Imbert
Administratrice de production : Juliette Augy-BonnaudProduction : LG Théâtre
du 10 au 13 juin 2026
Théâtre d’O – Salle Paul Puaux
Printemps des Comédiens





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