Dans le cadre des négociations actuelles sur l’assurance chômage, le MEDEF souhaite relever le seuil d’heures nécessaires pour ouvrir les droits à l’intermittence, de 507 à 557 heures sur douze mois. La CGT Spectacle appelle tous·tes les professionnel·les du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma à se mettre en grève le 25 février 2026, date de la négociation sur l’assurance chômage.
L’État cherche à faire 400 millions d’économies par an sur l’assurance chômage. Le MEDEF entend exiger 50 heures de travail en plus par an, mettant directement en danger un quart des intermittent·es.
« L’ensemble des travailleur·euses intermittent·es du spectacle vit aujourd’hui dans un étau insoutenable : l’emploi est en berne dans le cinéma, l’audiovisuel, le spectacle vivant public. La protection sociale est très insuffisante, privant des milliers de salarié·es intermittent·es d’un accès à des arrêts maladie correctement indemnisés ou d’une couverture invalidité de qualité, faute d’un régime de prévoyance suffisamment fort », explique la CGT Spectacle dans son communiqué.
Ces négociations s’ajoutent à un contexte déjà tendu pour le spectacle vivant avec des coupes budgétaires de l’État et des collectivités locales qui menacent les emplois. « Ce sont les plus fragiles qui sont les plus directement menacé·es par le massacre du FONPEPS », précise le syndicat.
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