Sceneweb
  • À la une
  • Actu
  • Critiques
    • Coup de coeur
    • A voir
    • Moyen
    • Décevant
  • Interviews
  • Portraits
  • Disciplines
    • Théâtre
    • Danse
    • Opéra
    • Cirque
    • Jeune public
    • Théâtre musical
    • Marionnettes
    • Arts de la rue
    • Humour
  • Festivals
    • Tous les festivals
    • Festival d’Avignon
    • Notre Best OFF
  • Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Cliquez pour ouvrir le champ de recherche Rechercher
  • Menu Menu

Aux Ballets de Monte-Carlo, une Bayadère intime libérée de ses clichés exotiques

À la une, Paris
Juliette Klein et Romina Contreras du ballet de Monte-Carlo dans Ma Bayadere de Jean-Christophe Maillot photo AFP Valery Hache
Juliette Klein et Romina Contreras du ballet de Monte-Carlo dans Ma Bayadere de Jean-Christophe Maillot photo AFP Valery Hache

Juliette Klein et Romina Contreras photo AFP Valery Hache

Habitué à revisiter les monuments de la danse classique, Jean-Christophe Maillot, directeur des Ballets de Monte-Carlo, propose jusqu’à dimanche une Bayadère personnelle, libérée de son exotisme fantasmé cherchant à éviter un « karaoké chorégraphique où l’on redanse ce qui a déjà été fait 10.000 fois ».

Depuis plus de 30 ans à la tête de la compagnie créée en 1985 par la princesse Caroline, le chorégraphe de 65 ans avait déjà apposé sa patte mêlant inventivité, virtuosité classique et vocabulaire contemporain sur Roméo et Juliette (1996), Cendrillon (1999), La Belle (2001), LAC (2011), Casse-Noisette Compagnie (2013) ou encore Coppél-I.A. (2019).

En revanche, La Bayadère, créée en 1877 au Bolchoï de Saint-Petersbourg par Marius Petipa sur une musique de Léon Minkus et reliftée en 1992 à l’Opéra de Paris par Rudolf Noureev, l’a longtemps rebuté.

« Minkus est considéré comme un compositeur un peu pompier » , explique Jean-Christophe Maillot. « C’est le Claude François de la musique classique. Une musique qui intellectuellement ne me satisfaisait pas mais dont j’étais obligé de m’avouer que quand je l’écoutais, elle me faisait vibrer« .

Comme tous les danseurs de formation académique, il a grandi au son des variations de La Bayadère, souvent reprises par les pianistes des cours de danse. Et c’est justement ces séances quotidiennes à la barre et les dynamiques hiérarchiques au sein d’une compagnie de danse qui ont soufflé au chorégraphe la nouvelle trame du ballet.

La version originale raconte, dans une Inde fantasmée, les affres du guerrier Solor, tiraillé entre Gamzatti, la fille du Rajah, et Nikiya, une jeune danseuse chargée d’entretenir le feu sacré. Aux fiançailles de Solor et Gamzetti, Nikiya meurt piquée par un serpent mais grâce à l’opium, Solor la retrouve au royaume des ombres.

Dans Ma Bayadère, Jean-Christophe Maillot présente une troupe de danse répétant le ballet classique, dans le décor épuré d’un studio. La barre a pris la place du feu sacré. Le Rajah est un chorégraphe exigeant, Solo un danseur au firmament avec Gamza, l’étoile magistrale, mais attiré par Niki, la petite nouvelle prometteuse.

« mes danseurs, des Ferrari »

Délaissée, cette dernière meurt d’une chute – réminiscence de l’accident ayant mis un terme prématuré à la carrière de danseur du chorégraphe — mais toute la troupe retrouve harmonie et joie de la danse le temps d’un rêve.

L’exotisme ne fait qu’une brève apparition quand la troupe répète en costumes à l’opéra dans une mise en abyme saisissante où l’on voit à la fois la scène où les danseurs interprètent les variations de Petipa et les coulisses, où le reste de la troupe patiente en chuchotant.

« C’est vraiment un clin d’œil », explique Jean-Christophe Maillot, mais aussi une manière de montrer le côté suranné de l’ancienne version. « Si on balance aujourd’hui à un gamin de 17 ans La Bayadère originale, et qu’il voit ces filles en tutu, ces mecs avec ces petits collants très moulants qui marchent les pieds en dehors, j’ai du mal à croire qu’il puisse être connecté à ça ».

Pour lui, revisiter les classiques est donc une manière de leur redonner vie, mais aussi de proposer à ses danseurs de participer à une réelle création, sans se contenter d’une « espèce de karaoké chorégraphique où l’on redanse ce qui a déjà été fait 10.000 fois ».

C’est aussi une nécessité pratique pour les ballets de Monte-Carlo, qui comptent plus de 20 nationalités et des parcours très divers parmi la cinquantaine de danseurs.

Impossible de reproduire le défilé du royaume des ombres, passage mythique du répertoire classique, où 48 danseuses identiques s’avancent en file indienne, arabesque après arabesque. Si les ombres de Jean-Christophe Maillot apparaissent elles aussi dans un mouvement hypnotique, elles sont toutes singulières.

Mais le chorégraphe a gardé la virtuosité technique de la version de Petipa, encore renforcée par Noureev. Sauts, pirouettes et prouesses sur pointes, tout le monde s’en donne à coeur joie. « Le décors de studio de répétition libère le danseur de cette espèce d’énorme angoisse de rater telle ou telle figure, explique-t-il. Et mes danseurs, ce sont des Ferrari.»

Fanny Carrier © Agence France-Presse

1 janvier 2026/par AFP
Partager cette publication
  • Partager sur Facebook
  • Partager sur X
  • Partager sur WhatsApp
  • Partager sur LinkedIn
  • Partager par Mail
  • Lien vers Instagram
Vous aimerez peut-être aussi
Coppél-i.A. de Jean-Christophe Maillot
Ma Bayadère de Jean-Christophe Maillot « Ma Bayadère » de Jean-Christophe Maillot
Le grain de folie des Ballets de Monte-Carlo
Des créations de Sidi Larbi Cherkaoui et Jeroen Verbruggen pour les Ballets de Monte-Carlo
Vers un Pays sage et AUTODANCE par Les Ballets de Monte-Carlo
Olga Smirnova, invitée régulière des Ballets de Monte-Carlo en 2023
La semaine Russe des Ballets de Monte-Carlo au Théâtre des Champs-Elysées
Le Songe de Jean-Christophe Maillot avec les ballets de l’Opéra de Monte-Carlo
0 réponses

Laisser un commentaire

Rejoindre la discussion?
N’hésitez pas à contribuer !

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Dans le moteur de recherche, plus de 22 000 spectacles référencés

Search Search
© Sceneweb | Création site et Maintenance WordPress par Limbus Studio
  • L’actualité du spectacle vivant
  • Qui sommes-nous ?
  • Newsletter
  • Politique de confidentialité
  • Signaler un abus
  • Contact
  • Politique de cookies (UE)
Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut Faire défiler vers le haut