
Prenez ce texte comme une partition musicale avec ces temps de suspens (silence), ces inflexions, virgules, points. Il est souvent arrivé à Samuel Beckett, metteur en scène de son texte, de demander à un acteur de transformer une virgule en point final.
Ce texte n’est pas une chronique villageoise, de même qu’En attendant Godot ne raconte pas la vie des clochards. Tout va se passer dans le noir. On entend les voix de fantômes qui hantent un pays désolé. La vie est un songe : la jeune fille et la mort ouvrent la pièce. À la fin, la jeune fille « doit être vieille comme le monde maintenant ». En une belle journée, le temps d’une vie a passé.
Nous nous arrêterons sur le texte et l’image sonore. Car comme dit Samuel Beckett : « Le reste, c’est de l’Ibsen. » Nous pourrions donner tous ensemble « l’illusion d’un cauchemar comique ». Jacques Nichet
Tous ceux qui tombent
spectacle sonore
de Samuel Beckett
traduction
Robert Pinget
mise en scène de Jacques Nichet
avec les voix de Pierre Baux, Jeanne Duquesne, Philippe Fretun, Camille Grandville, Michaël Lonsdale, Laurence Mayor, Mireille Mossé, Mouss, Dominique Pinon, Édith Scob et François Toumarkine
collaboration à la mise en scène Aurélia Guillet son Bernard Vallery et Aline Loustalot scénographie Philippe Marioge bruitages Bertrand Amiel
durée 1h
Théâtre de la Commune à Aubervilliers
les 21, 22, 23, 24, 27 et 28 mai 2013 à 20h



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