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Soir de Première avec Abdelwaheb Sefsaf

À la une, Sartrouville, Théâtre
Abdelwaheb Sefsaf
Abdelwaheb Sefsaf

Photo Christophe Péan

Abdelwaheb Sefsaf est auteur, metteur en scène, compositeur et interprète. Formé à l’École Supérieure d’Art Dramatique de Saint-Étienne, il collabore avec Daniel Benoin et Jacques Nichet. En 1999, il fonde le groupe de musique Dezoriental, qui connaît un succès international. En 2011, il crée avec Souad Sefsaf la compagnie Nomade In France, dédiée à un théâtre musical ouvert aux croisements. Directeur du Théâtre de Roanne de 2012 à 2014, il signe en 2014 son premier texte, Médina Mérika, primé au festival Momix. Depuis, il crée de nombreux spectacles, dont Si loin si proche et Ulysse de Taourirt. Directeur du Centre dramatique national de Sartrouville depuis 2023, il y développe des projets artistiques ambitieux, dont Kaldûn, Malik le Magnifik et Alif, créé cette semaine. 

Avez-vous le trac lors des soirs de première ?

Oui, j’ai le trac les soirs de première parce que j’écris des autofictions. Je n’ai pas le trac sur la forme, mais sur le fond, c’est– à dire que je me pose constamment la question de la pertinence, de l’intérêt de ce que je raconte. C’est une lutte constante avec ce sentiment de dévalorisation de moi-même – est-ce intéressant ce que je raconte, par exemple. J’ai le trac à cause de ça.

Comment passez-vous votre journée avant un soir de première ?

En général, avant un soir de première, c’est très besogneux. Je fais des italiennes, des allemandes. Je cours comme un dératé pour aller chercher des cadeaux de première que je n’ai pas pu acheter…

Avez-vous des habitudes avant d’entrer en scène ? Des superstitions ?

Non, je ne suis pas superstitieux. Je vois autour de moi mes collègues avoir des rituels et je trouve cela très laborieux parce que, bien souvent, un rituel s’ajoute à un autre tout le long des représentations et ça devient interminable. Alors, je n’ai pas de rituels.

Première fois où vous vous êtes dit « Je veux faire ce métier » ?

C’est à l’âge de 16 ans que je décide d’arrêter l’école. J’en parle à ma mère en lui disant que j’ai un groupe de musique et que je fais du théâtre au club de théâtre de l’école de Saint-Étienne. Je dessinais beaucoup et je dis à ma mère que je n’ai plus le temps d’aller à l’école, et ça va très mal se passer. Ce jour-là, je me rends compte que je tiens bon et que je vais faire ce métier.

Premier bide ?

Premier bide… Je n’ai jamais fait de bide, que des success stories. Non, je rigole… C’était dans une pièce de Marivaux à Chambéry. Le spectacle était vraiment lamentable et très mauvais.

Première ovation ?

J’ai eu une carrière dans la musique et, avec mon groupe Dezoriental, on a eu de très gros succès. Au théâtre, c’était dans une pièce mise en scène par Claude Brozzoni autour de textes de Mahmoud Darwich : Quand m’embrasseras-tu ?. Standing ovation chaque soir. C’est un spectacle qui a beaucoup tourné et, parfois, certains spectateurs me tombaient littéralement dans les bras en pleurs à la fin, en éprouvant un sentiment de trouble, comme s’ils tombaient dans les bras de Mahmoud Darwich. C’était très fort.

Premier fou rire ?

C’est idiot, vraiment très très idiot. Je suis encore élève à l’École de théâtre de Saint-Étienne et on m’a souvent utilisé comme figurant pour jouer des tas de petits rôles dans les spectacles produits par la Comédie de Saint-Étienne. Et là, je joue avec Natalie Royer qui a le premier rôle – et qui joue aussi dans Alif. À l’époque, on faisait des blagues de dernière – on n’en fait presque plus aujourd’hui. Je me souviens avoir été mis au courant que les techniciens avaient mis des pains (contrepoids au théâtre) dans les paniers de Natalie au lieu de biscuits, etc. Au moment de la scène, elle reste littéralement collée au sol, elle n’arrive pas à soulever les deux paniers. Je devais rentrer juste après elle et j’étais incapable de me retenir de rire devant cette scène.

Premières larmes en tant que spectateur ?

J’éprouve plutôt d’immenses émotions face à la beauté d’un spectacle de théâtre. C’est arrivé avec le spectacle de Peter Brook, La Tempête. Je n’avais jamais rien vu d’aussi beau.

Première mise à nu ?

C’est clairement au théâtre, avec l’écriture de la pièce Si loin si proche, premier volet de la trilogie Hexagone, une petite histoire de France. C’était mon premier récit autobiographique, et j’avais le trac de ma vie car c’était la première fois que je me mettais à nu.

Première fois sur scène avec une idole ?

Avec Bernard Lavilliers. Ce n’est pas du théâtre, mais de la chanson. J’ai aussi eu une carrière dans la chanson et on l’a accompagné sur un projet Universal. La rencontre est super et il nous propose une tournée avec Dezoriental. Il fait une première partie et, en fait, il ouvre son spectacle en deux – je ne connais pas d’autres d’artistes qui procèdent comme ça : au beau milieu de son concert, il dit « Maintenant, j’aimerais que vous applaudissiez mes invités ». Ensuite, on a fait trois chansons, et une avec lui. C’est un déroulage de tapis rouge comme je ne l’avais jamais vu et vécu. Et ensuite, dans une mise en scène de Jacques Nichet au Théâtre des 13 vents, à Montpellier, lorsque je rencontre Gabriel Monnet qui est aussi une idole.

Première interview ?

Oh là, c’est vieux, ça remonte au tout début de la compagnie, à la sortie de l’École de théâtre de Saint-Étienne. Je pense que c’était pour La Tribune du Progrès avec la compagnie Anonyme. C’était une écriture du plateau, ce n’était pas encore répandu à ce moment-là, et je crois que c’était ma première interview.

Premier coup de cœur ?

J’en ai eu plein, et j’ai déjà évoqué Peter Brook. Je vais donc parler d’un autre coup de cœur, énorme : Henri IV dans la mise en scène de Stuart Seide dans la Cour d’honneur, à Avignon. Je suis tombé à la renverse.

13 avril 2026/par L'équipe de sceneweb
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Abdelwaheb Sefsaf © Christophe Raynaud de Lage Malik le Magnifik d’Abdelwaheb Sefsaf
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