À quelques jours de la fin du Festival Off d’Avignon, les co-présidents de l’association AF&C, Laurent Domingos et Raymond Yana, aux côtés du directeur général Harold David, ont dévoilé mercredi les premiers chiffres clés de l’édition 2026.
Grâce à une coopération avec les prestataires de billetterie, AF&C a pu analyser les remontées statistiques réelles sur 52% du volume global des billets disponibles (soit plus de 1,37 million de billets). Elle estime un taux de remplissage moyen de 54% pour un chiffre d’affaires global de 22 millions d’euros.
1 812 spectacles se sont joués dans 141 lieux et 84 000 cartes Off ont été vendues au 21 juillet (+29 % par rapport à 2024). Le Festival Off s’impose comme un événement de proximité avec 41% des acheteurs provenant du grand quart sud-est (notamment des départements 13, 30, 69, 34, 38 et 83). La région Île-de-France représente 18% des acheteurs, dont 12 % issus de Paris intra-muros.
En matière de programmation, le théâtre domine largement l’offre (64%), suivi du jeune public (20%), le reste se partageant entre la danse, le cirque et la musique. 80% des spectacles ne bénéficient d’aucune subvention des collectivités territoriales, contre 78% l’année précédente. Ce qui fait dire à Raymond Yana, par ailleurs directeur artistique de l’Espace Alya, que le festival et le secteur culturel se trouvent à « la croisée des chemins ». Il a mis en garde contre l’asphyxie économique qui guette l’écosystème. « Moins de compagnies entraînant moins de théâtres, c’est, à terme, la diversité même de la création artistique qui est menacée à horizon cinq à dix ans. »


Que le gouvernement aide les théâtres et réduise les dépenses de nos ministres !
Il serait interessant de croiser ce chiffre d’affaire de billetterie avec le chiffre d’affaire des propriétaires de théâtres pour ce qui concerne la période du Festival !
Le théâtres, pour la plupart, font de la location. Pourquoi ne sont-ils pas plus impliqués dans la création ? Ou plus de co-réalisation ? Il faudrait développer un peu tout ça car le grand publique ne connaît pas toujours le fonctionnement financier de ce festival et du théâtre en général donc on lit un article qui ne dévoile qu’un petit bout de l’iceberg.