Tout ce que peut l’amour est un drame contemporain tiré d’une histoire vraie. Un récit contre l’oubli et l’invisibilisation qui ouvre grand les cœurs.
Chloé raconte la vie de sa fille, Soley. Elle avait trois mois quand on lui a diagnostiqué un cancer. Elle s’est battue, entourée de sa famille et des soignant.e.s jusqu’à ses onze mois. Chloé, sa maman, a mené ce combat avec elle et livre ici un témoignage poignant sur le monde du cancer et le deuil.
Comme le dit si bien Chloé : “A la fin, mon deuil est juste synonyme d’amour.”
La volonté de monter cette pièce est née d’un constat : le deuil périnatal est un sujet qui dérange. Et pourtant nous affirmons que Soley, malgré son jeune âge, a toute sa place sur une scène de théâtre. Le premier mouvement de la pièce est consacré au parcours de Soley à l’hôpital, le mouvement suivant à la vie de couple et de famille qui a précédé le diagnostic et le dernier au deuil de Chloë.
Pour retranscrire de manière visuelle la violence de leur parcours à l’hôpital et l’omniprésence du cancer, la scène, à cour et à jardin, est bordée de cordes, comme dans un ring de boxe. La comédienne principale, aussi boxeuse, boxe à des moments clés du récit pour défendre la vie de sa fille et sa mémoire.
La difficulté de ce récit nous oblige à trouver une juste distance avec le drame. Nous avons donc travaillé sur une forme où la théâtralité ressort à tous les instants. La figure de la mère, Chloë, est dédoublée : une comédienne joue la mère de Soley au moment des faits racontés et une autre, la narratrice, reprend le témoignage de Chloë et raconte la même histoire, mais avec du recul. Deux comédiennes jouent le choeur et passent constamment d’un rôle à l’autre. Cela nous permet de démontrer le caractère
innombrable et toujours changeant du personnel médical, qui constitue une armée dans le combat contre le cancer.
Des moments de joie ressortent grâce à l’univers musical pop codifié par Martial Briclot. La légèreté des arrangements sert de contrepoint à la noirceur du récit. En effet, c’est la joie que Soley a trouvée, dans ses trop courts moments de vie avec ses parents qui rejaillit avec force dans les souvenirs compilés par Chloë.
Tout ce que peut l’amour
Texte : Chloé Duperrin
Adaptation et mise en scène : Cécile Parichet
Avec : Sarah Eskenazi, Marine Manec’h, Romane Noulé, et en alternance : Yelu Bao et Cécile Parichet, et Alexi Ridgway et Julien Massetti
Musique : Martial Briclot
Avec le soutien de : Le centre Paris anim’ Montparnasse, le Centre Paris anim’ Curial, le théâtre Pixel
Les lundis et mardis du 2 mars au 5 mai à 19h et 21h en alternance au théâtre du Funambule Montmartre (53 rue des Saules, 75018 Paris)
(soit : 2 mars 19h ; 3 mars 21h ; 9 mars 21h ; 10 mars 19h ; 16 mars 19h ; 17 mars 21h ; 23 mars 21h ; 24 mars 19h ; 30 mars 19h ; 31 mars 21h ; 6 avril 21h ; 7 avril 19h ; 13 avril 19h ; 14 avril 21h ; 20 avril 21h ; 21 avril 19h ; 27 avril 19h ; 28 avril 21h ; 4 mai 21h ; 5 mai 19h)
Théâtre Pixel, Paris



Laisser un commentaire
Rejoindre la discussion?N’hésitez pas à contribuer !