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Le Samovar sous surveillance

Actu, Paris, Théâtre
Clowns au Samovar à Bagnolet
Clowns au Samovar à Bagnolet

photo Samovar

Le Samovar, théâtre-école de clown, a fait l’objet d’une enquête externe suite à des signalements de violences et de harcèlements. Le Conseil d’administration a conclu qu’aucune plainte ne justifiait d’action pénale ou civile, mais demande au directeur, Franck Dinet, d’« améliorer le dialogue et la confiance ». Les conclusions de l’enquête sont contestées par le collectif qui avait lancé l’alerte.

Depuis 35 ans, le Samovar est dédié à l’art clownesque et aux écritures burlesques. Une démarche portant sur les violences et harcèlements sexistes et sexuels (VHSS) a été initiée fin 2025, suivie d’une enquête menée par un cabinet d’avocats extérieur entre février et septembre 2026. Après analyse des signalements et entretiens contradictoires, le Conseil d’administration a conclu « qu’aucune des plaintes ne semble susceptible d’entraîner une quelconque action pénale ou civile (ni pour le Directeur, ni pour les autres personnes citées) ». Il a donc décidé de laisser son directeur, Franck Dinet, poursuivre ses activités.

Le collectif de victimes et témoins ayant participé à l’enquête estime « que la souffrance au travail, le stress post-traumatique et l’épuisement professionnel peuvent exister en dehors du seuil de l’infraction pénale ».

Dans son communiqué, le Conseil d’administration explique que « l’enquête a toutefois mis en lumière des témoignages faisant état de souffrances liées à des méthodes d’encadrement ou à des procédés pédagogiques mal vécus ». Des propos qui ont indigné le collectif de victimes.

Le CA a mis en place des mesures préventives pour améliorer le dialogue et la confiance, ainsi qu’une « politique globale de prévention des VHSSM (Violences et Harcèlements Sexistes, Sexuels et Moraux) pour garantir la sécurité et les conditions de travail ».

Le collectif de victimes et témoins considère que le CA cherche à étouffer l’affaire pour préserver la continuité de l’institution et « ne pas faire de vague » au détriment des personnes ayant témoigné. En conséquence, il rejette les conclusions du CA et « refuse que son silence serve à en valider les conclusions ».

12 octobre 2026/par D'après dossier de presse et site de la structure
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